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vendredi 12 juillet 2024

Un registre catholique fort particulier


Ce registre est identifié La desserte des Chinois, Montréal 1918[1]. Accessible[2] sur le site de BAnQ où il a été versé par le DEC ; il s’agit de la copie civile de ce registre, celle qui l’on doit consulter car elle a pu avoir été modifiée par le protonotaire du district de Montréal ou le DEC qui l’a indexée et en a déterminé les prénoms usuels. Noter que la copie religieuse de ce même registre n’est pas accessible en ligne.


Commentaires :


-       Ce registre compte quatre feuillets et un nombre réduit d’actes soit 22 numérotés de baptême [dont 2 «dangereusement malade» et un autre «in articulo mortis», 5 baptêmes faits sous condition d même que 5 ondoiements].

-       Le certificat d’authentication daté du 26 avril 1918 fait état que ce registre a été présenté par le Révérend Roméo Caillé de la desserte des Chinois de Montréal qui signe «desserv.».

-       Les deux premiers actes datés du 18 mars 1918 et les deux actes suivants sont antérieurs à la date du certificat d’authentication !

-       Contrairement à un registre d’une paroisse, d’un établissement ou d’un cimetière, la clientèle visée est dispersée.

-       Au verso de premier feuillet, on peut lire l’annotation manuscrite suivante :

«Naissance  Indexé par Mme N Bellavance» ; on ignore de quelle façon l’indexation a été effectuée et à quel endroit les résultats ont été placés.  

-       Des interrogations s’imposent : le Directeur de l’état civil (DEC) a-t-il indexé le contenu de ces actes, et dans l’affirmative, de quelle façon, lui qui met notamment l’accent à juste titre sur la date de naissance d’une personne ? Des démarches ont-elles été entreprises en vue de pallier à la pauvreté des informations de ces actes ? De la façon dont le DEC gère l’accès à son registre et garde pour lui sa façon de travailler, la réponse à ces interrogations sera connue dans 82 ans.

-       L’identification des personnes est fort incomplète ;  les éléments présents sont :  le nom de la personne, parfois son  adresse civique ou celui du lieu de l’événement, le lieu de la naissance est fort imprécis [«né en Chine»], et l’âge parfois approximatif [«âgé d’environ vingt-trois ans»].

-       Il y a lieu de noter l’absence d’informations généralement présentes dans de tels acte dans une copie civile ou religieuse, dont le nom des parents ou du conjoint, le cas échéant ; le lieu de naissance est imprécis, la plupart des actes de baptême ne font pas mention de parrain ou de marraine [seul le premier acte fait mention d’un parrain et d’une marraine et le second d’un parrain seulement] !

-       Notons également l’absence de mention de la présence d’un témoin autre à l’exception de «Sœur Sr. Pierre Claver, des Sœurs Missionnaires de l’Immaculée Conception.», et la mention de deux professions «barbier» et «buandier». En résulte des actes brefs, certains ne faisant que trois ou quatre lignes.

-       Outre le Révérend Roméo Caillé, un évêque auxiliaire de Montréal pour les deux premiers actes et un Sulpicien ont rédigé des actes.

-       Aucun examen de conformité n’a été effectué par le protonotaire.

-       Les registres des années 1919 et suivantes ne sont pas accessibles en ligne. Si l’on alloue une année à BAnQ pour assurer le traitement archivistique approprié après le dépôt de la copie civile, comment peut-on justifier le retard de plus de 4 ans à mettre en ligne les images de ces registres ? Noter que ce délai a augmenté ces dernières années. Gardienne de ces registres, il s’agit là d’une situation pour le moins incongrue et gênante pour cet organisme.

-       Le lieu des événements varie [«Académie Commerciale du Plateau» ; «Hôpital Chinois» ; l’adresse civique de baptisé ; «Hopital d’Urgence  Meurling», dans ce dernier cas, il s’agit plutôt d’un refuge].

-       Une comparaison de la tenue de ce registre avec celle du registre de la Mission chinoise de Québec pour les années 1930 fait ressortir l’énorme différence sur ce plan, ce dernier étant nettement plus conforme aux exigences de l’église catholique pour cet aspect.


Au net, un registre qui pose des défis importants et nouveaux pour son exploitation et la recherche. Et qui ajoute un brin de diversité à la réalité des registres catholiques trop souvent qualifiée d’uniforme. Pour qui s’intéresse à la notion de registre, à celles d’acte incomplet et d’indexation, le contenu de ce registre fournit de nombreuses pistes de réflexion intéressantes.


Note :

Ce billet sert de documentation à une présentation Powerpoint comprenant douze diapositives.

 

[Summary :

Some comments pertaining to the keeping of a catholic church record for the Chinese in Montréal, Québec.]


[1] Il ne faut pas se fier à la liste des fichiers de BAnQ qui annonce • 1918 (Pas de registre) !

[2] Curieusement, ce registre n’est pas accessible sur les sites Généalogie Québec et Ancestry.ca.

vendredi 13 août 2021

Trois défis parmi d’autres pour BAnQ

 

Par une décision du Conseil des ministres en date du 7 juillet 2021, madame Marie Grégoire est entrée en fonction le 9 août 2021 à titre de  présidente-directrice générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ) pour un mandat de trois ans.


Les défis qui concernent cette institution sont importants, nombreux et diversifiés.


Pour qui fait de la recherche en généalogie, ce mandat pourra être notamment évalué à l’aune des trois défis suivants :


- s’assurer que le dépôt  par le Directeur de l’état civil (DEC) de la copie civile des registres de l’état civil soit complet. Des images de ces actes et un index ont été ont confectionnés par le DEC. Le dépôt de cette copie du registre à chaque année n’inclue pas l’index notamment. Pour mémoire, l’estimation du nombre des actes concernés entre 1900 et 1920 est de 2 589 177 actes, une masse considérable d’informations relatives à une période importante de l’histoire du Québec ;


- réduire le délai de mise en ligne des images de cette copie civile des registres de l’état civil déposée par le Directeur de l’état civil (DEC) ; actuellement, ce délai est de trois ou même quatre années. Il devait être ramené à au plus une année, ce qui permettrait amplement d’assurer leur traitement archivistique avant leur mise en ligne ;


- s’allier à d’autres partenaires dans le but de convaincre l’Assemblée des évêques du Québec de rendre accessible le contenu de la copie religieuse des registres entre 1877 et 1920 [ou après100 ans] ; pour cette période, le nombre d’actes est estimé à 5 090 098. Il faut se rappeler que ces registres jusqu’en 1993 ont valeur juridique et que les différences entre les copies civile et religieuse sont nombreuses et, dans de nombreux cas, substantielles. L’église catholique a toujours prétendu avec raison qu’il s’agit là de documents religieux auxquels le pouvoir juridique reconnait une valeur juridique, mais il serait approprié de lui rappeler son devoir sinon son obligation d’agir en bon citoyen.


Ces défis présentent des caractéristiques intéressantes : ils concernent la source première en généalogie, sont documentés et peuvent même être chiffrés.


Un billet sera publié sur ce blogue en août 2024 pour faire état des résultats obtenus.



[Summary :

Three suggestions of challenges for BAnQ and the next three years.]


dimanche 25 novembre 2018

Un archivage incomplet à BAnQ


Après 100 ans, le Directeur de l’état civil (DEC) verse à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) la copie civile du registre de l’état civil. C’est notamment le cas pour les registres de l’état civil de 1900 à 1916[1] .
Une fois traités par BAnQ, les images sont mises en ligne dans la Collection numérique.

Commentaires :
-       Le texte de présentation de cette source est trop sommaire.
-       Ces registres couvrent tant les registres catholiques que les registres autres que catholiques.
-       Ils peuvent être consultés selon le lieu où a été rédigé l’acte, le district judiciaire ou par région.

-       Les images en couleur de ces registres sont de qualité remarquable sans compter qu’elles sont gratuites.
-       Il y a lieu de déplorer le fait que le Portail de BANQ soit très mal adapté pour la consultation en ligne d’images classées en ordre chronologique comme un registre de l’état civil.
-       Tel qu’indiqué dans le court mode d’emploi, il faut cliquer sur les rubriques de la partie gauche de l’écran : on obtiendra à droite l'affichage de l'en-tête des pages en format réduit. Pour afficher les pages en grand format, il faut cliquer sur les en-têtes des pages désirées. Cette façon de faire mérite d’être modifiée ; seule une partie congrue de l’écran sert alors pour afficher les images et le passage à une image en grand format est malaisé. En d’autres termes, pour qui veut consulter les images des actes d’une même année doit se résigner à une opération peu conviviale et fastidieuse.
-       Les actes des registres actuellement accessibles dans cette collection sont nombreux : entre 1900 et 1918, leur nombre est estimé[2] à 2 302 557 ; ils couvrent une période importante de l’histoire du Québec et marquée notamment par une émigration importante de la population vers les États-Unis.
-       À ne pas oublier : la consultation de cette copie civile des registres s’impose pour cette période. Elle a été numérisée récemment et elle inclue entre autres les annotations marginales que le DEC a pu y ajouter après 1994. À titre d’exemples, voir le billet publié le 23 juillet 2011 et relatives à certaines de ces annotations. De plus, les copies d’acte émises par le DEC pour les événements survenus entre 1900 et 1993 ont été effectuées à partir de cette seule copie civile du registre.
-       Malheureusement, le Portail de BAnQ ne fait pas état que ce dépôt est incomplet.
-       Pour sa gouverne, le DEC a indexé le contenu de tous les actes de l’état civil entre 1900 et 1993 sans compter ceux qu’il a dressés depuis 1994. En témoigne le fait que les actes ont été cochés en rouge dans la marge de ces registres pour indiquer que l’information été indexée.
-       Il tombe sous le sens qu’un extrait de cet index pour les années 1900 à 1918 devrait être accessible pour compléter le dépôt de ces registres. Et cette problématique s’accentuera à chaque année.
-       On ignore quelle raison explique cette situation. S’il s’agit de contraintes au plan informatique, il est difficile de croire qu’une solution valable ne puisse être  élaborée.
-       Pour un chercheur, le contenu des registres de l’état civil fonde la preuve documentaire en généalogie ; encore faut-il que ce contenu soit complet.




[Summary :
Some remarks about some online civil status records in Québec.]

[1] Les années de début et de fin varient selon les registres ; pour certains, il s’agit de 1901 et pour d’autres 1915.
[2] Ce chiffre est le total du nombre des naissances, des mariages et des décès pour ces années ; ils sont disponibles sur le site de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

dimanche 15 septembre 2013

Cette fracture qui perdure

Le 5 septembre 2013, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a dévoilé sa programmation culturelle 2013-2014. La consultation de ce lien permet d'apprécier la richesse et la diversité du contenu proposé. L'événement a été souligné d'une manière spéciale : animatrice vedette, présence d'invités pour l'occasion... la grosse affaire quoi.

Ne ressort pas au premier coup d'oeil le fait que cette programmation ne concerne que la Bibliothèque nationale et non les dix centres régionaux. Pour chacun de ces derniers, un dévoilement ultérieur et nettement plus discret sera fait et avec des moyens nettement plus réduits [voir ce lien qui en décrit brièvement certains].                                                                                       

Cette disparité criante de traitement n'est pas accidentelle; ce scénario se répète à quelques variantes près chaque année au début de l'automne. Nous y voyons là une illustration de la difficile intégration des volets bibliothèque et archives au sein de BAnQ. Au fil du temps et notamment au chapitre de la programmation culturelle, une fracture perdure entre ces deux univers de BAnQ. Placée cette année sous le thème «Création», l'occasion était pourtant belle d'expérimenter quelques activités de rapprochement; et personne n'osera croire que l'absence d'activités en généalogie ou en histoire de famille dans la programmation culturelle de la Bibliothèque nationale n'est pas que le seul fruit du hasard. 

De curieuse façon, cette situation nous fait quelque peu penser aux registres de l'état civil de certaines communautés religieuses où des femmes y font leur profession de foi à titre de «religieuse de choeur» ou de «religieuse converse». On aura beau dire avec raison que ces religieuses font partie de la même communauté, de fait et en pratique, elle appartiennent à deux univers fort différents. Une interrogation se pose : devra-t-on parler tantôt du concept d'«archives converses» ?
 

[Summary :
Some personnal remarks about the cultural programme of Bibliothèques et Archives nationales du Québec.]

jeudi 13 juin 2013

Les beaux dimanches à BAnQ

Depuis le 11 juin 2013, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a annoncé sur son Portail une modification des heures d'ouverture pour les centres régionaux de Montréal et de Québec. La fermeture pour le dimanche et le vendredi soir au centre régional de Montréal s'appliquera à compter du 16 juin 2013.
                               
Commentaires :
- à la lecture d'une telle annonce, une réaction spontanée est de dire que cela n'a pas de bon sens; dépasser cette première réaction est difficile
- l'information fournie par BAnQ dans le communiqué laconique est minimale et ne permet pas de replacer cette décision dans son contexte
- à l'évidence, les mesures annoncées s'inscrivent dans un ensemble de compressions plus vaste dont on ignore tout du quantum et des modalités
- dans le contexte actuel des finances publiques des états tant au Canada qu'aux États-Unis, une telle annonce ne surprend guère; le contraire aurait constitué une surprise de taille
- pour les chercheurs membres de la Société de généalogie de Québec (SGQ), cette annonce ne constitue pas une surprise, l'information ayant été communiquée lors de leur assemblée générale annuelle tenue le 15 mai dernier; de plus, une courte mention a été faite depuis sur le site Internet de la Société et un courriel a été transmis en vrac aux membres
- pour quiconque a déjà été mêlé de près un exercice de ce type, toutes les possibilités ne sont pas envisageables et des secteurs ou des activités sont en pratique intouchables
- des retombées de cette annonce sont passées sous silence :  pour la SGQ, une réduction du nombre d'heures d'ouverture et au cours de laquelle des activités de formation peuvent être tenues; cette situation est d'autant plus préoccupante que le coût du stationnement sur le campus de l'Université Laval est prohibitif
- quelques interrogations parmi d'autres peuvent être formulées :
- quels  sont les effets de ces compressions sur les activités de BAnQ ? et particulièrement sur ses activités et programmes de numérisation des données ? Cela est d'autant plus important à connaître que d'aucuns seraient portés à croire que l'accès en ligne à des informations compensera en partie la réduction du nombre d'heures d'ouverture de ces deux centres. Il y a lieu d'être clair là-dessus : il s'agit là d'un miroir aux alouettes. Il ne faut pas oublier que, bon an mal an, BAnQ reçoit davantage de documents et d'informations qu'elle n'en rend accessible en ligne sur son Portail; sans compter que l'on est toujours dans le noir sur l'état des lieux de la numérisation et de l'indexation de certaines données en cours [à titre d'exemples : les registres de l'état civil du district judiciaire de Montréal qui se font toujours attendre, et l'indexation toujours partielle de la Gazette officielle...]
- une interrogation encore plus lourde de sens : les coupures touchent-elles l'ensemble de BAnQ et, surtout, d'une manière «correcte» et équitable entre les volets bibliothèque et archives de cette institution ? Cette interrogation est d'autant plus pertinente que l'on a une vague impression au fil des ans que l'intégration du volet archives au sein de BAnQ a été réalisée un peu pas mal à son détriment
- une dernière interrogation : s'agit-il de la pointe d'un iceberg ? Pour notre part, nous ne serions pas vraiment surpris que d'autres annonces analogues soient faites ces prochaines années.
 

[Summary :
Some comments about a recent decision from BAnQ.]

mardi 26 juin 2012

Notre-Dame-de-la-Médaille-Miraculeuse

Sur le Portail de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), on peut notamment consulter les Registres de l'état civil du Québec des origines à 1911. Les registres de la paroisse mentionnée en titre couvrent présentement les années 1900 à 1908.                  

Le nom de cette paroisse nous a étonné et intrigué. La consultation du certificat du protonotaire à la page deux pour l'année 1900 nous apprend que le registre «...doit servir à l'enregistrement des Baptêmes, Mariages & Sépultures de la Communion Catholique Romaine de la dite paroisse de St. Etienne de New Carlisle...».
Le dictionnaire d'Honorius Magnan intitulé Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la province de Québec regroupe aux pages 350 et 351 l'information relative à cette paroisse sous l'appellation «Saint-Etienne-de-New Carlisle»; nulle mention n'y est faite de l'appellation «Notre-Dame-de-la-Médaille-Miraculeuse».
D'où origine alors ce nom ? Pour le chercheur internaute, l'appellation retenue par BAnQ sur son Portail est discutable. Il nous semblait que le dictionnaire Magnan était la «Bible» en cette matière et l'absence de mention de l'appellation Saint-Étienne-de-New-Carlisle est déplorable dans cette collection de registres qui, par ailleurs, est remarquable. Il s'agit là d'une copie civile des registres de l'état civil qui se doit d'être consultée pour les années disponibles. La qualité des images y est remarquable et de l'information inédite s'y retrouve parfois. Nous avions déjà fait part de commentaires sur ces registres dans des billets publiés sur ce blogue les 6 juillet 2009 et 17 février 2011.


[Summary :
Some notes about the name of a parish in Québec's church records.]

Ajout du 14 décembre 2012 :

Informée de la situation, BAnQ a réctifié sur son Portail l'appellation de cette paroisse pour Saint-Étienne-de-New-Carlisle.

mardi 28 février 2012

Des éléments de réponse souhaités à de simples questions


Depuis la fin de janvier 2012, le site FamilySearch [davantage connu au Québec  comme le site des Mormons] a mis en ligne une autre base de données relative au Québec.

La liste de ces bases de données est présentement la suivante :
-  Quebec Births and Baptisms, 1662-1898
-  Quebec Census, 1861
-  Quebec Notarial Records, 1800-1900
-  Quebec, Catholic Parish Registers, 1621-1900
-  Quebec, Quebec Judicial District, Guardianships, 1639-1930.

Ces cinq bases sont annoncées et présentées uniquement en anglais et ce malgré le fait que l'information contenue dans trois d'entre elles provient de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) [anciennement Archives nationales du Québec] !   

Dans un billet publié le 3 novembre 2008 et intitulé La transformation du site FamilySearch, nous écrivions notamment : 
«...la version française de ce site pourtant déjà annoncée se fait toujours attendre...».
Dans ce contexte, les interrogations suivantes peuvent être formulées :
comment expliquer cette situation ?
quelles raisons peuvent être mises de l'avant pour la justifier ?


Du côté des Mormons
L'Église des Saints des derniers jours [Church of Jesus Christ of Latter-day Saints] ne peut plaider l'ignorance de la réalité du français au Québec. Elle y est présente depuis longtemps par l'entremise notamment d'un réseau de centres d'histoire familiale. Elle a également collaboré durant de nombreuses années avec BAnQ dans divers projets de numérisation des actes de l'état civil.

Du coté de BAnQ
Gardienne entre autres choses des informations relatives à l'état civil, nous osons croire que la mise en ligne d'une partie d'entre elles a été réalisée après entente signée entre les parties. Si ces ententes comportent des clauses relatives à la langue française, il y a lieu de mettre le poing sur la table et d'exiger que les Mormons s'y conforment. En l'absence de telles clauses [ce qui serait pour le moins étonnant sinon désolant], il faudra exiger, avant d'en signer de nouvelles, que les Mormons présentent en français les bases de données déjà en ligne. Une telle façon de faire permettrait d'éviter une situation aberrante où un de ses employés doit expliquer à un citoyen que l'information qui l'intéresse peut être consultée en ligne sur un site qui la présente en anglais seulement.


Par ailleurs, rien n'interdit à la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG) d'intervenir dès à présent auprès des Mormons et de BAnQ pour faire connaître son point de vue sur cette question. Si une certaine frilosité l'en empêche, elle pourra profiter de la tenue de son congrès annuel, dans quelques semaines, pour s'enquérir auprès des responsables de ses sociétés membres de leurs commentaires sur ce dossier. Elle sera alors justifiée d'intervenir auprès de ces organismes sur la base des réponses reçues.  

Est-il trop téméraire d'espérer que les organismes concernés daigneront fournir des éléments de réponse aux interrogations contenues dans ce billet ? Quoi qu'il en soit, ces derniers ont intérêt de «se lever de bonne heure» pour justifier la situation actuelle et surtout me convaincre de la laisser perdurer. 


[Summary :
Some interrogations about some databases on FamilySearch website.]

jeudi 17 février 2011

Les registres de l'état civil du Québec de 1900 à 1909 (bis)

Ce sujet a déjà traité dans un billet daté du 6 juillet 2009 sous le titre Les registres de l'état civil du Québec de 1900 à 1907.

Nous voulons ajouter d'autres commentaires à ceux formulés alors et ce à la suite de la consultation de plusieurs de ces registres :

- le titre sur le Portail de BAnQ a été modifié pour : Registres de l'état civil du Québec des origines à 1909 voulant ainsi refléter les ajouts faits à la suite du dépôt de certains registres par le Directeur de l'état civil. Par ailleurs, de quelle façon un internaute peut-il connaître les ajouts et les registres disponibles pour une paroisse sans être obligé de vérifier pour chacune des paroisses ? Un tableau faisant état des registres accessibles en ligne serait grandement apprécié
- le classement de certains registres est particulier et pas toujours très heureux; à titre d'exemple : un registre commençant par hôpital ou hospice pour nom de paroisse
- le nom retenu pour certaines paroisses est étonnant; de fait, quels sont les critères utilisés pour ce faire ? Parfois, il est difficile de s'y retrouver. À titre d'exemples, voici une liste de noms de paroisse et la description que l'on retrouve dans le certificat d'authentification du protonotaire :

Sainte Élisabeth-de-Hongrie [Sainte-Élizabeth de Warwick]
Saint-George Protestant Congregation [St George de Drummondville]
St-Georges Anglican Church [Église d'Angleterre pour le district de Rimouski]
Immaculée-Conception de Bellerive (Beauharnois) [Notre-Dame de Bellerive, Salaberry de Valleyfield]
Savages Mills Anglican Church, Savages Mills, North Shefford [North Shefford (Church of England)]
Soeurs Grises, Châteauguay [actes de Sépultures des Soeurs Religieuses de la charité de l'Hôpital Général de Montréal, qui se firent dans le nouveau cimetière situé dans l'Ile St Bernard dans la paroisse de Châteauguay communément appelée Ile des Soeurs]
...
- un cas particulier ; quelques registres [Drummondville, Trois-Rivières] ont été décrits comme des «Registres relatifs à l’enregistrement obligatoire des enfants non-baptisés»; l'appellation est pour le moins curieuse puisque, de fait, il s'agit de registres ouverts et tenus par des municipalités pour l'enregistrement des actes. Une illustration que ce titre est mal choisi : à Trois-Rivières, le seul acte de ce registre pour l'année 1903 fait notamment référence dans le texte que «Son baptême [de l'enfant ] a été administré environ quatre mois plus tard par un prêtre de la croyance religieuse orthodoxe» !
- il serait utile de pouvoir disposer à l'écran d'une adresse courriel spécifique pour signaler un problème avec les registres de cette collection
- l'espace à l'écran réservé pour le visionnement des images actes est toujours aussi restreint; cette importante lacune est à déplorer.

Par ailleurs, il faut rappeler la très belle qualité des images de ces registres. Cet aspect de ces registres est d'autant plus apprécié que les images des autres registres accessibles en ligne, soit celles sur le site des Mormons et celles de la Collection Drouin, ne se comparent nullement sur ce plan et n'ont de plus aucune chance d'être améliorées.


[Summary :
Some additional remarks on the digitization and on-lining of Québec’s civil records for 1900 to 1909.]

vendredi 14 janvier 2011

Un mélange des genres à BAnQ

Depuis les derniers jours, le Portail de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) fait état d'une annonce pour un atelier-conférence sur Les registres de l'état civil non catholiques.

On ne peut que se réjouir d'une telle initiative en raison à la fois de l'importance de ces registres pour la recherche et de leurs caractéristiques particulières et fort différentes des registres catholiques. Pour avoir déjà entendu Mme Estelle Brisson traiter avec à propos et nuances de ce sujet, les participants seront sûrement bien servis par son exposé.

L'aspect le plus étonnant de cette annonce tient à la présence d'une représentation d'une carte postale décrite comme une «Église presbytérienne, Drummondville, Québec, vers 1900. Fonds Laurette Cotnoir-Capponi». Pour quiconque connaît le moindrement Drummondville, cette carte postale représente plutôt l'église catholique Saint-Frédéric [de fait, la première] et son presbytère attenant.

Le 10 janvier dernier, nous avons avisé BAnQ de cette erreur en indiquant notamment qu'une vérification pouvait être effectuée «...sur le site du Musée McCord et en y effectuant une recherche sur Drummondville...» et où le résultat numéro 11 est identifié comme l'église Saint-Frédéric.

Comme dans toute organisation le moindrement importante, plusieurs personnes ont vraisemblablement apporté leur collaboration à la parution de cette annonce. Il faut présumer que des vérifications ont été effectuées, mais le texte de l'annonce sur le Portail est demeuré inchangé jusqu'ici.

Pour qui prend la peine d'utiliser le nouveau moteur de recherche multisources maintenant disponible sur ce Portail avec le toponyme «Drummondville» comme paramètre, on trouve, parmi les résultats [de fait, le 68e] de la rubrique «Collection numérique», une reproduction de cette carte postale.

Sur l'original, quelqu'un a corrigé à l'encre le mot «Presbytérienne» pour «Presbytère». Il faut croire que BAnQ s'est contenté de vérifier l'information à partir des seules indications du Fonds Laurette Cotnoir-Capponi; ce faisant, BAnQ a maintenu sa publicité avec une photographie qui n'a aucun rapport avec le sujet traité.

Des commentaires à formuler sur cet incident :
- la présence d'une information erronée sur un site constitue une possibilité que doit envisager un chercheur, même sur un site comme le Portail de BAnQ qui, en raison de sa mission même, se doit d'être un organisme phare en cette matière
- la réticence d'une organisation à rectifier une information une fois mise au courant d'une erreur est à la fois gênante [même si l'on peut toujours arguer la complexité de la structure] et inquiétante [de l'indifférence ? de la mauvaise volonté ? ....]
- sur un sujet particulier, une connaissance intime des lieux vaut bien l'avis d'un expert peu importe sa spécialité; dans plusieurs cas, la collaboration des deux s'avère riche sinon utile.

Cet incident déplorable ne doit pas faire oublier le rôle capital de BAnQ au plan des archives, ce dont cet organisme s'acquitte le plus souvent fort correctement.


[Summary :
About an erroneous publicity pertaining to a BAnQ's Workshop on Non-Catholic Registers of Civil Status.]

mercredi 22 juillet 2009

L'accès aux archives notariales du XXe siècle

Le 6 juillet 2009, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a signé avec la Chambre des notaires du Québec (CDN) une entente relative au sujet mentionné en titre.

Le communiqué émis à cette occasion est pour le moins laconique et ne renseigne guère sur les effets concrets de cette signature pour les chercheurs.

Heureusement, le 17 juillet dernier, BAnQ a diffusé un court avis aux chercheurs les informant des modalités qui présideront à la consultation de ces actes notariés.

Deux choses à retenir :
- les actes de plus de 80 ans [ou avant le 31 décembre 1929] seront accessibles
- durant une période de «transition» entre cette première date [1929] et 1940, l'accès aux actes, répertoires et index sera possible à l'exception des testaments et des contrats de mariage non publiés, le tout après la signature d'une entente de confidentialité.

Commentaires :

- le texte du communiqué du 6 juillet dernier traduit mal l'importante de cette entente pour l'avenir. Même si le nombre d'actes et de greffes couverts n'est pas connu, il s'agit là d'une masse considérable de documents qui deviendront progressivement accessibles, de quoi se réjouir
- la signature d'une telle entente est le fruit d'une démarche longue, ardue et qui se déroule loin des feux de la rampe. Cela explique peut-être que le site de la Chambre des notaires du Québec ne fasse pas curieusement mention de cette signature
- l'établissement de la limite de 80 ans est importante en ce qu'elle constitue un compromis intéressant entre les exigences de la confidentialité et celles relatives à l'accès à la consultation; de plus, il s'agit d'une balise simple qui facilitera sa gestion, et surtout mobile
- sur ce caractère mobile, un aspect étonne. En effet, l'application d'une année à l'autre de la limite de 80 ans fera en sorte que la durée de la période de «transition» fixée à 1940 sera réduite d'autant. Si tel est le cas, des explications seraient les bienvenues
- en dépit de la signature de cette entente et même avec toute la bonne volonté de BAnQ, l'accès à ces actes notariés n'est pas pour demain. Les palais de justice devront d'abord verser le contenu des greffes concernés et, par après, BAnQ devra mettre en état l'information. Bref, une opération en continu qui s'ajoute aux autres opérations de cet organisme.

Nos remerciements à Normand Charbonneau et Julie Fournier pour avoir porté le texte de cet avis à notre attention.


[Summary :
The access for notary's acts in Québec.]

lundi 6 juillet 2009

Les registres de l’état civil du Québec de 1900 à 1907

Depuis peu, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a mis en ligne les Registres de l'état civil du Québec des origines à 1907.

En dépit du titre de cette collection, il s’agit de la numérisation et de la diffusion des registres pour la période 1900 à 1907. Pour l’instant, la numérisation est encore en cours [il aurait été intéressant de connaître le pourcentage des registres couverts] et leur diffusion se fera selon un calendrier non précisé.

Commentaires :

- ces registres doublent ceux déjà disponibles dans la Collection Drouin pour la même période. Une telle situation permettra peut-être de remédier à certaines faiblesses de cette dernière Collection prenant la forme notamment de pages non numérisées ou d’images de moins bonne qualité
- même si cela n’est pas indiqué, il s’agit de la copie civile des registres pour cette période
- il faut souligner la qualité des images numérisées et le fait que les images des index sont bien identifiées, une information fort appréciée lors de la consultation
- la recherche est possible par paroisse, par district judicaire ou par région
- avec les images des registres déjà disponibles sur le site Ancestry.ca et celui des Mormons, le chercheur devra se familiariser avec une troisième façon de naviguer dans les images des registres; dans l’univers de l’Internet, peu de normes prévalent et la diversité a bien meilleur goût même si cela agace l’internaute
- la place occupée par les indications de navigation est importante, réduisant d’autant la partie de l’écran réservée au visionnement d’une image; cet aspect est irritant en raison de l’impossibilité d’afficher une image plein écran comme sur le site des Mormons
- d’une certaine façon, cette initiative de BAnQ met en relief la pauvreté de l’apport du Directeur de l’état civil au plan de l’exploitation et de la diffusion des archives, une situation à déplorer au regard de ce qui se fait ailleurs dans d’autres provinces du Canada
- à notre connaissance, cette initiative de BAnQ n’a pas été publicisée. Comme trouver cette collection sur le Portail de BAnQ relève de l’exploit, une publicité s’impose en raison du l’importance de cette collection même encore incomplète.


[Summary :

The digitization and on-lining of Québec’s civil records for 1900 to 1907.]

dimanche 21 juin 2009

Elle a quitté sans mot dire

Ce 21 juin 2009, la présidente-directrice générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), Mme Lise Bissonnette, quitte ses fonctions.

Plusieurs ont souligné avec raison la qualité de sa contribution dans le dossier de la Grande Bibliothèque. Par ailleurs et dans le cadre de ses fonctions, elle a eu à gérer et à mettre en œuvre la décision gouvernementale de réunir la Bibliothèque nationale et les Archives nationales du Québec. Force est de constater qu’elle a dû «faire avec».

Le 24 avril 2007, le premier message publié sur ce blogue portait sur «Le silence de BAnQ». Rédigé plus d’un an après la sanction de sa loi constitutive, nous formulions alors des interrogations sur «…la vision [de BAnQ] en ce qui concerne la généalogie et l’histoire de famille, et l’approche qu’elle privilégie pour ce créneau de son mandat».

Plus de deux ans plus tard, ces interrogations sont toujours actuelles et aucun élément de réponse n’a été fourni.

Il est à espérer que l’arrivée d’un nouveau président-directeur général permettra de mettre fin à ce silence.


[Summary :

On the vision, the priorities and the ressources of BAnQ.]

lundi 4 mai 2009

La Gazette officielle du Québec

Depuis peu, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) vient de mettre en ligne les images de la Gazette officielle du Québec 1869-1995.

Il s’agit du journal officiel du gouvernement du Québec qui, depuis le 16 janvier 1869, publie le texte des lois, règlements, décrets, avis dont la diffusion est requise pour leur entrée en vigueur.

Cette importante source présente des caractéristiques particulières :



- une masse considérable d’informations : des centaines de milliers de pages au contenu bilingue
- une couverture temporelle importante : de 1869 à 1995 soit 126 ans de l’histoire du Québec moderne; les numéros des années plus récentes de même que les index [gratuits] sont accessibles par abonnement à Publications Québec
- une grande diversité au plan du contenu; sur ce point, consulter la liste des rubriques disponibles dans le moteur de recherche
- un contenu riche particulièrement pour l’histoire de famille et même parfois au plan généalogique, notamment les changements de nom; souvent, le nom des personnes est associé à leur statut, leur occupation ou leur lieu de résidence. Dans d’autres cas, des indications sont fournies pour faire le lien avec d’autres informations du secteur judiciaire [le numéro du dossier de la Cour supérieure par exemple] ou de l’administration publique
- la plus grande qualité de cette collection tient à son indexation plein texte; présentement elle ne couvre que quelques années mais il est prévu d’étendre progressivement sa couverture à tous les numéros. Celui qui a déjà consulté les
volumes de cette collection a pu noter que les index fournis ne couvrent qu’une partie du contenu et la lecture des numéros est rébarbative en raison du libellé juridique de la plupart des textes
- l’organisation de la collection est similaire à cette adoptée pour les annuaires
Lovell.

S’il y a lieu de se réjouir de la mise en ligne de ces informations, on peut regretter que le texte de présentation de cette collection, beaucoup trop succinct, ne rend pas guère justice à la richesse de son contenu.

Pour mémoire, un article avait paru en 1993 qui faisait brièvement état de cette source : Marcel Fournier. Une source généalogique méconnue. Cap-aux-Diamants, numéro 34, été 1993, p. 67.


[Summary :

The online posting of the Gazette officielle du Québec (1869-1995), the Québec government’s official gazette.]

dimanche 21 décembre 2008

La Loi sur les archives a 25 ans

Aujourd’hui, le 21 décembre 2008, marque le vingt cinquième anniversaire de l’adoption de la Loi sur les archives. Pour souligner l’occasion, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ ) a eu l’heureuse idée d’émettre un bref communiqué.

Depuis 2006, BAnQ exerce notamment les attributions prévues par cette loi «…en matière de gestion, de conservation et de diffusion des archives gouvernementales, privées, judiciaires et civiles».

Le contexte des archives a beaucoup évolué depuis la sanction de cette loi et il aurait été de mise que l’Association des archivistes du Québec (AAQ) profite de cet anniversaire pour faire le point sur le cadre législatif qui balise concrètement la plupart des gestes posée par ses membres. La confection d’un «état des lieux» de ce milieu et des nombreux défis auxquels il est confronté aurait été utile puisque des décisions doivent et sont prises chaque jour sur quoi conserver, commet le faire et le mettre en valeur.

Pour les chercheurs qui s’intéressent à l’histoire de familles et en premier lieu les généalogistes, il s’agit là de problématiques importantes qui auraient intérêt à être davantage mises sur la place publique. La richesse et la qualité de nos recherches en dépendent.


[Summary :

About the 25th anniversary of the Archives Act in Québec.]

mardi 18 novembre 2008

Un constat brutal et un défi à relever

Récemment, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a mis en ligne son Rapport annuel 2007-2008.

La lecture d’un tel document n’est pas des plus captivantes même si la facture de ce dernier est réussie et agréable à l’œil.

La section qui porte sur les archives se trouve aux pages 58 à 63. À la page 61, on peut notamment y lire :

«En 2007-2008, les neuf centres d’archives de BAnQ (voir tableau 17) ont reçu 48 081 visites de chercheurs, ce qui constitue une diminution de fréquentation d’environ 10 % par rapport à l’an dernier.»


Commentaires :

- le constat est brutal : le public déserte les salles de consultation et à un rythme élevé;
- il est quelque peu étonnant que cette situation ne soit pas expliquée et, surtout, que l’on soit complètement muet sur les mesures qui seront envisagées ou mises en place pour y remédier;
- les personnes qui fréquentent ces salles de consultation s’y rendent pour la généalogie et l’histoire de famille; ces dernières son en droit de savoir ce qui les attend à ce chapitre;
- le tableau 17 [page 88] ne comporte qu’une seule donnée; à l’évidence, une façon de faire à éviter et à ne pas répéter.

[Summary :

Some thoughts on the 2007-2008 annual report of BAnQ.]

dimanche 29 juin 2008

Les portraits du photographe Gabriel Desmarais (Gaby)

Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) vient de faire l’acquisition d’une partie importante du fond d’archives du photographe Gabriel Desmarais (Gaby), soit ses portraits de personnalités québécoises.

700 de ces photographies sont déjà en ligne sur son Portail et des milliers d’autres suivront au cours des prochaines semaines.

Le communiqué émis souligne avec justesse que «Les œuvres de Gabriel Desmarais constituent un véritable bottin mondain du Québec de la fin des années 1940 à 1990.»

Un fonds à consulter pour le chercheur qui compte des personnalités parmi ses ancêtres. Pour les autres, une visite à faire pour revoir avec plaisir des «têtes qui ont fait la manchette».


[Summary :

An online gallery of portraits of Québec personalities from the Fonds of Photographer Gabriel Desmarais (Gaby).]

jeudi 22 mai 2008

Le Catalogue des bibliothèques du Québec

Mis en ligne depuis peu, ce Catalogue permet notamment de trouver facilement un document en interrogeant plusieurs catalogues de bibliothèques du Québec. Cette initiative de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) permet un accès élargi aux ressources documentaires disponibles.

Le moteur de recherche permet d’utiliser différents champs, des opérateurs booléens [Et, Ou, Sauf] et de paramétrer les résultats selon les termes employés.

À titre d’exemples et pour les champs «auteur» et «titre», 81 notices sont trouvées pour Cayouette, 20 pour Caillouette et 23 pour Caillouet.


[Summary :

An online unique catalogue for an extensive access to documentary ressources.]

jeudi 1 mai 2008

Un aide-mémoire utile sur les droits d’auteur

Tout chercheur se bute rapidement à la problématique du droit d’auteur au regard des documents ou des photographies qu’il consulte. Diverses questions se posent alors et notamment s’il a l’intention de publier une partie de sa recherche peu importe la forme.

Le Portail de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) permet de consulter en ligne un court document intitulé Application de la Loi sur le droit d’auteur pour les documents conservés aux Archives nationales du Québec.

Sa lecture, et notamment la consultation du tableau synthèse à la fin, permet d’apporter des réponses rapides à de telles interrogations particulièrement pour les photographies.

Nos remerciements à Sylvie Bédard et Martin Lavoie du Centre d’archives régional de Québec de BAnQ pour leur aide à retracer ce lien à l’intérieur de ce Portail.


[Summary :

An online document dealing with the application of copyrights in Québec’s National Archives.]

dimanche 20 avril 2008

Le tramway à Québec

Le Portail de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) permet de visualiser un certain nombre de Parcours thématiques.

Celui intitulé Le tramway à Québec 1897-1948 est particulièrement bien réussi et mérite d’être visionné par tout internaute qui s’intéresse à l’histoire de la ville de Québec. Il présente les tramways dans les rues de la ville dans la première moitié du XXe siècle. La présentation subdivisée en quartiers permet de découvrir les commerces et édifices publics anciens bordant le trajet emprunté par les tramways.


[Summary :

An online thematic journey dealing with the streetcar in Québec City.]

vendredi 11 avril 2008

Une liste des principales cartes utiles à la recherche pour la ville de Montréal

Un ajout récent au Portail de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) permet de connaître un inventaire des plans à grande échelle montrant les bâtiments de la ville de Montréal.

Une liste particulière des plans de Charles Goad et Underwriter’s Survey pour l’île de Montréal et une carte-index des plans d’utilisation du sol (1954-1990) et des plans d’assurance-incendie (1914-1972) de Montréal sont également accessibles.

La consultation de ces plans peut se faire en ligne pour certains d’entre eux et dans les locaux de BAnQ pour d’autres; enfin, d’autres sont conservés aux Archives de la ville de Montréal ou à Bibliothèque et Archives Canada (BAC).


[Summary :

An online list of useful maps for research on the city of Montréal.]