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jeudi 6 juillet 2017

Jean Baptiste qui ?

Les registres de la paroisse Notre-Dame de Québec pour le 10 septembre 1818 font état de l'acte de sépulture suivant : 

«S 446   J. Bte Barette 

Le dix septembre, mil huit cent dix huit, nous prêtre soussigné avons inhumé dans le cimetière des Picotés Jean Baptiste décédé avant hier accidentellement par suffocation comme il appert par le certificat du coronaire annexé à l'autre cahier, âgé de vingt trois ans, fils de Jean Marie Barette laboureur en la paroisse de Ste Anne et de Marie gravel. Présens Jean Bornais et Maurice Scott soussignés.
          Jean Bornais.
          M. Scott
              H. Hudon ptre». 

Un bel exemple où le patronyme de la personne n’est pas indiqué dans le texte de l’acte. Tel que mentionné dans l'acte, le certificat du coroner est annexé à la copie civile du registre.
 

[Summary :
The church record for the burying of a man in Québec, Québec.]

lundi 15 février 2016

Langis et non Beaumier

Les registres de la paroisse Sainte-Madeleine du Cap-de-la-Madeleine pour le 14 août 1902 font état de l'acte de sépulture suivant : 

«S 29   Clovis Beaumier Langis 

Le quatorze aout mil neuf cent deux nous prêtre soussigné avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Clovis décédé l'avant veille enfant de Ernest Langis et de Bibiane Beaumier de cette paroisse. Étaient présents François Pelletier et de Pierre? Beaumier qui a déclaré ne savoir signer lecture faite.
François Pelletier           D. Therrien ptre o.m.i.». 

Dans la marge, on peut lire l'annotation suivante :
«Le nom Beaumier à la marge effacé et remplacé par le nom Langis. bon O.T.». 

L'aspect étonnant de cette correction au registre tient au fait qu'elle concerne un acte de sépulture.
 

[Summary :
The church record for the burying of a man in Cap-de-la-Madeleine, Québec.]

dimanche 9 août 2015

Vraisemblablement Duvernay

Les registres de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Nicolet pour le 9 février 1740 font état de l'acte de baptême suivant : 

«B.1. 

Ce jourd'huy sept février mil sept cent quarante, ay baptisé Denis, né le jour et an que dessus de légitime mariage, fils de Joseph  x       et d'Elizabeth Foucault. Le parrain a été Bazile Lacharité et la marraine Marguerite Beauchemin, lesquels ont declarés ne scavoir signés de ce enquis
                    Cardin ptre». 

Dans la marge, on peut lire l'annotation suivante :
« x Vraisemblablement : Duvernay». 

Comme il s'agit d'un registre recopié, l'auteur de l'annotation est vraisemblablement le copiste.
 

[Summary :
The church record for the baptism of a boy in Nicolet, Québec.]

mercredi 8 juillet 2015

Une Talbot et non une Bédard

Les registres de la paroisse Notre-Dame de Québec pour le 19 décembre 1876 font état de l'acte de baptême suivant : 

«B. 166   Marie Zélia Philomène Bedard : Talbot 

Le dix neuf décembre mil huit cent soixante seize nous prêtre, soussigné, avons baptisé Marie Zélia Philomène, née le même jour du légitime mariage de Henry Talbot, journalier et de Philomène Bédard, de cette paroisse. Parrain, Louis Paradis, marraine, Marie Bédard, née Paradis. La marraine a déclaré ne savoir signer, Le parrain a signé avec nous. Le père absent. Lecture faite.
Louis Paradis
               F.H. Paradis ptre». 

Noter que cette fille a d'abord été identifiée dans la marge au patronyme de sa mère et rectifié par la suite à celui de son père et que le patronyme de la marraine a été mentionné de façon peu fréquente.
 

[Summary :
The church record for the baptism of a girl in Québec, Québec.]

mercredi 25 février 2015

Duval et non Dugal

Les registres de la paroisse Notre-Dame de Québec pour le 16 juin 1887 font état de l'information suivante relative à une modification d'un nom de famille. 

À la suite d'un jugement de la Cour supérieure daté du 14 octobre 1916, le nom de famille d'un garçon prénommé Pierre Israel Rodolphe, fils de Pierre Duval et de Joséphine Alma Georgiana Poliquin, est modifié de Dugal en Duval; cette information est inscrite dans une annotation marginale. La lecture du jugement de la Cour supérieure nous apprend que le prénom usuel du requérant est le premier de ses trois prénoms au baptême, soit Pierre.

Noter le délai de plus de 29 années entre la naissance de ce garçon et la date du jugement de la Cour supérieure.
 

[Summary :
The church record for the change of a surname in Québec, Québec.]

mercredi 7 janvier 2015

Connue sous un autre nom

Les registres de la paroisse Assomption de la Vierge Marie de Maniwaki pour le 3 août 1873 font état de l'acte de baptême suivant :
 
«B. 57   Helene Riley 

Le trois août mil huit cent soixante treize nous ptre missionnaire soussigné avons baptisé Helene née le neuf juin? du légitime mariage de Patrick Riley et de Catherine Moore. Parrain  ?   Biermann marraine Bridget Brown qui ainsi que le père n'ont su signer avec nous.
F Therrien ptre». 

Dans la marge et d'une autre écriture, on peut lire l'annotation suivante :
«connue sous le nom Ellen O’Reilly.». 

Une indication for utile pour qui veut suivre cette fille au cours de sa vie.
                   

[Summary :
The church record fer the baptism of a girl in Maniwaki, Québec.]

lundi 29 septembre 2014

Levac et non Levesque

Les registres de la paroisse Saint-Médard de Côteau-Station pour le 9 décembre 1896 font état de l'acte de baptême suivant : 

«B. 30e   Joseph Hector Avila Levesque 

Le neuf décembre, mil huit cent quatre-vingt seize, nous soussigné, desservant de Saint Médard , avons baptisé Joseph Hector Avila né hier du légitime mariage de François Xavier Levesque (X), cultivateur et de Imelda Méthot, de la paroisse de Saint Zotique. Le parrain a été Julien Méthot , grand père de l'enfant, la marraine a été Emélie Lalonde, son épouse, grand'mère de l'enfant aussi de la paroisse de Saint Zotique. Le parrain et le père ont signé avec nous, la marraine a déclaré ne savoir signer. Lecture faite.
Julien methot        Xavier levac       J.A. Lippé ptre dess.». 

Dans la marge, on peut lire l'annotation suivante :
« (X) Levac   corrigé d'après  jug't no 312 rendu en Cour sup. dist. de Montréal le 8 mars 1934 par l'Hon Fabien Surveyer. Copie de ce jug't est jointe au folio 10 de ce registre P. Lalime D.P.C.S.». 

Noter qu'il s'agit de la façon officielle et de loin la plus sûre d'apporter une modification au texte d'un acte de l'état civil.
 

[Summary :
The church record for the baptism of a boy in Côteau-Station, Québec.]

vendredi 12 septembre 2014

C'est Gervais et non Geoffroy

Les registres de la paroisse Sainte-Trinité de Contrecoeur pour le 1er novembre 1888 font état de l'acte de baptême suivant : 

«B. 51   Joseph-Toussaint-François (de Borgia) Pallardi 

Le premier novembre, mil huit cent quatre vingt-huit, nous, vicaire, soussigné, avons baptisé Joseph-Toussaint-François (de Borgia) né aujourd'hui, fils légitime de Louis Pallardi, cultivateur, soussigné, et de Amanda Hubert de ce lieu. Parrain Olivier Geoffroy X, hotellier, soussigné; marraine, Cordelia Bourdon qui n'a su signer; tous deux de cette paroisse. Lecture faite
Olivier Gervais        Louis Palardy       C.E. Cadet ptre vic.». 

Dans la marge, on peut lire l'annotation suivante :
« x  Note : C’est Gervais et non Geoffroy. Ce Gervais est l’oncle de l’enfant par sa 1ere femme qui était Hermine Hubert. J. Ducharme ptre curé.». 

Noter que le curé corrige l'entrée faite par son vicaire au regard du patronyme du parrain, ce que la signature de ce dernier confirme.
 

[Summary :
The church record for the baptism of a boy in Contrecoeur, Québec.]

jeudi 4 septembre 2014

Il était connu et se maria sous un autre nom

Les registres de la paroisse Sainte-Trinité de Contrecoeur pour le 9 octobre 1884 font état de l'annotation marginale suivante :

«Lequel, le 15 nov. 1909, à l’église du Sacré Cœur de North Adams EU. a épousé Elmire Fontaine, à cause du nom de Comtois 2e mari de sa mère, il était connu dans cette place sous le nom de Comtois, et se maria sous ce nom.». 

Noter que le contenu de cette annotation marginale déborde largement celui rencontré habituellement dans un tel cas; elle est placée au regard de l'acte de baptême de Joseph Ulric Grenon né le 8 octobre 1884 et baptisé le 9.
 

[Summary :
A marginal annotation in the church records of Contrecoeur, Québec.]

mardi 5 août 2014

Un patronyme modifié

Les registres de la paroisse Sainte-Trinité de Contrecoeur pour le 27 avril 1908 font état de l'information non datée suivante : 

«N.B. Félinire Frenet est le nom tel qu’écrit à l’acte de baptême le 22 novembre 1863. Ce nom est devenu Fernet, le r a été changé de place. Est-ce mieux ? Je n’en sais rien. Mais je certifie que Félanise Fernet de 1908 est bien la même que Felinire Frenet de 1863 En foi de quoi je Jean Ducharme ptre curé». 

Une telle annotation marginale fort utile pour un chercheur est malheureusement trop rare dans les registres de l'état civil; elle est placée au regard de l'acte de mariage de Joseph Brassard et Félinire Frenet en date du 27 avril 1908.
 

[Summary :
A marginal annotation in the church record of Contrecoeur, Québec.]

dimanche 27 octobre 2013

Caron surnom d'une famille Talbot

Les registres de la paroisse Saint-Jean Baptiste de L'Île-Verte pour le 26 août 1834 font état de l'acte de baptême suivant :                              

«B. 30   M. Angélique Morin 

Le vingt six août mil huit cent trente quatre Nous Prêtre curé soussigné avons baptisé Marie Angélique née hier du légitime mariage de Pierre Morin cultivateur et de Marie Charlotte Caron(1) de cette Paroisse. Parrain Benoit Bergeron, Marraine Marie Grandmaison qui n'ont sû signer. Le père absent.
P. Béland ptre». 

Dans la marge, on peut lire l'annotation suivante :
«(1)  «Caron» surnom d'une famille «Talbot» voir fol. 91, B. 55». 

Il est toujours vivement apprécié de tomber sur une annotation marginale aussi bien documentée.
 

[Summary :
The church record for the baptism of a girl in L'Île-Verte, Québec.]

jeudi 18 juillet 2013

Son patronyme est Sweeting ou Sweestman ?

Les registres de l'Anglican Cathedral Holy Trinity Church de Québec pour le 7 décembre 1836 font état de l'acte de sépulture suivant :                         

«Sweeting buried      

George Sweeting + a Commuted Pensioner aged forty three years, died in the Hotel Dieu on the fourth, and was buried on the seventh of December, in the year of our Lord, one thousand eight hundred and thirty six.
By me G.H.     ?   Minister
of the Chapel of the Holy Trinity at Quebec
Present     Marthe Sweeting, wife
                 John Rickaby». 

Dans la marge, on peut lire l'annotation suivante :
« + Sweeting or Sweestman». 

Cette annotation étonne compte tenu que l'épouse du défunt a signé au bas de l'acte.
 

[Summary :
The church record for the burying of a man in Québec, Québec.]

lundi 7 janvier 2013

N'est-ce pas Craig ?

Les registres de la paroisse Sainte-Cécile de Bic pour le 9 novembre 1870 font état de l'acte de baptême suivant :                                                       

«S. 67   Enfant de P. Craing

Le neuf novembre mil huit cent soixante dix nous prêtre soussigné avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de l'enfant de Pierre Craing & de Léocadie Malenfant décédé aussitôt après sa naissance & avoir été ondoyé à la maison. Présents Félix Chamberland soussigné & Evariste Deschêne s qui n'a su signer.
Ls Desjardins ptre
F.R. Chamberland».                                   

Dans la marge, on peut lire l'annotation suivante :
«(N'est ce pas Craig ?)».
 
L'interrogation est pertinente et mérite d'être vérifiée par le chercheur. Noter que le sexe de l'enfant n'est pas indiqué et que la signature du témoin est placée après celle de l'officiant; cette dernière situation se rencontre plus fréquemment dans les actes des registres autres que catholiques. 

 
[Summary :
The church record for the baptism of a baby in Bic, Québec.]

dimanche 26 août 2012

La variation d'un patronyme

Les registres de la paroisse de La Prairie de la Madeleine pour le 7 mars 1717 font état de l'acte de mariage suivant :

«1717   M. Jean Chossard et Marie Déniger 

L'an 1717 le 7e jour du mois de mars apres avoir publié un ban au prône de la messe paroissiale a la paroisse de nôtre dame et de St francois xavier, et obtenu dispense de deux autres de Mr de bellement grand vicaire de monseigneur entre jean chossard fils de gilles chossar et de Marie Pageot ses pere et mere de la garnache en Poitou cidevant soldat de la compagnie de Mr de repentini et Marie deniger fille de bernard deniger et de marguerite raisin, et veve de feu claude meni de cette paroisses sans quil y ait eu aucun empechement Je soussigné curé de la paroisse de nôtre dame et de St fr xavier ay recu leur mutuel consentement de mariage et leur ay donné la benediction nuptiale avec les ceremonies prescrites par la Ste eglise en presence de francois leber, francois gagner Pierre deniger julien bariteau temoins les deux premiers ont signé la presente, les deux derniers ont déclaré ne sçavoir signer de ce enquis suivant lordonnance
jean mossrd       LeBer       F gagnier       Gashier curé».
 
Dans la marge, on peut lire l'annotation suivante :

«N.B. Le marié signe mossard  il est nommé mossard également dans un autre acte de mariage : Lapallieur 4 mars 1717et dans son acte de sep. 10 avril 1747 Jean Mossard dit La Brisée».
 
Cette annotation a été vraisemblablement été rédigée par le copiste de ce registre. Ce dernier a alors procédé de la bonne façon en cette matière en vérifiant dans d'autres actes où la personne concernée est intervenue; de plus, il a eu surtout la bonne idée de consigner le tout.
 

[Summary :
The church record for a marriage in La Prairie de la Madeleine, Québec.]

samedi 2 avril 2011

Le patronyme est Duford ou Dufort ?

Les registres de la paroisse Saint-Eusèbe de Verceil de Montréal pour le 14 mars 1908 font état de l'acte de baptême suivant :

«B. 75 Duford, M. Lucienne Laura

Le quatorze mars mil neuf cent huit, nous, vicaire soussigné, avons baptisé Marie Lucienne Laura, née l'avant-veille, fille légitime de Jean Baptiste Duford, briquetier, de cette paroisse, et de Élizabeth Goudreau. Parrain Arthur Brosseau, machiniste, de Maisonneuve, marraine Laura Duford son épouse, lesquels ont signé avec le père, lecture faite.
Laura Dufort Arthur Brosseau Jean Baptiste Dufort J.H. Magnan ptre vic
.».

La différence de graphie du patronyme dans l'acte et dans deux des signatures saute aux yeux. Dans un tel cas, le patronyme officiel de l'enfant est celui inscrit dans le texte de l'acte; aussi, une demande d'émission de passeport pour cet enfant serait accordée de nos jours sous la variante «Duford». Par ailleurs, dans une fiche de famille, un chercheur sera avisé de faire état d'une telle situation par la rédaction d'une note appropriée.


[Summary :
The church record for the baptism of a girl in Montréal, Québec.]

jeudi 3 décembre 2009

Et son patronyme est?

Les registres de la paroisse Sainte-Justine pour le 17 mars 1870 font état de l'acte de baptême suivant :

«B. 7 Marie Ermine Palmyre Goupille

Le dix sept mars mil huit cent soixante dix nous Prêtre soussigné avons baptisé Marie Ermine Palmyre née le même jour du légitime mariage de Étienne Goupielle cultivateur et de Ermine Fournier de cette mission. La parrain a été Léon fournier et la marraine Vitaline Ouellet qui n'ont su signer. Le père a signé avec nous.
Etienne goupielle F. Maur ptre».


La consultation d'un acte soulève parfois des interrogations de diverse nature. Dans ce cas-ci, quel serait le patronyme de référence à retenir? «Goupielle» comme dans l'acte et la signature du père, «Goupille» comme dans la marge, ou même «Goupil» comme la graphie actuelle d'une variante de ce patronyme? Seul un examen minutieux de tous les actes et documents relatifs à cette famille permettrait d'apporter des éléments de réponse à une telle interrogation. Et pour faire bonne mesure, une vérification dans les répertoires et les banques de données serait également de mise.


[Summary :

The church record for the baptism of a girl in Sainte-Justine, Québec.]

lundi 15 septembre 2008

Les variations du patronyme de Joseph-Henri Caillouet

Colliger de l’information sur un ancêtre présente diverses difficultés. Une d’entre elles tient aux variations du patronyme sous lesquelles il peut être mentionné dans les bases de données.

Dans le cas de Joseph-Henri Caillouet qui a vécu toute sa vie à Bonaventure, son patronyme a connu de nombreuses déformations.

De fait, neuf variations ont été retrouvées pour le nommer, lui et ses enfants; ces variations sont :

CAILLOUET 14 octobre 1792

CAÏLLOUET 25 juillet 1836

CAIILLOÜET 14 juin 1896

CAILLOUËT 10 janvier 1814

CAILLOUETTE 26 mai 1814

CAÏLLOUETTE 4 janvier 1836

CAILLOUOIT ?

CALOUET 10 octobre 1799

CALLOUET 23 janvier 1792.

Ce patronyme est particulier et plusieurs sont portés à le transformer ou à la déformer, une situation qui s’est effectivement rencontrée au fil du temps.

Le nombre réduit (9) de ces variations par rapport à celles de son père ou d’autres descendants tient au fait qu'elles se sont produites dans un seul lieu, Bonaventure, et sur une période de temps assez courte (22 ans) pour la plupart.

Joseph-Henri Caillouet est l’époux de Marie-Marthe Robichaud et l’un des fils de Gilles Caillouet.


[Summary :

Variations of the surname of Joseph-Henri Caillouet in Bonaventure, Québec.]

vendredi 22 août 2008

Un patronyme équivoque

Les registres de la paroisse St-Antoine de Pades de Longueuil pour le 23 janvier 1762 font état de l’acte de baptême suivant :

« B 5 de Francois Batard

L’an de Notre S. mil sept cent soixante et deux et le vingt trois de janvier, j’ai suppléé les ceremonies du st baptême et baptisé sous condition Francois, né du quinze du dit mois, Francois né du légitime mariage de …………. dit St Francois du régiment du royal roussillon et de Catherinne Foissy de la paroisse de St Francois Xavier de Verchères. Les parin et marine ont été Laurent Brai et M Louise Charron qui ne signent.
J. Ysambart p.c. de Longueuil
».

Le patronyme n’est mentionné que dans la marge. Si le patronyme de ce garçon est effectivement Batard, des interrogations peuvent être soulevées au plan de la légitimité de sa naissance.

Noter également la graphie particulière de certains termes, et notamment parrain et marraine, par le prêtre officiant qui nomme également le baptisé deux fois dans l’acte.


[Summary :

The church record for the baptism of a boy in Longueuil, Québec.]

lundi 7 juillet 2008

Le transport d'une créance en faveur du marchand John McNider

Devant le notaire Charles Voyer [acte # 5373], François-Amable «Cayouette» et Élisabeth Chevalier, son épouse, transportent, le 18 mars 1807, au marchand de Québec John McNider la somme de dix huit livres et dix chelins.

Cette somme leur est due par Louis Binet et Marie-Louise Chevalier, son épouse, à la suite d'une vente d'une maison située rue St-Joachim, transaction réalisée devant le même notaire le 22 décembre 1806.

Dans l’acte notarié du 18 mars 1817, l'on retrouve neuf graphies différentes du patronyme soit : «Caidwet», «Caidwett», «Caidwette», «Caidwetts», «Caiowet», «Cayouet», «Cayouette», «Cayowett», «Kayouet»!

Une belle illustration des nombreuses modifications qui peuvent être apportées à un patronyme notamment lorsque la personne concernée ne sait signer comme dans ce cas-ci.


[Summary :

An example from a document drawn up by a notary with nine variations of a surname in Québec City.]

samedi 24 mai 2008

Le soldat Piavant dit Prêt à boire est inhumé au Fort Frédéric

Les registres du Fort Frédéric pour le 23 décembre 1756 font état de l’acte de sépulture suivant :

«Sépulture Jacques Piavant soldat de la Compagnie de Lavaltrie

L’an mil sept cent cinquante six, le vingt troisième Décembre, par moÿ, soussigné, aumonier pour le Roÿ, au Fort Frédéric, a été inhumé, avec les cérémonies ordinaires, dans le cimetière de ce fort, le corps de Jacques Piavant dit Prêt à boire, soldat de la paroisse de Cormorlain, Juridiction de Taurinie, en Basse Normandie, agé de vingt six ans, fils de Marin Piavant et de Marie françoise Hébert, ses père et mère en légitime mariage, soldat de la compagnie de Lavaltrie, en cette colonie, muni des sacrements de pénitence et d’Extrême Onction et de St Viatique. En foï de quoï j’ai signé
Fr. Didace Cliche Ptre Récollet
».

Une coutume fort répandue chez les militaires en Nouvelle France consistait à se donner des «noms de guerre» ou des surnoms. Certains de ces surnoms se retrouvent encore au Québec parmi les patronymes. On peut spéculer sur les raisons qui ont présidé à l’attribution du surnom au soldat mentionné dans cet acte.


[Summary :

The church record with the nickname for the burying of a soldier s in New France .]