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lundi 17 avril 2023

Les signatures de plusieurs Boudreau


Les registres de la paroisse Saint-Joseph de Deschambault pour le 20 janvier 1777 font état du mariage suivant :


«M. 2   Eustache Belisle et Marie Raimon


   Lan mil sept cent soixante et dix sept le vingt de janvier après avoir publié par trois dimanches consecutifs les bancs de mariage entre Eustache Belisle fils d’Eustache Belisle et de Marie Rollet et Marie Raimon fille de Charles Raimon et de Madeleine Sensenne tous habitant de la paroisse de Dechambault : ne s’étant ___ decouvert aucun empechement au dit mariage Je Soussigné Prêtre faisant les fonctions curiales dans la ditte paroisse certifie leur avoir donné la benediction nuptiale avec les ceremonies de l Eglise en presence Dustache Belisle de Joseph Belille pere et cousin de l Epoux de Charles Raimon de Jean Boudro pere et cousin de l Epouse de Baptiste Rollet de Joseph Marcot et plusieurs autres tant parants qu’amis les uns ont Signé avec nous les autres ont declaré ne Scavoir Signer de ce Enquis suivant lordonnance

    Louis Rousseau      Charles boudrot

   Francois Nau    Jean Boudro    P. RouSseau

   David Boudreau       R Lafleche.

                              J. Fillion Ptre».


Noter les variations des noms de famille dans le texte de l’acte et les signatures, et le fait qu’il s’agit d’un registre recopié pour la copie religieuse.



[Summary :
The church record for a ma
rriage in Deschambault, Québec.]

jeudi 7 juillet 2022

Leurs cinq enfants baptisés le même jour

 

Les registres de la paroisse Sainte-Suzanne-de-Boundary-Line pour le 5 août 1901 font état de cinq actes de baptême consécutifs. Ces actes concernent les enfants de Thomas Blais (Blake) cultivateur et de Marguerite Anne Sweeny.


Ces cinq enfants sont les suivants :

                Berthe Mable Alice née le 9 décembre 1892

                Thomas Francis Albert né le 28 novembre 1894

                Joseph Seth né le 27 novembre 1896

                Louis Eddison né le 18 mars 1899

                Flore Arthémise née le 3 mars 1901.


Noter que chacun de ces enfants a un parrain et une marraine différents.



[Summary :
Some comments pertaining to five baptisms of five children in Stanhope, Québec.]

lundi 6 juin 2022

Les comptes du curé


Les registres de la paroisse Saint-François-de-Sales de Neuville pour le 9 mai 1728 font état des informations suivantes :


«S   aujourdhui 9 de may les marguilliers m’ont Satisfait des enterrements cy dessus marquez    Dumont Cure de Neuville».


D’autres inscriptions semblables portant sur ce même sujet se retrouvent dans la seule copie religieuse de ce registre.

 


[Summary :

Some personnal notes of the parish priest in the church records of Neuville, Québec.]

vendredi 15 octobre 2021

Baptisé à Londres et inscrit dans le registre de Québec

 

Les registres de la paroisse Notre Dame de Québec pour le 31 décembre 1899 font état de l’information et de l’acte de baptême suivants :


 


Le début se lit comme suit :


       «A la demande du Dr Docteur Docile Brousseau, père de l’enfant, résidant en cette paroisse, nous avons inséré dans ce régistre l’extrait de baptême de Son enfant né à Londres, Angleterre, le 18 Mai 1899 – et certifié correct par la signature du Réverend Jos. F. Prince.». 


Les information tirées de l'acte original sont placée à la suite. Noter qu’il s’agit d’un acte de baptême catholique, ce qui a sûrement facilité la décision du curé François-Xavier Faguy de Québec de l’insérer dans le registre de sa paroisse.


Pour mémoire, depuis le 1er janvier 1994, le Directeur de l’état civil (DEC) est habilité à insérer au registre de l’état civil du Québec, sur demande, les actes d’état civil faits hors du Québec.


Le nom de famille de la mère a été donné parmi les prénoms de l’enfant. Un bel exemple qui permet d’illustrer la discrétion exercée par certains curés.



[Summary :

The church record for the baptism of a boy in Québec, Québec.]

vendredi 5 février 2021

Les registres de Saint-Eustache pour les années 1834 à 1836

 

Les événements de 1837 à Saint-Eustache ont eu des conséquences diverses et importantes pour le Québec. Un billet publié le 1er décembre 2008 a traité de l’obligation de reconstituer les registres de cette paroisse pour l’année 1837 dans le but de remplacer ceux détruits dans l’incendie du presbytère.


La consultation des registres de cette paroisse pour les années 1834, 1835 et 1836 illustre que les dommages subis alors ont eu des conséquences sur ces registres. En effet, la copie religieuse de ces registres pour ces années a été également détruite. D’où l’obligation de reconstituer cette copie religieuse à partir de la copie civile toujours disponible au palais de justice.


Au tout début de la copie religieuse du registre pour l’année 1836, on peut lire la note suivante :


«Extrait des Régistres des Actes de Baptêmes, Mariages & Sépultures faits dans la paroisse de St Eustache, depuis le vingt deux Juin mil huit cent trente quatre inclusivement, jusqu’au trente & Décembre un mil huit cent trente six aussi inclusivement. Les dits extraits levés pour remplacer les doubles des Régistres qui ont été consumés dans l’incendie de l’Eglise, de la Sacristie et du Presbytère de la dite paroisse St Eustache arrivé le quatorze du Mois de décembre de l’année Mil huit cent trente Sept.».


De même, à la toute fin de la copie religieuse de ce même registre pour l’année 1836, on peut lire la note suivante :

 

«Nous Soussignés Protonotaires de la Cour du Banc du Roi, du District de Montréal, certifions que tous les actes de baptemes, mariages et sépultures contenus dans ce Régistre jusqu’au Recto du présent feuillet No 101, ont été copiés en notre Bureau par l’un de nos employés sur les régistres qui ont été déposés dans les archives de la dite Cour dont nous sommes les Dépositaires.

                                   Montreal, Ce 30e decembre 1840

                                    Monk  mond?? Pnth. ».


Commentaires :

-       toute opération visant à reconstituer une version d’un registre est susceptible d’être incomplète :

-       et ce notamment dans le cas de la copie religieuse qui est la plupart du temps plus riche que la copie civile. Pensons à la présence possible de certaines annotations marginales relatives à l’état religieux d’une personne ou d’actes autres ; de plus, dans le cas de signatures, une mention avec le nom du signataire est faite, mais la signature elle-même n’est pas reprise ;

-       vérification faite, cette copie religieuse diffère de la copie civile notamment au regard des points suivants :

-       la numérotation des actes n’a pas été reprise ;

-       l’index annuel, appelé «Table alphabétique» dans la copie civile, n’a été recopié pour cette période ;

-       enfin, il faut noter la date de la seconde note indiquant que cette opération a été complétée plus de trois ans après les événements.



[Summary :

Some comments pertaining to the church records in Saint-Eustache, Québec.]

dimanche 1 novembre 2020

Le curé rédige le certificat d’authentication

 

Les registres de la paroisse d’Yamachiche pour l’année 1784 font état du certificat d’authentication suivant :


                    «Régistre

Des Baptêmes, Mariages et enterrements faits dans Laparoisse Sainte Anne D’yamachiche Commencé Le quatrieme jour de janvier de l’année mil sept cens quatre vingt quatre, Contenant dix feuillet Celui Cy Compris et fini le vingt huit de décembre dela même année, Coté et paraphé par premier et dernier Suivant L’ordce par Nous pretre curé d’yamachiche soussigné.

                           Bertrand ptre».


À la fin du registre pour cette même année, on trouve :


«Le present Régistre a été collationné a Loriginal par Nous prete Curé Soussigné

                                Bertrand ptre».


La mention de la date du début et de la fin du registre suggère que ce registre est une copie. Ce document se trouve sur le premier feuillet du registre pour cette année.


Une vérification effectuée dans le registre pour les années 1782 et 1783 permet de constater l’une absence d’un certificat d’authentication et d’indication de dépôt de la copie civile du registre.


En ce qui a trait à l’année 1785, la note suivante placée au début du registre de l’année 1786 est explicite :


«Le present Régistre ne nous étant pas parvenu atemps, nous avons été obligé de porter Sur Celui de mil sept cent quatre vingt cinq les actes du mois de janvier de la presente année, et ceux du mois de janvier dela même année comme copie Sur celui cy. en foi de quoi nous avons signé les presentes pour Servir aceque de raison fait a yamachiche le quatorze fevrier 1786.

                         Bertrand ptre».



[Summary :
Some comments on the keeping of the church records in Yamachiche, Québec.]

samedi 29 août 2020

Le premier registre de l’état civil

 

Parmi les chercheurs en généalogie, un consensus existe à l’effet que le premier registre de l’état civil est celui de la paroisse Notre-Dame de Québec. Les images de ce registre sont accessibles sur Internet notamment sur les sites FamilySearch, Généalogie Québec et Ancestry.ca.


Le premier acte porte la date du 24 octobre 1621 mais il a été rédigé en 1640. En effet, le registre paroissial original a été détruit lors d’un incendie le 15 juin 1640. Il s’agit donc d’un registre reconstitué pour lequel on a fait appel à la mémoire de particuliers ; il partage les caractéristiques de ce genre de registre soit d’être incomplet au plan des signatures et de quelques actes, le cas échéant. Noter que le registre est structuré par type d’acte [baptême, mariage, sépulture] et, par la suite, de façon  chronologique, une façon de faire que l’on retrouvera plus tard dans les registres de la paroisse Notre Dame de Montréal notamment.


Au fait, s’agit-il vraiment du premier registre de l’état civil ? Il ne faut pas oublier l’expédition de Jacques Cartier et de Jean-François de LaRocque de Roberval qui témoigne d’une tentative de colonisation française en Amérique. Dans le cadre de ce projet de colonie, deux forts ont été construits au confluent de la rivière Cap-Rouge et du fleuve Saint-Laurent.


L’ouvrage suivant dont la consultation s’impose en raison de la richesse des informations en rend compte de façon détaillée :


Gilles Samson et Robert Fiset, Chantier archéologique Cartier-Roberval Rapport des fouilles 2007-2008, Québec, Commission de la capitale nationale du Québec, août 2013, 464 pages.


Pour notre propos, notons les éléments suivants :

-       il s’agit d’une expédition commandée par le roi de France par le truchement de deux commissions ; ce dernier avait même obtenu l’appui du pape Clément VII [page 15] ;

-       outre la colonisation, un autre objectif était l’expansion de la foi chrétienne [page 19] ;

-       des moyens importants sont déployés [en nombre de navires (cinq) et de personnes (un nombre estimé à 280-290) page 20] ;

-       la tentative  de colonisation s’est étalée sur plusieurs mois de 1541 à 1543 ;

-       la présence de prêtres est fortement probable comme l’illustre l’extrait suivant : «La présence du clergé est extrapolée d’une carte de Desceliers sur laquelle des personnages semblent porter un habillement religieux. De plus, le mémoire de 1538 et un rapport secret d’un espion espagnol font état, respectivement, de 6 et 10 membres de l’Église au sein de l’expédition.» [page 57] ;

-       plusieurs décès sont survenus à la suite notamment d’attaques d’indiens [35 au printemps 1542], du scorbut ou autrement [environ 50 personnes à l’hiver 1542-1543] et de naufrage [8 en juin 1543], soit 93 personnes au moins au total ;

-       enfin l’expédition comprenait des femmes et des enfants, ce qui a pu mener à la rédaction d’actes de baptême ou de mariage.


Dans ce contexte, la présence d’un registre de l’état civil tout au long de cette expédition est fort vraisemblable et son contenu devait contenir à tout le moins plusieurs actes de sépulture ; ces actes ont pu être rédigés sur des feuilles volantes qui auraient été rapatriées en France en 1543 et versées aux archives.


Il est à espérer qu’un chercheur trouvera éventuellement dans les archives françaises ces documents de l’état civil relatifs à la première tentative de colonisation.

 

 

[Some personnal comments pertaining to the first church record in Québec, Québec.]

samedi 8 août 2020

Le Rituel du diocèse de Québec

 La lecture de cet article s’impose pour une bonne description de ce document :


Claude La Charité, Les deux éditions du Rituel du diocèse de Québec de Mgr de Saint-Vallier, datées de 1703 : de l’édition janséniste à l’édition revue et corrigée par la Compagnie de Jésus  Érudit, numéro 3, 2011, p. 4-117.

Un extrait de cet article fait état qu’il s’agit d’une somme sur la vie quotidienne des colons en Nouvelle-France, qui la documente et l’illustre depuis leur naissance jusqu'à leur mort.


Lire cet article pour en connaître davantage sur l’auteur de ce Rituel.


Nos commentaires porteront sur l’influence de ce Rituel sur les registres catholiques de l’état civil au Québec.


Commentaires :


-       Le contenu du Rituel donne un sens aux gestes posés par les prêtres et les replace dans leur contexte doctrinal pour l’église catholique ; il est axé et structuré en partie sur les sacrements ; or, un registre catholique de l’état civil fait état dans le libellé de la plupart de ces actes justement d’une gestion méticuleuse des sacrements concernés ;

-       il fournit une clé de lecture indispensable pour la compréhension et l’exploitation du contenu des registres catholiques du Québec ;

-       son influence a été très grande sur le contenu des actes de l’état civil des registres catholiques qui représentent plusieurs millions d’actes consignés depuis le début de la Colonie ; depuis sa parution en 1703, il a été de fait le principal manuel disponible pendant de nombreuses années pour la gestion des registres catholiques ; il a probablement fait l’objet d’une large diffusion auprès des personnes «…employéz à la conduite des âmes…» dont les membres du clergé ;

-     ce Rituel se veut pratique ce qui se traduit notamment par des formules suggérées pour la rédaction des actes  de baptême [page 554], de mariage [page 555] etde sépulture [«les mortuaires» ; page 559] ; ces formules ont été utilisées dans plusieurs registres et pendant des dizaines d’années ;

-       une lecture attentive de son contenu permet également d’illustrer des thématiques présentes dans les registres catholiques dont les exigences particulières pour les baptêmes, les mariages et les sépultures, le traitement discriminatoire des femmes en filigrane dans le document, le traitement plein d’égards des membres du clergé… ;

-       notons la présence d’une liste classée par mois des Festes observees dans le Diocese de Quebec [placée au début du document] et une Table alphabétique des noms des Saints & Saintes que l’on peut donner aux enfans au Baptême & à la Confirmation [page 573] ;

-       une table des matières [page 593 à 600] permet de localiser les éléments essentiels du contenu.


Au net, un document fort utile pour le chercheur en généalogie au Québec qui s’intéresse particulièrement aux registres catholiques.

 

[Summary :
Some personnal comments on the Rituel du diocèse de Québec.]

vendredi 17 avril 2020

Lequel est décédé le premier ?


Les registres de la paroisse Notre-Dame de Lorette pour le mois de juillet 1857 font état de deux actes de sépulture particuliers.

Dans la copie religieuse du registre et à la date du 13 juillet 1857, l’acte de sépulture numéro 14 est celui de Jean Robitaille, époux de Josephte[1] Girard décédé «…l’avant veille» à l’âge de 66 ans.

Cet acte est suivi de l’acte de sépulture numéro 15 daté du 14 juillet 1857, celui de Jacques Gauvin, époux de Marie Nolin décédé «…l’avant veille» à l’âge de 88 ans.

Dans la copie civile du registre, à la date du 13 juillet 1837, l’acte de sépulture numéro 14 est celui de Jacques Gauvin, époux de Marie Nolin décédé «…l’avant veille» à l’âge de 88 ans.

Cet acte est suivi de l’acte de sépulture numéro 15 daté du 14 juillet 1857, celui de Jean Robitaille, époux de Josephte Girard décédé «…l’avant veille» à l’âge de 66 ans.
                                                                           

La consultation de ces actes dans les copies religieuse et civile du registre soulève l’interrogation mentionnée en titre.

Dans un tel cas, nous sommes qu’il y a lieu de privilégier les informations de la copie religieuse au détriment de celles de la copie civile du registre en raison du fait que, pour les registres catholiques, la copie religieuse est généralement rédigée avant la copie civile et est de loin mieux tenue. À l’évidence, des notes appropriées doivent être rédigées pour décrire la situation et expliquer le choix effectué. Enfin, se rappeler que le rédacteur de ces deux actes, le curé Joseph Laberge, a officié dans cette paroisse durant 45 ans à titre de curé entre 1832 et 1877 et que sa tenue des registres laissait souvent à désirer.

Nos remerciements à Jean Robitaille pour avoir porté cette situation à notre attention.




[Summary :
Some comments about the church records of two men in L’Ancienne-Lorette, Québec.]

[1] Ce prénom n’est qu’indiqué que dans la seule copie civile du registre.

vendredi 27 mars 2020

À propos de l’année 1836


Les registres de la paroisse Notre Dame de Lorette pour l’année 1836 font état de l’information suivante :


                 «N.B. L’année 1836, a été remarquable
                                             -------
I    Par une sécheresse extraordinaire, quoique le printemps aît été assez pluvieux.
Les grains semés de bonheur prirent le dessus et rapportèrent assez abondamment
Les autres seméstard ne purent lever qu’au milieu de l’été et ne rapportèrent presque rien.
Parrapport à ces dernier, ils auraient encore assez rapportés sans plusieurs grandes gelés arrivés dès le mois d’aout.
Le foin fut à peu près moitié moindre qu’a l’ordinaire.
Les jardinages, furent presque rien.
Point d’oignons. – Point de citrouilles. – point de concombres.    Les choux assez en abondance.
Les patates manquèrent généralement parraport à la semence qui ne leva point. Les Beaucoup resterent sous la neige, parrapport aux gelés.
II.    Les provisions de bouche etoient extrèmement chères au commencement de l’hiver.
Le lard se vendoit jusqu'à 16 à 17 sol en cochon
Le bœuf - 6 et 9 en quartier.
Les patate 2/6 à 3/ le minot.
La farine est monté jusqu’à S 1,5,0
L’avoine à 2/6 à 3/
Le foin s’est vendu jusqu’à S 4,5,0 le 100.
La paille                           à 2.0,0 le 100
N.B. L’automne a été bien mauvaise, par les pluies, les gelées, et les gros vents.
N.B. encore. Les affaires politiques de Canada n’alloient pas mieux que les autres affaires.
N.B. encore. Il y avoit beaucoup de misère de pauvres dans Quebec, principalement dans St Roch.
                               ----------».


Commentaires :

-       Ces informations se retrouvent à la toute fin du registgre pour cette année immédiatement après un «répertoire» des actes ;
-       Elles ne se trouvent que dans la seule copie religieuse du registre ;
-       Un bel exemple d’un registre catholique qui, à l’occasion prend des airs de chronique pour documenter certains aspects de la vie de la paroisse.




[Summary :
Some comments about some informations in the church records of L’Ancienne-Lorette, Québec.]

dimanche 2 février 2020

La naissance de Cyprien Robitaille


Les registres de la paroisse Notre-Dame-de-l’Annonciation de l’Ancienne-Lorette pour le 10 juillet 1845 font état de l’acte de baptême de Cyprien Robitaille, fils de Jean Robitaille et d’Adélaïde Bidegaré. Il est à noter que cet acte n’est présent que dans la seule copie religieuse du registre.


Pour la même date, la copie civile du registre de cette paroisse fait état du baptême de Rose Délima Robitaille, fille de Jean Robitaille et d’Adélaïde Bidegaré !


Commentaires :

-       Dans les deux actes, les informations suivantes sont les mêmes : le numéro de l’acte [baptême 44], les dates de la naissance et du baptême [8 et 10 juillet], les noms des parents [Jean Robitaille et Adélaïde Bidegaré], les noms des parrain [Jean Robitaille] et marraine [Thérèse Pâquet], le nom et la signature de l’officier de l’état civil [le curé Jean Laberge] ;
-       les index annuels dans chacune des copies font état du baptême de chacun de ces enfants ;
-        les actes de baptême de Cyprien et de sa sœur ont été rédigés en deux temps comme l’indique la couleur différente de l’encre pour les ajouts postérieurs portant sur le prénom des enfants et celui de la marraine ;
-        curieusement, et dans la seule copie religieuse du registre, un acte de baptême incomplet et biffé a été rédigé pour la même journée du 10 juillet ; cette situation s’explique vraisemblablement par l’insertion d’un acte de baptême daté du 7 juillet ;
-       habituellement, les copies religieuse et civile des registres sont des copies miroirs l’une de l’autre, ce qui à l’évidence n’est pas le cas ici ;
-       la façon d’inscrire des jumeaux dans un registre de l’état civil varie : soit dans un acte commun, soit dans des actes distincts avec mention ou non qu’il s’agit de jumeaux ;
-       dans les recensements canadiens postérieurs, Cyprien et sa soeur Rose Délima n’ont jamais le même âge, et celui de Cyprien est plus jeune de trois ans ;
-       sa carte mortuaire mentionne qu’il est décédé dans la paroisse Saint-Roch de Québec le 8 janvier 1912 à l’âge de 63 ans ;
-       son acte de sépulture dans les registres de la paroisse Saint-Roch de Québec pour le 13 janvier 1912 fait état qu’il est décédé le 8 janvier à l’âge de «…soixante-trois ans et quatre mois…», ce qui suggère qu’il serait né à l’automne 1848 ;
-       or, aucun autre acte de baptême au nom de Cyprien ne peut être trouvé pour l’année 1848 ou les années autres que 1845 ! ;
-       il est important de se rappeler que le contenu d’un registre de l’état civil a valeur légale et est réputé authentique. Dans le cas de ce registre, aucune indice ne permet de croire qu’un des ces actes a pu être inséré à une date ultérieure que celle de la confection du registre. Dans ce contexte, nous sommes d’avis qu’il faut considérer que Cyprien est né le 8 juillet et a été baptisé le 10 juillet 1845 ; lui et sa sœur Rose Délima sont jumeau et jumelle. Nous ignorons de quelle façon expliquer les entrées pour le moins inhabituelles de leur acte de baptême respectif dans le registre par le curé Joseph Labelle ;
-       noter que, dans cette famille, des jumeaux [«Cérille» et Charles] sont nés et ont été baptisés le 13 juin 1843.



[Summary :
Some comments pertaining to the date of birth of Cyprien Robitaille in Québec, Québec.]


P.s.
Nos remerciements à Jean Robitaille pour avoir porté cette situation à notre attention et à Michel Drolet et Paul Lessard pour leur collaboration.

lundi 15 juillet 2019

Ces registres sont en Ontario


Les registres de la paroisse Sainte-Thérêse-d’Avila d’Amos pour l’année 1915 font état de l’information suivante :


«De 1909 a 1913  → les registres
                                  baptême
                                  mariage
                                 sépulture
            sont a Cokrane, Ont.
sous le nom de la paroisse HARRICANA.
A la cathédrale ils ont de 1913 a 1915
Au palais 1915 & suivant
    Source : Père Letendre, Cathédrale.


                                    Cecile Brunet
                                    87/08/13.». 

Cette information manuscrite a été rédigée sur une feuille quadrillée qui a été découpée et collée â l’endos de la couverture du registre pour cette année. Cette situation est liée au fait que, durant plusieurs années, des paroisses catholiques de la région de l’Outaouais relevaient de diocèses situés en Ontario. Noter que la période concernée est de cinq ans.




[Summary :
An information pertaining to some church records in Amos, Québec.]

dimanche 25 novembre 2018

Un archivage incomplet à BAnQ


Après 100 ans, le Directeur de l’état civil (DEC) verse à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) la copie civile du registre de l’état civil. C’est notamment le cas pour les registres de l’état civil de 1900 à 1916[1] .
Une fois traités par BAnQ, les images sont mises en ligne dans la Collection numérique.

Commentaires :
-       Le texte de présentation de cette source est trop sommaire.
-       Ces registres couvrent tant les registres catholiques que les registres autres que catholiques.
-       Ils peuvent être consultés selon le lieu où a été rédigé l’acte, le district judiciaire ou par région.

-       Les images en couleur de ces registres sont de qualité remarquable sans compter qu’elles sont gratuites.
-       Il y a lieu de déplorer le fait que le Portail de BANQ soit très mal adapté pour la consultation en ligne d’images classées en ordre chronologique comme un registre de l’état civil.
-       Tel qu’indiqué dans le court mode d’emploi, il faut cliquer sur les rubriques de la partie gauche de l’écran : on obtiendra à droite l'affichage de l'en-tête des pages en format réduit. Pour afficher les pages en grand format, il faut cliquer sur les en-têtes des pages désirées. Cette façon de faire mérite d’être modifiée ; seule une partie congrue de l’écran sert alors pour afficher les images et le passage à une image en grand format est malaisé. En d’autres termes, pour qui veut consulter les images des actes d’une même année doit se résigner à une opération peu conviviale et fastidieuse.
-       Les actes des registres actuellement accessibles dans cette collection sont nombreux : entre 1900 et 1918, leur nombre est estimé[2] à 2 302 557 ; ils couvrent une période importante de l’histoire du Québec et marquée notamment par une émigration importante de la population vers les États-Unis.
-       À ne pas oublier : la consultation de cette copie civile des registres s’impose pour cette période. Elle a été numérisée récemment et elle inclue entre autres les annotations marginales que le DEC a pu y ajouter après 1994. À titre d’exemples, voir le billet publié le 23 juillet 2011 et relatives à certaines de ces annotations. De plus, les copies d’acte émises par le DEC pour les événements survenus entre 1900 et 1993 ont été effectuées à partir de cette seule copie civile du registre.
-       Malheureusement, le Portail de BAnQ ne fait pas état que ce dépôt est incomplet.
-       Pour sa gouverne, le DEC a indexé le contenu de tous les actes de l’état civil entre 1900 et 1993 sans compter ceux qu’il a dressés depuis 1994. En témoigne le fait que les actes ont été cochés en rouge dans la marge de ces registres pour indiquer que l’information été indexée.
-       Il tombe sous le sens qu’un extrait de cet index pour les années 1900 à 1918 devrait être accessible pour compléter le dépôt de ces registres. Et cette problématique s’accentuera à chaque année.
-       On ignore quelle raison explique cette situation. S’il s’agit de contraintes au plan informatique, il est difficile de croire qu’une solution valable ne puisse être  élaborée.
-       Pour un chercheur, le contenu des registres de l’état civil fonde la preuve documentaire en généalogie ; encore faut-il que ce contenu soit complet.




[Summary :
Some remarks about some online civil status records in Québec.]

[1] Les années de début et de fin varient selon les registres ; pour certains, il s’agit de 1901 et pour d’autres 1915.
[2] Ce chiffre est le total du nombre des naissances, des mariages et des décès pour ces années ; ils sont disponibles sur le site de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).