Affichage des articles dont le libellé est document autre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est document autre. Afficher tous les articles

vendredi 1 décembre 2023

Un ban de mariage à Neuville


Les registres de la paroisse Saint-François-de-Sales de Neuville pour le 13 février 1814 font état du ban de mariage suivant :


«Il y apromeSse de Mariage entre george Gothier fils majeur de Julien gothier et de feu Angelique Doré Ses père et mere Domicilié en la paroiSse du cap santé d’une part .

     Et Marie Louise Pleaut fille mineure de Jean Bte. Pleaut et de Marie Angelique godin Ses pere & mere de la paroisse de St Jean Baptiste des Ecureuils, d’autre part.  1er 2e. 3eme

_____

   je Soussigné prêtre Secondaire de la paroisse de la Ste famille du cap Santé, certifie avoir publié au prône de nos meSSes paroiSSiales, par trois dimanches consécutifs, les bans du futur mariage, entre Georges Gauthier du Cap Santé et Marie Louise plaut des Ecureuils.  Sans qu’il Se Soit trouvé aucun empêchement ou opposition. en foi de quoi j’ai délivré le présent certificat. fait au cap Santé le 13 de Février 1814. j’ai entendu en confession les deux futurs époux.

                        j : M : Madrant ptre».


Curieusement, ce document est placé dans la seule copie religieuse du registre de l’année 1807  bien que l’acte de mariage est daté du 14 février 1814. Noter que ce document est également un certificat de publication des bans et un billet de confession et que le rédacteur se qualifie de prêtre secondaire.



[Summary :
A wedding ban in the church records of Neuville, Québec.]

dimanche 1 octobre 2023

Un protonotaire attentionné

 

Les registres de la paroisse Saint-François-de-Sales de Neuville pour le 2 janvier 1800 font état de la note manuscrite suivante :


«Voyez l’extrait de Baptême de

Raphaël Frenet


   Québec, 7 Mai 1868.

    Monsieur,

       J’ai l’honneur de vous

transmettre la copie du juge-

ment ordonnant la rectification

de l’acte de baptême de Raphaël

Frénette en l’année mil huit

cent. Quoique cela ne cela ne soit pas

nécessaire, vous ne trouverez

peut-être pas mauvais que je

vous dise ce qu’a fait le protho-

notaire en cette affaire, afin qu’il

y ait uniformité dans les deux régistres.

    Après avoir biffé le mot

"Delisle", il a mis le mot "Belisle" avec

un renvoi en marge para-

phé de ses initiales avec indi-

cation de ses qualités ; et immé-

diatement au dessous du

renvoi paraphé, et toujours

en marge, il a mis les mots

suivants : "La présente entrée

a été rectifiée suivant juge-

ment de la Cour supérieure

du 6 avril, 1868, en substituant

le nom "Belisle" à celui de

"Delisle" qui s’y trouvait par

erreur ; Et le prothonotaire signe

ensuite son nom au long

avec indication de ses qualités.

   Quand vous aurez fait la

rectification ci-dessus, j’ai-

merais, monsieur, à avoir la

copie du jugement que je

vous envoie, et s’y elle ne

vous est d’aucune utilité,

veuillez, s’il vous plait, me

la renvoyer.

   J’ai l’honneur d’être

avec la plus haute considération,

            Monsieur,

             Votre dévoué serviteur.

                         X. Mackay.».


Commentaires :

-       Cette note est insérée dans la seule copie religieuse de registre entre les 122 et 123èmes feuillets au regard de l’acte de baptême de Raphaël Frenet en date du 21 janvier 1800.

-       Bien qu’enrobé de civilité, son contenu est pour le moins condescendant,

-       Se rappeler que faire une copie à cette époque nécessitait une réécriture complète du jugement.

-       Un bel exemple des relations terrain entre un protonotaire et un curé avant 1994.



[Summary :
Some comments pertaining to an handwritten note in the church records of Neuville, Québec.]

mercredi 27 septembre 2023

À propos de Marie Georgina Soucy


Les registres de la paroisse Saint-Georges de Cacouna pour le mois d’août 1845 font état du document suivant :


«Province de Québec,               Césarine Voisine, épouse de

District de Kamouraska.           Lambert Terriault, de la

                 Paroisse de St Arsène, étant dûment assermentée

                 sur les Saints Evangiles, dépose et dit que

                 Marie Georgina Soucy, fille de Alexandre Soucy,

                de la paroisse de St George de Kakouna, est

                agée de vingt trois ans révolus ; qu’elle a été

                batisé en la dite Paroisse de Cacouna, que

               le parrain a été André Soucy et la marraine

               la déposante. Et ne dit rien de plus.

                                                         La

                                          Césarine X Voisine

                                                      Marque

Assermentée parde-

vant moi à St. Arsène,

ce 20 avril 1869.

    Louis Desmeules J.P.».


Commentaires :

-       Ce document manuscrit est inséré dans le registre de cette paroisse au regard des actes datés du 21 et 24 août 1845.

-       Curieusement, ce document n’est présent que dans la copie religieuse de ce registre.

-       Noter l’absence de précision de la date de la naissance et du baptême de cette fille de même que l’absence de mention du nom de la mère.

-       On ignore pour quelle raison ce document a été produit plus de 23 ans plus tard.


 

[Summary :

Some comments pertaining to a document in the church records of Cacouna, Québec.]

mercredi 31 mai 2023

À propos de deux bancs dans l’église

 

Les registres de la paroisse Saint-François-de-Sales de Neuville pour le mois de janvier 1788 font état de la lettre suivante :


«p aux trembles 31 octobre 1785

 

MonSieur



     gabriel trudel mort depuis quelques jours ancien dela paroisse et insigne bienfaiteur de Leglise a Laissé deux bancs. etienne son fils a usé du droit de retrait et a payé Ladjudication.

Ambroise son fils demande S’il peut retraire le second en payant ladjudication cest un père de famille qui a une terre et tres bon chretien

     jai L’honneur detre


                          Monsieur

 

                             Votre tres humble Serv

                         et tres obeissant serv

                           Ch fr bailly pc».


La réponse est rédigée au bas de cette lettre et se lit comme suit :


«1r 9bre

                                                                        MonSieur

   Par un arret du parlement de paris 1757 qui a fait loi & dans la province et qui l’a fait encore ij est defendu art. 33. a aucun chef de famille d’avoir 2 bancs dans Leglise. a plus forte raison est-il insolite et contre l’ordre que le 2d fils de cet homme ait dans Ce cas de vacance la preference apres ladjudication.  je Suis avec toute Sorte de consideration

                          Monsieur

Votre très humble et obeisant Servt    Gravé Vic. Geral».


Cette lettre est insérée dans la seule copie religieuse du registre entre les feuillets du mois de janvier 1788.



[Summary :
A letter in the church records of Neuville, Québec.]

vendredi 26 mai 2023

Une lettre du protonotaire au curé


Les registres de la paroisse Saint-François-de-Sales de Neuville pour le mois de décembre 1787 font état de la lettre suivante :


                                                         «Quebec 24. Janv. 1788.


Monsieur


   Je Recois a l’instant Votre lettre et Vous prie d’agréer mes respects et Ceux de mon épouse. Je Vous renvoye Votre Registre que Vous pouvez Conserver Jusqu’à la fin de Cette année, il me Suffit D’avoir le Nombre des Baptêmes pour l’inserer dans Ma liste Generale. Je n’ai que le tems de Me dire avec la plus parfaite Consideration



Monsr.                  Votre tres humble et

                              très obeiSsant Serviteur

                                                         P.L. Panet

MeSe. Bailly ptre Curé de la

  Pointe aux Trembles».


Un bel exemple de la collaboration terrain entre un protonotaire et un curé. Noter la grande civilité des rapports entre ces personnes. Cette liste est insérée à la fin de la copie religieuse du registre pour l’année 1787.



[Summary :

A letter from the protonorarius to the curate of Neuville, Québec.]

dimanche 12 mars 2023

Une revalidation de mariage particulière


Les registres de la paroisse Saint-Georges de Cacouna pour le 27 janvier 1823 font état d’une annotation marginale au regard de l’acte de mariage de Marcel Côté et de Sophie Saindon. Cette annotation marginale se lit comme suit :


«après ce mariage fait il S’est découvert une parenté au 4eme degré J.M.M. ptre»  un pareille au folio 168».


Un document autre manuscrit a été collé dans le registre au regard de cet acte et se lit comme suit :


«réhabilitation du mariage de Marceille Coté et de

Sophie Sindon ci dessous     folio 83


Leprésens mariage mentionné dans le Susdit

acte a été par nous curé de St Henry, avec

permiSSion de Mr le Curé du lieu etdiSpense

du grand Vicaire rehabilité le Vingt neuf

aout mil huit cent trente

                              Jos. LacaSse ptre

                                   curé de St Henry».


Cette façon de faire présente dans la seule copie religieuse du registre est fort inhabituelle dans les registres catholiques.



[Summary :
A marginal annotation in the church record of Cacouna, Québec.]

dimanche 22 janvier 2023

Des modalités particulières


Les registres de la paroisse Notre Dame de Québec pour le 11 février 1839 font état de mariage de George Lefevre et de Magdeleine Ouvrard dit Laparière. Dans la marge, on peut lire l’annotation suivante :

                         

«(voir feuillets précédents)».


Ces feuillets, qui ne se trouvent que dans la copie religieuse du registre, sont plutôt des documents autres ; d’abord, un acte relatif à la revalidation de ce mariage et daté du 15 novembre 1842, et une dispense de consanguinité du troisième au quatrième degré de consanguinité datée du 14 novembre 1842.


Un bel exemple qui illustre la pertinence et l’utilité de consulter les copies religieuse et civile du registre, le cas échéant.



[Summary :
The church record for a marriage in Québec, Québec.]

jeudi 24 novembre 2022

Un document mal placé dans le registre


Les registres de la paroisse Saint-François-de-Sales de Neuville pour le mois de décembre 1771 font état du document autre suivant :


«Il y a PromeSSse demariage Entre philippe Bergeron, fils de jaques Bergeron et de marie Louise Lambert ses père et mere de cette paroiSSe d’une part  -

& marie louise gingras fille de Louis gingras et marie marguerite Rainville de la paroiSSe de St. François de Salles, ditte Lapoineteaux tremble, celle du nord ; Dautre Part.

Je pretre SouSigné missionnaire de la paroisse de st antoine certifie avoir publié au prone des messes paroissialles du dix Sept dix huit dix neuvieme dimanche apres la    ?   de mariage entre philippe bergeron fils de jacques bergeron et de marie louise lambert Ses père et mere de cette paroisse dune part et marie louise gingras fille de louis gingras et de marie marguerite rainville Ses pere et mere de la paroisse de st francois de Sales Ditte la pointe au tremble Sans quil Se Soit trouvé d’empechement ni dopposition au dit mariage en foy de quoy j’ai Signé 3 octobe 1774

                                  NOEL ptre».


Il est peu fréquent de trouver un tel document dans les registres de l’état civil. Ce qui étonne ici tient au fait qu’il a été inséré dans le registre entre des feuillets de l’année 1771 et non dans le registre de 1774 comme ces personnes se sont mariées dans cette paroisse le 3 octobre 1774.



[Summary :
A document pertaining to the publication of a marriage bann in the church records of Neuville, Québec.]

mercredi 2 novembre 2022

Un document à prendre en compte

 

Les registres de la paroisse Notre Dame de Québec pour le 30 mai 1837 font état de la revalidation du mariage entre Jean Baptiste Valière et Julie Racette.


L’aspect étonnant réside dans le fait que l’acte de revalidation de ce mariage daté du 19 décembre 1832 est rédigé à l’endos de la dispense de consanguinité rédigée en latin et obtenue le 27 décembre 1842 ! Ce document n’est présent que dans la copie religieuse du registre et a été inséré entre les feuillets 115 et 116 au regard de l’acte de mariage original.


Une tenue de registre pour le moins inusitée et peu fréquente.



[Summary :
Some comments pertaining to a marriage in Québec, Québec.]


 

jeudi 15 septembre 2022

Né quel jour d’octobre 1914 ?


Les registres de la paroisse de L’Ancienne-Lorette pour le 11 octobre 1914 font état de l’acte de baptême suivant :


«B. 69   Joseph Michel Octave Tessier.


Le onze octobre mil neuf cent quatorze, nous soussigné avons baptisé Joseph Michel Octave, fils légitime, de Alexandre Tessier, cultivateur, et de Cordule Légaré de cette paroisse. Parrain, Joseph Belaire, marraine Mathilde Tessier, épouse du parrain, qui ainsi que le père ont signé avec nous. Lecture faite.

Alexandre Tessier         Mathilda Tessier.

                          Henri Laberge. Ptre.».


Dans la marge, on peut lire l’annotation suivante :


«Date de naissance ?».


Entre les feuillets de cette copie civile du registre, un certificat de naissance et de baptême émis par cette même paroisse le 28 février 1876 a été inséré. Il y est notamment précisé que cet enfant est né l 9 octobre 1914 ; ce certificat a vraisemblablement été complété après la consultation de la copie religieuse du registre.



[Summary :
The church record for the baptism of a boy in L’Ancienne-Lorette, Québec.]

dimanche 3 janvier 2021

Une demande pour le moins particulière

 

Les registres de la paroisse Sainte-Angélique de Papineauville pour le 11 février 1872 font état de la lettre manuscrite suivante :


                        «Mattawa 4.5/39

 

M Le Curé Pilon

          Papineauville.

                         Que.


Monsieur Le Curé,

                              Pour des raisons

absolument personnel, j’ose venir

vous demandée si vous m’oblirériey

en mimforment Si Joseph Dupuis

de Papineauville est vraiment

Chatohlique sial sil sait rendu

fait ses Paques regulierement

étant mon parent, par mariage,

et le sachant dangereusement malade

Jamerais si vous étiez assez obligent

de me repondre je pourrais peut etre

faire quelques chose. que cette lettre reste bien

                                                         secrete svp

                                     Aussi jamerais a

voir une copie du Bathistaire de

Eugène Berlinguette, né du mariage de

Adeline Robitaille a Louis Berlinguette, Eugène

do a 70 en, Si inclue envetopp timbré vous

            remercient d’avance Mr Le Curé

                                   Votre Humblement

                                          Made jos Chenier Sr

                                                        Mattawa.».


Cette lettre est insérée dans la seule copie religieuse du registre entre le recto du feuillet 126 et le recto du feuillet 127, et au regard de l’acte de baptême de Louis Eugène Jules Berlinguet daté du 11 février 1872. Une lecture à voix haute facilite la compréhension de certains passages.


Nos remerciements à Jean Robitaille pour avoir porté ce document à notre attention.



[Summary :

A letter in the church records of Papineauville, Québec.]

mercredi 26 août 2020

La permission de se marier de la dite Bergevin

 

Les registres de la paroisse Notre-Dame de Bon Secours de L’Islet pour le mois de juillet 1796 font état d’une lettre du curé J.O. Plessis curé de Québec et daté du 21 juin 1796. Dans cette lettre, le curé Plessis informe son collègue de la publication de trois bans de mariage. À la fin de cette lettre, on peut lire le passage suivant :


«Permis à ladte Bergevin de s’aller marier devant Monsr le curé de lislet – Québec 21 Juin 1796

                      J.O Plessis».

Cette lettre est collée au recto du 98e feuillet du registre et au regard de l’acte de mariage de Barthélemi Alif et Marie Bergevin daté du 12 juillet 1796. En référence à cette lettre, le texte de cet acte de mariage fait notamment état de la publication de ces trois bans de mariage et que le curé de L’Islet :


«…ai reçu leur mutuel consentement avec la permission de Mr. Plessis Curé dela dite Bergevin …».

Un bel exemple d’une exigence de l’église catholique pour le sacrement du mariage.



[Summary :

The church record for a marriage in L’Islet, Québec.]

jeudi 23 juillet 2020

À propos du consentement du père


Les registres de la paroisse Notre-Dame de Bon Secours de L’Islet pour le 8 novembre 1786 font état de la lettre suivante :

                 
             «Québec  Le 4 novembre 1786
Mr Panet
                         Monsieur,

Voici la réponse de Mr Le Coadjuteur à votre lettre du 23 octobre. Si la fille en question n’est pas majeure, quelque déraisonnable que soit son père, elle ne peut se marier sans son consentement. Mais si elle a 21 ans accomplis, Mr le Coadjuteur permet de la dispenser d’un, de deux ou même de trois bans de mariage si vous le jugez nécessaire et de la marier à telle heure du jour ou de la nuit qu’il vous plaira, dans l’eglise ou le presbytère, sans qu’elle ait besoin de faire aucune sommation révérentielle, et même sans que son père ni que ses frères soient de nouveau priés de consentir à ce mariage. C’est le sentiment que de Mr P. Panet juge en cette ville, et qui a été consulté particulièrement sur ce cas
             J’ai l’honneur d’être bien respectueusement
                        Monsieur
                                         Votre très humble et très
                                         obéissant serviteur
                                             Plessis ptre secretaire».

Noter que le coadjuteur a pris conseil auprès d’un juge avant la rédaction de cette lettre qui est collée dans le registre au regard du mariage de Joseph Marie Gagnon et de Marie Marguerite Poitras.


[Summary :
A letter pertaining to a marriage in the church records of L’Islet, Québec.]

dimanche 12 juillet 2020

Une demande d’absolution pour un cas réservé


Les registres de la paroisse Saint-Édouard de Gentilly pour le mois d’octobre 1804 font état du document manuscrit suivant daté du 13 février 1800 :

«Monsieur
       
Jean Bernard fils mineure, et Josephte Lavigne
[mot barré] reduis a une extrême pauvreté vous prient
de vouloir bien leur accorder la dispense d’un ban
je crois qu’ils ne sont point en étas de [mot biffé] payer
il y a des embaras dans ce mariage et cependant 
il en estant qu’il se fasse.

Je vous demande aussi la permission d’absoudre
une personne d’un cas Reserve
J’ai l’honneur d’être avec un profond Respect

      Monsieur

gentilly 13 février 1800      Votre très humble
                                         S.teur obeissant
                                      V.Courtin prete».

La réponse à cette demande peut être lue à l’endos de la lettre :

           «Monsieur,

J’accorde volontiers la dispense d’un ban
que vous me demandé pour ces pauvres gens
et ce gratis. ainsi que le pouvoir que vous me
demandé pour la personne qui vous a requis
en confession
                    Je Suis [mot barré] une parfaite
                Estime
                      Monsieur
                
                               votre obéissant
                                  Serviteur
                                X Noiseux pte».

Commentaires :
-       ce document a été inséré par mégarde dans le registre de l’année 1804 au lieu de celui de l’année 1800 ;  en effet, le mariage entre Joseph Bernard et Marie Josephte Rivard dite Lavigne dont il est question a été célébré dans cette même paroisse le 24 février 1800 ; la date et le contenu du document, les noms des futurs époux et notamment la demande d’une dispense de publication de ban ne laissent aucun doute à ce sujet ;
-       cette demande s’inscrit dans le contexte de la gestion méticuleuse des sacrements dans l’église catholique et particulièrement l’obtention de certaines dispenses nécessaires ;
-       la mention de la condition d’«extrême pauvreté» des futurs époux est parfois évoquée dans d’autres demandes semblables dans des registres catholiques ;
-       par ailleurs pour le sacrement de pénitence, la mention d’une demande d’absolution pour un «cas réservé» est beaucoup plus rare ; dans l’église catholique, l’absolution pour certains de ces cas est réservée au pape et les autres, à l’évêque [voir ce lien] ; l’absence de précision sur la nature de ce cas s’explique justifie par le fait que l’information pertinente a été obtenue par le curé à l’occasion d’une confession d’un des époux ; noter que l’acte de mariage ne fait pas mention de l’obtention de cette absolution ;
-       un bel exemple qui illustre que l’église catholique est une institution hiérarchique, qui a ses règles propres et les fait respecter tout en générant de nombreux «papiers» ; en prime : beaucoup de révérence et une grande civilité entre les membres du clergé lors de leurs échanges ;
-       les intervenants ecclésiastiques dans ce document sont François-Xavier Noiseux [1748-1834], vicaire général du diocèse de Trois-Rivières et Claude-Gabriel Courtin [1765-1832], curé de la paroisse de Gentilly ;
-       ce document n’est présent que dans la seule copie religieuse du registre.

Nos remerciements à Diane Bilodeau pour avoir porté ce document à notre attention.


[Summary :
Some comments pertaining to a document in the church records of Gentilly, Québec.]