Affichage des articles dont le libellé est marché. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est marché. Afficher tous les articles

samedi 8 mars 2008

Des travaux pour une maison située à la Canardière

Un des actes du greffe du notaire Étienne Boudreault et daté du 15 décembre 1821 concerne un marché intervenu entre Jean-Baptiste Caillouette et le maître-boulanger Étienne Simard demeurant à la Haute ville de Québec, rue St-Jean.

Les travaux de menuiserie seront effectués sur une maison de 40 pieds de front sur 30 pieds de profondeur et située «...au lieu nommé La Canardière». Parmi les travaux à faire, notons un plancher de bois et «...un escalier simple mais bien commode» pour aller au grenier. Ces travaux devront être terminés pour le dernier jour du mois d'octobre 1822 et pour la somme de 60 livres. La moitié de cette somme sera payée au cours de l'été et l'autre moitié, le 1er mai 1823.

Devant ce même notaire en date du 17 janvier 1822, le maître-menuisier Jacques Laurencelle, père, demeurant au Faubourg St-Roch conclue un marché (# 1721) avec Jean-Baptiste Caillouette dans le but de faire des ouvrages de menuiserie à une maison située «...au lieu de la Canardière» et appartenant au sieur Étienne Simard.

Ces travaux devront être livrés le 15 octobre prochain pour le prix de 95 livres qui seront payées de la manière suivante : 50 livres le 1er juin, 25 livres au cours du mois d'octobre et 20 livres le 1er novembre 1822, le tout sans intérêt. Parmi les travaux à effectuer, il est fait mention d'une grande porte d'église qui aura 8 pieds de large par 16 pieds de haut. Plus loin dans le texte de ce marché, on apprend que cette porte est destinée à la troisième église de St-Nicolas. On retrouve à la fin de cet acte une quittance au montant de 50 livres datée du 11 septembre 1822. De même, le 23 septembre 1822, Jean-Baptiste Caillouette consent à ce que la somme de 30 livres qui lui est due par Étienne Simard en vertu d'un marché passé le 15 décembre 1821 devant le même notaire soit payée à Jacques Laurencelle.

Commentaires :

- il s’agit là d’un bel exemple de transactions complexes qui étaient alors réglées en ayant recours à des actes notariés, la rareté du numéraire aidant;
- la localisation de cette maison illustre bien que la croissance de la ville de Québec avait déjà commencé à déborder de son cadre original;
- une analyse fine de tels actes permet d’identifier le réseau de relations existant dans le milieu de la construction à Québec.

[Summary :

Works for the improvement of a house located near Québec City.]

lundi 3 mars 2008

Le clocher de l'église de St-François de l'Île d'Orléans

Devant le notaire Jean Bélanger en date du 7 août 1821 (# 8547), un marché intervient entre Jean-Baptiste Caillouette et les marguillers de la paroisse St-François de l'Île d'Orléans représentés par le sieur Michel Émond.

Les ouvrages prévus consistent à démolir le clocher existant qui ne peut être réparé et à en construire un neuf suivant le plan que Jean-Baptiste Caillouettea montré. Il s'agit ici du second clocher, le premier ayant été construit par Gabriel Gosselin en 1737 tel qu’indiqué à la page 160 de l’ouvrage de Pierre-Georges Roy, Les vieilles églises de la province de Québec, 1647-1900. [Québec, Commission des monuments historiques, 1925]

Ce clocher sera également démoli et reconstruit en 1863. Le bois utilisé sera de l'épinette grise ou du pin rouge que Jean-Baptiste Caillouette taillera à Québec et fera transporter à ses frais. Quatre mois sont alloués pour ces travaux. Le prix convenu est de 100 livres dont 75 seront versées pendant ou à la fin des travaux et le solde au 1er mai 1822. Une copie du procès verbal d'une réunion de l'assemblée de fabrique est jointe à cet acte. Dans ce texte, il est fait mention du sieur «Caillouët» qui verra à se nourrir lui et ses ouvriers. Cette réunion a eu lieu le 5 août 1822 et avait été convoquée «...au son de la cloche et tenue à la sacristie».

Cette assemblée de fabrique réunissait les syndics suivants: Michel Émond, François Asselin, Louis Gagnon, François Lemelin, René ? , Louis Guérard, François Pierre Deblois, Louis Lepage, Jean-Baptiste Cazeau et J. Gagnon, prêtre. Un reçu a été émis par Jean-Baptiste Caillouette et daté du 30 septembre 1821 [source : archives de la paroisse St-François de l'Île d'Orléans].


[Summary :

The deal to demolish and erect a new church tower for the St-François’parish (Île d’Orléans).]

mardi 1 janvier 2008

Une marque dans le ciel de Québec

La Ville de Québec célèbrera, en 2008, son 400e anniversaire de fondation. Pour Gilles Cailllouet et ses descendants, cette ville a une signification particulière dans leur épopée en Amérique du Nord. Québec a d’abord accueilli l’ancêtre à son arrivée en Nouvelle-France et le mariage de ce dernier avec Marie-Anne Méthot y a été célébré le 12 mai 1750 dans la paroisse Notre-Dame de Québec. Plus tard, certains de ses descendants y ont résidé à diverses époques et ce durant plus de 150 ans. Encore aujourd’hui, des dizaines de ses descendants y ont leur résidence.

Cet anniversaire nous fournira une occasion de souligner tout au cours de 2008 de quelle façon cette famille a été mêlée à l’histoire et au développement de la ville. Déjà, six des messages parus sur ce blogue en 2007 en ont évoqué diverses péripéties (voir les messages des 2 et 21 juin, 6 juillet, 7 août, 1er et 26 septembre).

Dans le greffe du notaire Pierre Laforce, le document # 2033 daté du 28 juillet 1823 porte sur un marché entre J. Bte Caillouet «maitre entrepreneur de bâtisses demeurant en cette ville de Québec» et George Clark «mtre menuisier aussi de cette ville».

Ce marché est fait pour le prix et somme de quarante livres au cours actuel de la province du Bas-Canada et porte sur des ouvrages de charpente à faire et à parfaire à savoir :
«…D’élever la charpente de la couverture de l’église St. Andrews de trois pieds de hauteur, de faire les pignons du nord-est en croupe et poser des ceintres sur toutes les farmes nouvelles et remplacer celles quil brisera ceux anciennes farmes icelles posées a même distance, de la dite église St-Andrews…».

Encore aujourd’hui, un visiteur qui déambule dans le Vieux Québec rue Dauphine, près de Cook et de Ste-Anne peut constater que ces travaux ont été réalisés tels que convenus dans ce marché datant de plus de 185 ans.

Jean-Baptiste Caillouette est l’époux de Marie-Thècle Levasseur et est membre de la troisième génération des descendants de Gilles Caillouet.


[Summary :

The contract for the lifting of the roof of St. Andrews’ church in Old Québec City.]