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mercredi 9 septembre 2015

Une chute ou un suicide ?

Les registres de la paroisse Saint-Eusèbe de Stanfold de Princeville pour le 26 mars 1894 font état de l'acte de sépulture suivant : 

«S. 23   Sylvestre Ludger 

Le vingt six mars, mil huit cent quatre vingt quatorze, nous, soussigné, curé, avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Ludger Sylvestre, cultivateur, décédé le vingt deux courant accidentellement à l'âge de trente huit ans, époux légitime de Marie Pepin de cette paroisse. Présents Joseph Levasseur, Honoré Langevin, Honoré  ?   , François Biron amis lesquels ont déclaré ne pas savoir signer. (Il appert par l'enquête du coronaire que le défunt est tombé accidentellement dans un puit ou plus probablement s'est suicidé en se jetant dans le dit puit etant depuis au delà de dix ans, sous l'influence d'une pénible aliénation mentale.)
F.L. Desaulniers  ptre». 

Un bel exemple où un curé doit décider de la partie du cimetière où le corps doit être inhumé.
 

[Summary :
The church record for the burying of a man in Princeville, Québec.]

vendredi 24 février 2012

Un drame horrible à Princeville


Les registres de la paroisse Saint-Eusèbe de Princeville pour le 25 juillet 1862 font état de l'acte de sépulture suivant :

«S. 18  Mathilde alias Domithilde Lavanture épouse de F. Bouret
S. 19  Marie Rose Delima Bouret
S. 20  Marie Sophie Mérilice Bouret
S. 21  Fabien Ludger Napoléon Bouret
S. 22  Marie Josephine Bouret
S. 23  Marie Julie Bouret
S. 24  Henri Adelar Bouret
S. 25  Olivier Bouret                                    

Le vingt cinq juillet mil huit cent soixante deux, nous prêtre curé soussigné avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse, les corps de Domithilde, alias Mathilde Laventure épouse de Fabien Bouret, qui s'est suicidée le vingt et un du courant en cette paroisse, à l'âge de trente trois ans, sous l'influence de la folie, après avoir égorgé sept de ses enfants, dont les noms suivent, comme il appert par le verdict du coronaire, ci-annexé; de Marie Rose Delima âgée de treize ans, de Sophie Marie Mérilice alias Alice, âgée de onze ans, de Fabien Ludger Napoléon âgé de neuf ans, de Marie Joséphine âgée de sept ans, de Marie Julie âgée de quatre ans, de Henri Adelard, âgé de deux ans, et de Olivier âgé de quatre mois et cinq jours, tous sept enfants de Fabien Bouret et de défunte Domithilde alias Mathilde Laventure. Présents Pierre Coulombe et Augustin Paipon? ainsi qu'un grand nombre d'autres qui n'ont su signer.
M. Pelletier ptre».


La lecture du texte de cet acte laisse pantois. Curieusement, les informations relatives à Marie Joséphine sont absentes dans le texte de la copie religieuse.

Nos remerciements à Gisèle Bouffard pour avoir porté cet acte à notre attention.


[Summary :
The church record for the burying of eight members of the same family in Princeville, Québec.]

Mise à jour le 27 février 2012 :

En réponse au commentaire formulé plus bas, il faut rappeler que, dans l'église catholique, les personnes qui se donnent volontairement la mort ne sont pas inhumées en terre consacrée à l'exception notamment des «fous». La décision du curé d'inhumer la mère dans le cimetière de cette paroisse s'explique vraisemblablement de cette manière. 

mardi 8 février 2011

Tombé accidentellement dans un puits ?

Les registres de la paroisse Saint-Eusèbe de Stanfold (maintenant Princeville) pour le 26 mars 1894 font état de l'acte de sépulture suivant :

«S. 23 Sylvestre Ludger

Le vingt six mars mil huit cent quatre-vingt quatorze, nous, soussigné, curé, avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Ludger Sylvestre cultivateur décédé le vingt deux courant accidentellement à l'âge de trente huit ans, époux légitime de Marie Pepin de cette paroisse. Présents, Joseph Levasseur, Honoré Langevin, Honoré Paré et François Biron amis, lesquels ont déclaré pas savoir signer. (Il appert par l'enquête du coronaire que le défunt est tombé accidentellement dans un puit ou plus probablement s'est suicidé en se jetant dans le dit puit etant depuis au delà de dix ans, sous l'influence d'une pénible aliénation mentale. ) Lecture faite.
F. T. Desaulniers ptre
».

L'aspect le plus étonnant de cet acte tient au fait que le curé remet en cause le verdict du coroner. Connaissant vraisemblablement la victime de longue date, il disposait peut-être d'information inédite à cet effet en provenance du défunt ou de ses proches.

L'attitude du curé est à l'opposé de celle dont nous avons fait état dans le billet publié le 10 septembre 2010 et intitulé Décédé par cas fortuit et non autrement.

Nos remerciements à Gisèle Bouffard pour avoir porté cet acte à notre attention.


[Summary :

The church record for the burying of a man in Princeville, Québec.]