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vendredi 18 novembre 2022

S’assurer de ne pas en oublier


La Semaine nationale de la généalogie se tiendra du 19 au 26 novembre 2022 sous le thème De mère en fille, la généalogie au féminin. Diverses activités[1] sont prévues pour illustrer de différentes façons le thème retenu.


Ce qui étonne à la lecture des informations publicisées jusqu’ici est l’accent mis sur la confection d’un titre d’ascendance directe par les femmes. Plusieurs font remarquer avec raison que, traditionnellement, les titres d’ascendance directe ont été confectionnés par les hommes.


Au Québec, la qualité de l’information dans les actes de mariage des registres de l’état civil, et notamment dans les registres catholiques, permet de dresser facilement des titres d’ascendance directe par les femmes. La distinction fondamentale tient alors au fait que le nom de famille change à chaque génération.


Par ailleurs, peu de gens font état qu’un titre d’ascendance directe présente deux lacunes majeures : à chaque génération, l’information fournie sur chacune des personnes mentionnées est très sommaire et que cette information ne s’applique qu’aux seules personnes qui se marient. De fait, un tel titre d’ascendance ne fait état habituellement que du prénom et du nom de famille des époux de même que du lieu et de la date de leur mariage.


Les filles non mariées ne sont pas alors prises en compte ; il en est de même des garçons non mariés. La seule façon de faire état de ces filles et des informations qui les concernent est de constituer des fiches de famille. À l’évidence, cette façon de faire requiert davantage de temps mais elle permet de mieux connaître toutes les personnes mentionnées dont les filles, et de les placer dans leur contexte familial.


Un tel exercice présente l’avantage d’éviter d’ignorer ou de discriminer certaines personnes, dont les filles qui ne se marient pas. En prime, de telles fiches de famille renferment une information davantage complète et permettent d’en faire une exploitation beaucoup plus riche. Au net, quelle raison justifie de ne pas en constituer comme les femmes notamment y gagneront au change et que personne ne vous blâmera de leur fournir trop d’informations.



[Summary :

Some personnel comments pertaining to the informations on women in genealogical charts.]


[1] Consulter à cet effet le site de la FQSG.

mardi 23 février 2016

Au plan de l'éthique

Le site de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG) héberge notamment sous la rubrique «Bases de données» des «Avis de décès» ; cette banque en compte présentement plus de 821 000. Lorsqu'un internaute veut y faire une recherche, un avis s'affiche immédiatement après le moteur de recherche et qui se lit comme suit : 

«Notre base de données est réalisée à des fins de recherches généalogiques et historiques. Les avis de décès colligés sont reproduits intégralement d'après les originaux publiés par les familles. Par courtoisie et parce que nous comprenons qu'il peut parfois d'agir d'informations de nature sensible, nous accueillons les demandes de retrait d'informations. Une mention sera alors ajoutée à la fiche si celle-ci a été modifiée. 

Pour ce faire, envoyez-nous un courriel justifiant vitre demande, aucun téléphone s'il-vous-plait, et contenant l'hyperlien vers la fiche de décès à modifier.». 

Commentaires :
- de telles demandes ne seraient pas nombreuses et porteraient notamment sur la mention du nom de certains conjoints ; de plus, des personnes font valoir qu'elle n'ont pas donné leur accord à la publication de certaines informations. Ces situations originent du fait que cette base de données est référencée plein texte par le moteur de recherche Google ;
- à première vue, l'empathie manifestée par la FQSG est de bon aloi et reflète une sensibilité peu fréquente de la part d'organismes qui abritent des bases de données ;
- un examen plus attentif fait ressortir que le message transmis par la FQSG est ambigu au plan de l'éthique ;
- d'aucuns pourraient comprendre que la FQSG cautionne la modification d'une base de données en ligne, et ce en dépit du fait que le propriété des informations qu'elle renferme appartient à d'autres ;
- curieusement, un effet pervers résulte du retrait d'une information et surtout du fait qu'elle est mentionnée ; en effet, un internaute le moindrement avisé consultera l'avis de décès concerné sur le site original où elle a été d'abord publiée et pourra ainsi connaître l'information qui aura été retirée ;
- la FQSG doit-elle répondre favorablement à de telles demandes ? De notre avis, non et pour la raison éthique explicitée plus haut.

Sur un autre plan, la FQSG serait avisée d'indiquer le nom des sources [journaux ou autres] et, pour chacune, pour quelle période la recherche est effectuée.
 

[Summary :
Some personnal comments about an online database pertaining to obits.]

P.S.
Nos remerciements à Julie Demers pour avoir répondu à nos demandes d'information.

jeudi 3 avril 2014

Les avis de décès sur le site de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie

Sur ce site et sous la rubrique «Bases de données», on peut consulter gratuitement notamment la base portant sur les «avis de décès». Il y est notamment précisé que cette banque donne accès «...à plus de 775 000 avis de décès publiés depuis 1999 par l’entremise de salons funéraires, journaux régionaux et quotidiens. La banque est alimentée quotidiennement à partir des données publiées par sept quotidiens québécois (La Presse, Le Soleil, Le Nouvelliste, Le Droit, La Tribune, Le Quotidien et La Voix de L’Est) et des données provenant de l’Acadie via le journal L’Acadie Nouvelle et salons funéraires...».

Commentaires:
- cette base de données est mal nommée; dans la très grande majorité des cas, il s'agit de notices nécrologiques et non d'avis de décès
- la base ne couvre que des années récentes [1999 selon les informations sur le site mais nous avons trouvé des notices datant de 1996 et 1997...] et, pour l'essentiel, n'est que la reprise des notices parues sur le site lapresse.ca; son intérêt réside surtout dans les données provenant de l'Acadie
- la recherche par défunt et plein texte sont possibles, dans ce dernier cas, en mettant à profit la rubrique curieusement libellée «Le texte»
- les occurrences sont présentées et classées par la date du décès
- seules les 1 000 premières occurrences s'affichent; une limite étonnante pour qui fait une recherche sur un patronyme le moindrement répandu
- la présentation du texte des notices a été uniformisée
- nulle mention n'est faite du nom des personnes qui contribuent à la mise à jour de cette bases de données; dans l'hypothèse où il s'agit de personnes bénévoles, la FQSG a raté là une belle occasion de saluer leur contribution aussi indispensable qu'elle est faite dans l'ombre
- une modalité étonnante : la FQSG accepte sur demande et par courtoisie de retirer la fiche d'une notice nécrologique; comme une notice est essentiellement un texte rédigé pour être diffusé, une telle demande a de quoi surprendre.
 

[Summary :
Some comments about an online database pertaining to obituaries.]
 

samedi 6 juillet 2013

Une bonne idée mal emballée

Ces derniers temps, la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG) a transmis à ses sociétés membres un projet de lettre à être porté à l'attention de leurs membres. L'objectif est de sensibiliser le ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles à la diffusion des données du recensement du Canada de 1921.

L'objectif visé est fort louable et on ne peut que s'étonner que des citoyens doivent sensibiliser un membre du gouvernement fédéral en cette matière; une telle diffusion dans les meilleurs délais va de soi dans tout état qui se respecte et qui respecte ses citoyens. 

Par ailleurs, les modalités suggérées par la FQSG nous suggèrent les commentaires suivants :
- le texte du projet de lettre a été manifestement rédigé à la hâte; de fait, il s'agit d'une traduction [et dans laquelle le nom de la Fédération est mal écrit ! ] d'un projet de lettre préparé d'abord en anglais par des sociétés de généalogie ailleurs au Canada
- la référence en début de texte aux «...20 000 membres des sociétés de généalogie du Québec...» est pour le moins inexacte.  Nous avons publié le 21 mai 2007 un billet intitulé Combien sommes nous ? et portant sur cette problématique; dans la conjoncture actuelle, on peut encore considérer que ce chiffre est toujours nettement exagéré. Et mettre de l'avant un tel argument dans une lettre à un dirigeant politique relève de l'inconscience
- devant la situation actuelle du recensement de 1921, il est tout à fait normal et de bon ton qu'un citoyen ou un chercheur fasse connaître son point de vue. Par ailleurs, il n'est nullement requis qu'il doive se satisfaire des modalités suggérées par la FQSG en signant et transmettant le projet de lettre suggéré.
 
Pour notre part, la transmission d'une lettre personnalisée faisant état de nos arguments nous semble davantage appropriée. C'est le choix que nous faisons; et, en prime, l'envoi d'une telle lettre par la poste régulière [l'expression anglaise «snail mail» est ici plus appropriée] obligera un traitement davantage personnalisé à l'arrivée; elle devra être ouverte pour que l'on prenne connaissance de son contenu. Au net, le coût d'une enveloppe et d'un timbre constitue dans ce cas une dépense de bon aloi et justifiée.

[Summary :
Some personal notes about sending a personal letter to a federal minister.]

jeudi 28 février 2013

Un colloque bancal sera tenu à Chicoutimi en mai 2013

Du 17 au 19 mai 2013 se tiendra à Chicoutimi le 15e Colloque de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG). Il sera tenu conjointement avec la Fédération Histoire Québec. Les sociétés hôtes sont la Société historique du Saguenay et la Société de généalogie du Saguenay. 

Depuis peu, la programmation est accessible en ligne. Surprise : sa lecture fait ressortir qu'aucun des ateliers prévus dans la journée du samedi ne portera comme tel sur la généalogie ou l'histoire de famille ! L'activité grand public en hommage aux grandes familles du Saguenay-Lac Saint-Jean ne peut entrer dans cette catégorie. 

Ce constat est à la fois étonnant, navrant et surtout intriguant. Comment expliquer que la FQSG s'associe et collabore à un colloque où l'on ne traitera pas de généalogie ? D'aucuns pourraient s'interroger s'il n'y a pas là apparence de fausse publicité. Il sera intéressant de voir si et surtout de quelle façon la FQSG entend expliquer cette situation quelque peu aberrante lors de la prochaine assemblée générale de ses sociétés membres.   
 

N.B.  Pour la transparence : nous avions soumis à l'été 2012 un projet de conférence en généalogie dont nous ignorons pour quelle raison elle n'a pas été retenue.
 

[Summary :
Some personnal comments on a genealogical symposium in Chicoutimi, Québec.]

mercredi 29 septembre 2010

Un dossier remis sur les rails mais toujours en gare

À la suite de la tenue le 30 mai 2010 à Drummondville de l'assemblée générale de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG), de l'information a été mise en ligne sur le site de cette Fédération et qui fait état des récents développements dans le dossier de l'attestation de compétence en généalogie.

Depuis la mise sur pied du Bureau québécois d'attestation de compétence en généalogie (BGACG) en avril 1991, ce dossier a connu quelques rebondissements sans apporter de véritable satisfaction au plan du traitement [voir nos billets publiés le 25 juillet 2007 et le 8 décembre 2008]. Voyons ce qu'il en est de la dernière mouture.

Commentaires :

Des aspects réussis

- la présentation du dossier est claire et le texte s'attaque à la problématique

- l'angle retenu est basé sur l'approche par compétences avec des précisions apportées sur la notion de compétence, et des exemples pour les trois catégories d'attestés

- un allègement de l'administration du processus

- les relations entre la FQSG et les sociétés de généalogie ont été précisées et balisées à l'aune du gros bon sens et du réalisme, et le rôle des sociétés a été précisé ce faisant. Sur ce point, on peut par ailleurs s'interroger si cela se vérifiera dans les sociétés comptant quelques dizaines de membres, soit la grande majorité des sociétés membres de la Fédération

- deux autres éléments souligner : le largage du bénévolat comme élément de compétence, et celui du système de points, deux aspects saugrenus et fort discutables de la version précédente.

Des aspects moins bien réussis

- le texte fait état de filiation alors que la généalogie s'intéresse aux relations de parenté, un champ d'investigation plus large

- l'examen (point 5.1) qui sera fait par le BQACG constitue toujours un mystère; on ignore tout de son contenu, de ses modalités et, surtout, de sa portée; pourtant, la clé du caractère sérieux de la démarche réside là

- ne ressort pas clairement de l'information disponible le fait que la démarche généalogique est et doit être basée sur la preuve généalogique [les Américains parlent de la Genealogical Proof Standard ou GPS]; pour ce faire, des éléments essentiels doivent être présents dont, à titre d'exemples, la façon de citer les sources utilisées de même que le traitement d'informations conflictuelles

- la notion de compétence présentée dans le document reflète une vision traditionnelle, statique et «en silo» de la discipline; aucune vision d'ensemble ou intégratrice n'est présente comme en témoigne le faible nombre de compétences transversales et/ou de notions comme celle de réseau (familial, de proximité ou social); de même, elle ne fait pas référence également à des situations rencontrées fréquemment dans la recherche, et dont le traitement permet de discriminer entre les chercheurs : par exemple, nulle mention du croisement de certaines sources et/ou encore de leur exploitation en tandem. De même et de façon plus inquiétante, quid des situations qui requièrent de mener une enquête généalogique (traité de façon sibylline au point 4.2.8) et au cours de laquelle le traitement des éléments de preuve par le chercheur [particulièrement lorsqu'ils sont conflictuels] permet de jauger sa capacité de recherche ? D'autres situations analogues pourraient être évoquées [pensons aux homonymes, aux actes incomplets, manquants ou erronés...]; les difficultés réelles résident là et sont souvent de taille. En somme, les compétences listées sont un peu courtes, pointues et peu horizontales. D'un point de vue plus large, on peut dès lors s'interroger si la FGSG a la capacité réelle d'assumer pleinement et correctement tout ce qu'exige cette approche par compétences qui se doit d'être vue et comprise comme un tout

- un traitement étriqué de l'éthique : cet aspect avec son caractère de plus en plus actuel en raison des interpellations lourdes à la discipline ne peut se réduire au seul contenu du code de déontologie; sur ce point, une des sources mentionnées dans le document de support [qui n'est plus accessible en ligne...] au bas de la page 17 est une source illégale ! Pour le moins étonnant de la part de la FQSG

- des attestés à vie ou une tache indélébile...! L'attribution d'une attestation n'est liée à aucune limite dans le temps (point 5). Une position étonnante et qui se défend mal considérant l'évolution du secteur [par exemple et, récemment, l'analyse de l'ADN...]; il y a là un mauvais signal lancé aux chercheurs par la FQSG à l'effet qu'elle ne croît nullement à la formation continue

- la remise à un candidat par le président du jury (point 5.2.6) d'une seule synthèse des évaluations et commentaires des juges est insuffisante; le respect du travail effectué et présenté par un candidat mérite pour le moins que ce dernier reçoive l'intégralité des commentaires et des évaluations qualitatives ou quantitatives effectuées, le tout accompagné de commentaires personnalisés

- les éléments relatifs à la publication de travaux ne portent que sur l'imprimé, une situation qui ignore la possibilité pourtant réelle de publier en ligne

- la faiblesse de ce dossier au fil des ans tient en partie à la faible prise en charge de son contenu par les attestés eux-mêmes. Pour l'avenir, c'est à l'intérieur du bassin des attestés actuels que le flambeau devra être repris. L'expérience passée à ce chapitre laisse craindre une stagnation dans le traitement de ce dossier. Pourtant, le défi qui est lancé aux attestés est réel et de taille : justifier leur titre d'attestés et baliser correctement ceux qui seront attribués à l'avenir

- un aspect mineur mais agaçant : l'obligation pour un candidat de produire dans son portfolio un tableau en éventail de ses ancêtres sur 10 générations [et non une roue de paon comme appelé au point 4.1.3] fait en sorte d'exclure les candidatures de personnes adoptées ou nées de parents inconnus; une discrimination qui aurait pu être facilement évitée notamment pour ces personnes pour qui la recherche de leurs origines prend une signification toute particulière et personnelle.


Au net, un dossier qui a évolué dans le bon sens et dont des éléments ont été clarifiés. Par ailleurs, des éléments importants de contenu manquent encore pour camper solidement le sérieux de la démarche. À suivre...


[Summary :
Some comments on the latest version of a document on skills accreditation by the BQACG in Québec.]

lundi 8 décembre 2008

Des points «Air Miles» avec votre formation?

Le Bureau québécois d'attestation de compétence en généalogie (BQACG; Bureau) a fait connaître les modalités de la nouvelle approche pour l’attestation des compétences sous le titre La compétence en généalogie et les généalogistes; ce document est daté du 10 novembre 2008.

Cette approche s’appuie sur le processus de formation continue du généalogiste. Ce nouveau processus met l'accent à la fois sur l'acquisition de connaissance et sur l'évaluation de celles-ci. Il exige la collaboration des sociétés de généalogie et des généalogistes tout en valorisant les publications, la communication ainsi que le développement du milieu généalogique.

Un dossier qui date d’avant la création du Bureau en 1990

- durant cette période, le Bureau a cherché et cherche encore à positionner correctement ce dossier; il y a là matière à s’interroger sur les raisons qui peuvent expliquer cette situation anormale
- avec du recul, les éléments suivants peuvent être mis de l’avant :
- une incapacité du Bureau de se limiter à son rôle premier et de se doter d’une expertise et d’instruments pour l’assumer pleinement
- un besoin tout à fait légitime et viscéral du Bureau de voir ses membres reconnus
- au plan de la formation, une tendance à s’attribuer des responsabilités qui ne sont pas les siennes, ce qui a constamment été à l’origine de relations malaisées avec les sociétés de généalogie.
Dans sa dernière facture mise en ligne, ce dossier reflète la plupart des points mentionnés plus haut :

- d’emblée, ce qui étonne le plus et en même temps en constitue la plus grande faiblesse réside dans la partie congrue dévolue à la vérification des compétences; comme il s’agit de la mission première du Bureau et de la raison pour laquelle ce dernier a été mis sur pied, les chercheurs auraient été en droit de s’attendre à ce que le tout porte principalement sur cet aspect
- pour le reste et comme il est mal aiguillé au départ, son économie générale est à l’avenant
- entre autres choses, le partage des responsabilités évoqué entre le Bureau et les sociétés au plan de la formation ne tient pas la route; sur ce plan, ce projet présente plusieurs similitudes avec celui que nous avions commenté dans un message daté du 26 juillet 2007
- avoir recours à une méthode d’allocation de points dans un processus constitue une opération risquée et sujette avec raison à discussion [on aura compris que le titre du présent message origine de là] : sur quoi fonder la pondération, le poids relatif des blocs ou d’un élément au regard d’un autre… ?
- avec une telle façon de procéder une attention particulière s’impose dans le but d’éviter le danger d’additionner des pommes et des oranges; à titre d’exemple : le fait d’être membre d’une société, de signer le code de déontologie, d’assister à un atelier de formation, de faire du bénévolat… ou d’être nommé généalogiste émérite vaut 1 point! Des explications s’imposent…
- un autre exemple encore plus étonnant : un formateur qui aurait conçu un atelier de formation sur la paléographie se verrait attribuer 10 points alors que tout chercheur qui y assisterait en aurait 15 !!?? Cherchez l’erreur
- il est prévu d’effectuer la vérification des compétences par un examen disponible sur Internet et dont la correction serait automatisée! Pour les aspects pédagogiques, une telle façon de faire nécessite des expertises particulières pour en fonder la crédibilité et la confidentialité. De plus, y voir là une façon de réduire les coûts relève de la pensée magique
- la prise en compte des activités de bénévolat dans un tel dossier semblerait constituer une première mondiale à ce chapitre; au fait, s’agit-il là d’une bonne idée dans ce contexte? Rien n’est moins sûr
- un des effets secondaires de la mise en place de cette approche serait de classer les généalogistes selon une gradation de compétences; une telle distinction dans la quête de la «sagesse généalogique» [sont-ce les sept paliers de la sagesse ?] n’existait pas formellement avant; une des classes regrouperait des «généalogistes en herbe»! Doit-on comprendre par là que d’aucuns pourraient décrire ces derniers comme broutant au milieu du vert pré de la généalogie? ou encore ruminant leurs connaissances acquises?
- jusqu’ici, les généalogistes émérites ont été nommés ou acceptés tel quel par le Bureau; avec cette réforme, ils pourraient être reconnus par le Bureau après évaluation. Tantôt, devra-t-on faire une distinction parmi ces généalogistes émérites entre les nommés, les agréés et les reconnus? Sur ce même point et comme le Bureau a jusqu’ici nommé 61 généalogistes émérites, soit davantage que les 59 généalogistes agréés, le nom de ce dernier devrait peut-être être modifié pour refléter cette situation
- la mise en place de la réforme nécessiterait la tenue et la mise à jour de nombreux dossiers par un registraire; cela se entraînera notamment pour les sociétés la création de listes particulières et spécifiques; sur cet aspect, le fardeau devra être assumé par les sociétés qui s’en seraient sûrement passé. De plus, une question éthique se pose ici
- …

Bref, force est de constater que ce dossier du Bureau demeure toujours mal positionné et de nombreuses ficelles restent à être attachées. Dommage…


[Summary :

Some comments on the latest version of a document on skills accreditation by the BQACG in Québec.]

mardi 5 août 2008

Une modalité à mettre en œuvre?

Aux États-Unis, la Federation of Genealogical Societies vient d’annoncer un programme de rabais à l’intention de ses sociétés membres sous l’appellation "Bring the Whole Gang" Member Society Discount. Ce rabais vise à inciter les sociétés de généalogie à faire en sorte que davantage de leurs membres s’inscrivent à toutes les activités prévues à sa prochaine conférence annuelle qui se tiendra à Philadelphie en septembre 2008.

Au Québec, la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG) pourrait mener une réflexion sur la pertinence et la faisabilité de mettre en œuvre une telle modalité selon des modalités analogues ou différentes et davantage adaptées au contexte québécois.

Pour ce faire, la FQSG devra permettre à tous les chercheurs d’assister à certaines de ces activités présentement réservées à deux seuls représentants de ses sociétés membres.

Une telle façon de faire permettrait peut-être d’assurer une meilleure publicité pour ces activités, d’augmenter le nombre de présences et, après, de faciliter une plus grande diffusion de l’information.

Cette annonce a notamment fait l’objet d’un message publié le 3 août 2008 sur le blogue Eastman’s Online Genealogy Newsletter.


[Summary :

About the FGS Member Society Discount and its possible implementation in Québec.]

lundi 21 mai 2007

Combien sommes-nous?

Dans des documents de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG), le nombre de chercheurs membres de sociétés de généalogie au Québec varie de plus de 20 000 selon le Répertoire des sociétés membres à 35 000 dans un mémoire d’août 2005 présenté dans le cadre des consultations sur la Loi modifiant la Loi sur les organismes publics.

L’écart entre ces deux chiffres est important. De fait, combien de membres les sociétés de généalogie comptent-elles dans leur rang?

La consultation du Répertoire des sociétés membres de la FQSG permet de répondre à cette interrogation. Sa dernière mise à jour en ligne est datée du 1er décembre 2006 et fournit ces données pour une période comparable.

Selon ce répertoire, les 51 sociétés membres totalisent 14 856 membres.

Un examen attentif des informations de chacune de ces sociétés oblige à y faire des ajustements.

De ce nombre, il faut soustraire :
- 1 385, en raison des membres des sociétés d’histoire et de généalogie comptabilisés à 60 %;
- 1 229, en raison des membres des sociétés d’histoire comptabilisés à 40 %;
- 200 * (estimation) pour les chercheurs membres de plusieurs sociétés en même temps.

Par ailleurs, il faut y ajouter :
- 300 * (estimation) pour les membres des sociétés de généalogie non membres de la Fédération;
- 100 * (estimation) pour les chercheurs autonomes.

On obtient ainsi un nouveau total de 12 442 membres. Dans ce contexte, il est réaliste de penser que les sociétés de généalogie du Québec regroupent tout au plus entre 13 000 et 15 000 membres. Que l’on se le dise!



[Summary :

How many researchers are members of Quebec’ genealogical societies? More than 20 000 or 35 000 according to the FQSG. A close examination of the membership data gives only between 13 000 or 15 000.]

samedi 19 mai 2007

Une discrimination inhérente

Le site de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie fait état sous la rubrique «Programme» [!] du texte relatif au Remboursement des frais reliés au déplacement d’un conférencier ou d’un formateur en région qui date d’avril 2006.

Cette mesure ne s’adresse qu’aux sociétés situées en région, soit à plus de 200 kilomètres de Montréal ou de Québec, et pour lesquelles un conférencier ou un formateur aura une distance de 250 kilomètres aller-retour à faire pour se rendre dans une de ces sociétés.

Les objectifs de cette politique sont tout à fait louables :
- favoriser la tenue d’activités de formation, sous forme de conférence ou d’atelier;
- ce dans les sociétés de généalogie défavorisées par une localisation excentrique.

Les modalités prévues pour le remboursement tombent sous le sens commun, dont la présentation de factures.

Par ailleurs, la mise en application de cette mesure institue de fait deux types de sociétés basés sur le seul critère du territoire.

La lecture sous-jacente de la réalité des sociétés de généalogie, et particulièrement de leurs besoins de formation, est en partie erronée :

- personne ne met en doute le fait que les sociétés éloignées font face à un contexte plus difficile et à des difficultés additionnelles au plan de la formation;
- par ailleurs, l’état de la formation dans les sociétés du Québec exclues de cette mesure est pour le moins fort disparate au plan de l’offre et de la prestation des activités, et ce en dépit des besoins plus nombreux en raison de la présence d’un plus grand nombre de chercheurs;
- de fait, des sociétés situées près de Montréal et de Québec connaissent des situations qui se rapprochent de celles vécues par les sociétés des régions éloignées.

Les critères retenus par la Fédération auraient pu être modulés autrement pour atténuer cette discrimination intrinsèque et fort discutable. Ce faisant et avec le même budget alloué, davantage de sociétés et de chercheurs pourraient recevoir de la formation par le biais de cette mesure.

Suggestions :

- procéder en priorité à l’examen des demandes en provenance de sociétés éloignées;
- réserver une partie du budget alloué à ces demandes;
- par la suite, procéder à l’examen des autres demandes, notamment au regard de leur pertinence et de critères à définir;
- accorder la priorité aux demandes pour lesquelles des sociétés se sont regroupées à cet effet.


[Summary :

A FQSG’s rule dealing with the reimbursement of formation’s expenses is discriminatory and based on distance. Since the needs of formation are analog for many genealogical societies near Montreal and Quebec, suggestions are made to deal with and ease that attenuate that intrinsic discrimination.]