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dimanche 27 décembre 2009

Le pain bénit à Saint-Charles sur Richelieu

Les registres de la paroisse Saint-Charles sur Richelieu pour le début de l'année 1741 font état de l'information suivante :
«noms de ceux qui vendent le pain benis par devotion augustin deranteau pere le jour de tous les Saint la veuve renau le jour de l’assention de notre Seigneur pierre chicoine le jour de St pierre».


Le registre de l'état civil sert parfois à consigner de l'information sous forme de notes relatives à des événements particuliers de la vie de la communauté paroissiale. Pour mémoire, nous avions publié le 10 novembre 2007 un message [http://chercheurnomade.blogspot.com/2007/11/la-coutume-du-pain-bnit.html#links] faisant état de cette coutume à Saint-Arsène.


[Summary :

An inscription about an old custom in Saint-Charles sur Richelieu.]

samedi 10 novembre 2007

La coutume du pain bénit

À la page 88 de la monographie locale intitulée :

Les gens de Saint-Arsène
[s.l.; s.d.], 407 p.

on peut lire que, le 13 janvier 1878, Bénoni Caillouette est présent à une assemblée du conseil de fabrique de la paroisse Saint-Arsène.

Il fut alors proposé et résolu à l’unanimité que cette Fabrique se désiste du droit qu’elle possède par la loi de faire donner le bain bénit par tous les francs tenanciers de la paroisse et elle décharge ces derniers à l’avenir de cette obligation.

Cette pratique voulait que chaque famille selon le «...feu et lieu» soit obligée à donner, à tour de rôle, le pain bénit à tous les paroissiens. Saint-Arsène fut la dernière paroisse du comté de Rivière du Loup à observer cette pratique ancienne qui fut remplacée par une souscription spéciale des francs tenanciers représentant une somme égale à ce que chaque famille avait coutume de dépenser lorsqu'elle offrait le pain bénit.

Commentaires :

- Bénoni Caillouette est un des marguilliers en exercice dans cette paroisse;
- il est à noter qu’il est le seul avec Élie Mailloux et le curé Fournier à apposer sa signature au bas du compte rendu de cette réunion;
- ce droit découle d’une des prescriptions d’un synode de l’église catholique;
- lors des fêtes de 1979, les familles Caillouette ont défrayé le coût de cette ancienne coutume.

Bénoni Caillouette est l’époux de Tharsile Saindon; il est membre de la troisième génération des descendants de Gilles Caillouet.

[Summary :

An old custom dealing with the consecrated bread in Saint-Arsène, Quebec.]