Affichage des articles dont le libellé est Jean-Baptiste Caillouette. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jean-Baptiste Caillouette. Afficher tous les articles

lundi 6 juin 2011

Jean-Baptiste Caillouette

Il est né à Saint-Arsène le 30 avril 1892 et a été baptisé le 30. Il est le fils d'Irénée Cayouette et de Marie-Paméla Gagnon.

Le 27 octobre 1919, il se marie à Saint-Arsène avec Marie-Adélia Saindon, fille d'Arsène Saindon et d'Amanda Dumont; les époux ont alors signé «Adélia Saindon» et «Jean Baptiste Caillouette» au bas de l'acte.

Le 13 février 1972, il décède à Rivière du Loup et est inhumé à Saint-Arsène le 15 à l'âge de 79 ans et 9 mois.


[Summary :
The information about Jean-Baptiste Caillouette.]

vendredi 19 décembre 2008

Jean-Baptiste Caillouette

Les registres de la paroisse St-Louis de Kamouraska pour le 5 juillet 1786 font état de son baptême :

«Lan mil sept cent quatre vingt six le cinq du mois de juillet par nous pr soussigné a été baptisé jean bapt né dhyers au soir fils du legitime mariage de francois coillouet et de marie catherine tardie son epouse le parin a été jean bapt dionne et la maraine mariane tardie tante de lenfant lesquels ont suivant lord
jean baptiste dionne trutault pr
».
Dans la marge, le patronyme est écrit «caillouette».

Jean-Baptiste se mariera, le 19 février 1810, dans la paroisse St-Louis de Kamouraska avec Marie-Thècle Levasseur.

Les registres de la paroisse de Ste-Marie de Beauce font état de sa sépulture le 26 mai 1836 à l’âge de 49 ans et 10 mois :

«Le vingt six Mai, mil huit cent trente six, nous prètre soussigné avons inhumé dans le Cimetière de cette paroisse le corps de Jean Baptiste Caillouette [charpentier], décédé avant hier, âgé de quarante neuf ans, époux de Marie Thècle Levasseur, de cette paroisse. Présents Ambroise Belleau et Thomas Bilodeau, qui n'ont su signer. Un mot en marge bon.
H. Tétrau ptre
».

[Summary :

The informations about Jean-Baptiste Caillouette.]

jeudi 12 juin 2008

La location d'une maison de Ste-Marie de Beauce appartenant à Charles-Frédéric May

Le 11 avril 1835, un bail à loyer intervient devant le notaire Jean-Baptiste Bonneville [# 2438] entre Charles-Fréderic May, de Ste-Marie de Beauce, et Jean-Baptiste Caillouette résidant du même lieu. La durée de ce bail est de deux années débutant le 1er mai 1835.

Le terrain avec une maison dessus a 40 pieds de front et 1 ¼ arpent de profondeur et est situé au lieu nommé «Charlesville». Il est borné en front au chemin du Roi, en profondeur au terrain d'Antoine-Charles Tachereau, au nord-ouest à Pierre Lussier et au sud-est à Charles Tachereau.

Le texte de cet acte notarié est particulièrement difficile à lire et à déchiffrer.


[Summary :

A rental lease for a house in Ste-Marie de Beauce.]

dimanche 1 juin 2008

Des démêlés relatifs à une maison pour William Fraser située sur la rue Champlain

Le 5 avril 1828, le boucher William Fraser, résidant sur la rue Champlain à Québec, loge devant le notaire Louis Panet une protestation [# 2804] contre Jean-Baptiste Caillouette. Ce geste intervient à la suite de quatre marchés sous seing privé passés entre eux les 6 décembre 1827, 17 janvier, 14 mars et 26 avril 1828. Jean-Baptiste Caillouette s'était alors engagé à faire divers ouvrages sur une propriété de la rue Champlain et terminer le tout pour le 1er avril. Ce dernier est sommé de payer la pénalité prévue et de continuer ces ouvrages. Jean-Baptiste Caillouette aurait alors rétorqué que le boucher avait changé les cheminées et fait des changements considérables, ce qui l'a placé dans l'impossibilité de compléter ces marchés.

Le 27 mai 1828, Jean-Baptiste Caillouette et le marchand de Québec Donald Fraser conviennent devant le notaire Thomas Petts Anderson [# 40½ ] d'un règlement arbitré ["Arbitration Bond"). Cet acte est nécessaire à la suite de la construction d'une maison par Jean-Baptiste Caillouette «...sise à Près de Ville». Cette construction donne suite au marché passé sous seing privé et daté du 6 décembre 1827 avec son père, William Fraser. La construction est terminée et Donald Fraser désire maintenant faire examiner, d'ici huit jours, les dits ouvrages par deux experts. Jean-Baptiste Caillouette nomme Louis Carrier, menuisier, et l'autre partie nomme James Brown, architecte de Québec. Un document annexé à cet acte notarié annule une pénalité de 25 louis. Le 20 octobre 1828, Jean-Baptiste Caillouette donne devant le notaire Archibald Campbell [# 4735] une quittance de 20 livres en faveur du marchand Donald Fraser; cette somme représente le solde de 97 livres et 5 chelins à la suite de la transaction intervenue avec le défunt William Fraser. Jean-Baptiste Caillouette s'oblige également de retirer l'action qu'il a déposée devant la Cour du Banc du Roi [# 537] [le retrait de cette cause a été effectuée le 9 décembre 1828] contre ledit Donald Fraser pour les sommes qui lui étaient dues.

Le 25 juillet 1828, la marchand Donald Fraser loge une protestation devant le notaire Louis Panet [# 2977] contre Jean-Baptiste Caillouette dans la résidence de ce dernier sur la rue St-François. Il semble que Jean-Baptiste Caillouette refuse de faire inspecter ces travaux par des arbitres et ne veut pas payer la pénalité de 25 livres prévue. Jean-Baptiste aurait alors répondu qu'il s'en tenait aux protestations qu'il avait faites contre feu William Fraser.

Dans le secteur de la construction, la protection des droits de chacun et le règlement des problèmes et des différends passent souvent par les notaires sinon l’appareil justiciaire. Le cas mentionné plus haut constitue un bel exemple d’une telle situation.


[Summary :

Some disagreements pertaining to the building of a townhouse near Québec.]

vendredi 2 mai 2008

Le clocher de la chapelle Ste-Anne de Ste-Marie de Beauce

Le 1er septembre 1832, Jean-Baptiste Caillouette, résidant de la paroisse St-Joseph de la Pointe de Lévy, est à Ste-Marie de Beauce dans le but de ratifier un marché devant le notaire Jean-Marie Bonneville [# 1892] avec Michel Paradis, maître-charpentier et menuisier de ce lieu, Antoine Villade, curé de cette paroisse, Louis Turcotte et Étienne Vachon dit Pomerleau.

Les deux premiers s'engagent à construire un clocher sur la chapelle Ste-Anne. Les travaux commenceront le lundi suivant pour se terminer à la Toussaint. Il est notamment prévu de poser une croix, une boule et un coq. Le prix de ces travaux est de 40 livres payables le 1er juillet 1833. Il s'agit ici de la deuxième chapelle démolie en août 1891 et qui était érigée à l'emplacement de la chapelle de pierre actuelle.

Devant le même notaire le 10 septembre 1832, un marché et un arrangement [# 1904] interviennent entre Jean-Baptiste «Caillouet» et Michel Paradis. Selon cet arrangement, Jle premier sera reconnu être l'entrepreneur du clocher prévu au contrat du 1er septembre 1832; pour sa part, Michel Paradis s'engage à travailler à la journée pour lui; ce dernier recevra 9 chelins par jour de travail.


[Summary :

Two contracts for the construction of a steeple for the chapel in Ste-Marie de Beauce.]

jeudi 17 avril 2008

Placer son fils aîné

Parmi les documents du greffe du notaire Couillard résidant à la Pointe de Lévis, on peut consulter le texte d’une cession et d’un accord [# 1755] daté du 2 juillet 1831 de Jean-Baptiste Caillouette, charpentier, à Romain Caillouette, «…son fils mineur agé de dixsept ans environ» et Joseph Audet dit Lapointe «…marchand demeurant actuëllement à la pointe Lévy».

Par ce document, une maison de 30 pieds de long sur 25 pieds de large et «…située près deléglise anglaise» (à la Pointe de Lévis) est cédée pour être aménagée et garnie en magasin. Il est passé et signé dans le but de «...faciliter un avantage audit Romain Caillouette». Son fils Romain et ce marchand seront associés en société à cet effet et se partageront les profits.

Commentaires :

- Romain Caillouette est le fils aîné de Jean-Baptiste Caillouette;
- comme il est né à Kamouraska (St-Louis) le 28 février 1813 et baptisé le 1er mars, il est âgé de 18 ans et 3 mois à la signature de cet acte notarié;
- la formule retenue par le père pour lancer son fils en affaires est coûteuse mais intéressante en ce qu’il associe ce dernier à un marchand qui pourra l’entraîner; en d’autres mots, il s’agit d’une forme d’apprentissage.
[Summary :

A notarial deed where a father tries to set up his oldest son as a merchant.]

samedi 12 avril 2008

La location d'une maison de la Pointe de Lévy appartenant à John Davies

Parmi les documents du greffe du notaire René Gabriel Belleau en date du 26 mars 1831, on peut lire le texte d’un bail [# 572] consenti par le cordonnier John Davies de la Pointe de Lévy à Jean-Baptiste Caillette [Caillouette], «...architecte de Québec».

Ce bail d'une durée de trois années concerne une maison de deux étages située à la Pointe de Lévy, en haut de la côte près de l'église protestante. Jean-Baptiste Caillouette aura le droit d'ériger sur le terrain un hangar; pour ce faire, le bailleur fournira 200 planches d'un pouce d'épaisseur et 50 madriers de trois pouces. Il complétera également quatre foyers dont les briques lui seront fournies.

Le prix de cette location est de 20 livres annuellement. La première année, cette somme sera payée à John Miller, épicier de cette ville. Jean-Baptiste Caillouette aura également un droit de préemption en cas de vente de cet immeuble.

[Summary :

The detail of a lease for a house in Pointe de Lévy, Québec.]

lundi 7 avril 2008

Le contrat pour une allonge à la maison de Josephte Mauffet

Le 16 mai 1828, un marché intervient devant le notaire Roger Lelièvre de Québec [# 14048] entre Jean-Baptiste «Caillaouet» et Josephte Mauffet, demeurant dans le Faubourg St-Roch et veuve de Joseph Chalifour.

Cette entente est à l'effet de construire, d'ici le 10 juillet 1828 et pour le prix de 78 livres et 10 chelins, une allonge de 15 pieds par 15 pieds à une demeure existante. Le texte de ce contrat renferme une foule de détails techniques sur les travaux à effectuer. Jean-Baptiste Lespérance, «...charpentier de navires demeurant au Faubourg St-Roch», se porte garant pour Jean-Baptiste Caillouette.

Commentaires :

- dans ce type de document, la graphie des patronyme diffère parfois de celle en usage de nos jours [Mauffet pour Maufette ou Monfette];
- noter la garantie offerte à l’une des parties par la signature d’un autre charpentier;
- le fait que ce dernier soit décrit comme un charpentier de navires illustre bien qu’à cette époque pour certains menuisiers, il n’existait pas de barrière entre la construction en général et celle de navires. L’importance de la construction de navires à cette époque à Québec favorisait de telles situations.

[Summary :

A contract for the extension of a house in Québec.]

mercredi 2 avril 2008

Une action intentée par le marchand Joseph Marcoux

La consultation des documents de la Cour du Banc du Roi en date du 28 mars 1828 font état d’une action [# 1153] du marchand de Québec Joseph Marcoux intentée contre Jean-Baptiste Caillouette pour la somme de 15 livres, 11 chelins et 4 pences pour marchandises reçues.

Dans un compte daté du 25 juillet 1827 et présenté en Cour, il est fait notamment mention des marchandises suivantes qui ont été livrées :

« 7 300 cloux à planche
2 chapeaux
1 paire de botte
1 chapeau de laine
peinture
8 paires de charnières
1 mouchoir
8 vitres
600 cloux
3 1\2 verges de draps
1 mouchoir de soie
».

Commentaires :

- dans un contexte où le numéraire est rare, les transactions entre citoyens se font sur la base du crédit ou du troc;
- quand les choses vont mal, les tribunaux deviennent l’instance appropriée pour régler ce genre de différend;
- pour le chercheur, la difficulté d’interpréter le contenu de tels documents tient notamment à ce que le mouvement de toutes les marchandises et la détermination de leur valeur relative compte tenu que les détails de toutes les transactions ne nous sont pas connus;
- la présente liste constitue un bon exemple où des marchandises diverses destinées à la construction et la consommation personnelle sont mêlées.

[Summary :

An action from a Québec merchant for dry goods sold but not paid.]

dimanche 23 mars 2008

Un rapport d’experts relatif à la subdivision d'une maison

Le 6 mars 1827, Jean-Baptiste Caillouette et Jean-Marie Gagné, maître-charpentier du Faubourg St-Roch, comparaissent à titre d'experts devant le notaire Louis Panet [acte # 2283]. Ils se conforment ainsi à l'ordonnance datée du même jour et émise par le juge James Kerr de la Cour du Banc du Roi.

Cette ordonnance est à l'effet de constater si une maison pouvait être commodément divisée entre les deux co-propriétaires et d'en déterminer la valeur. Cette maison de 15 pieds de large par 26 pieds de profond est située au Faubourg St-Roch; son emplacement de 20 pieds de front par 60 pieds de profondeur est borné par devant à la rue Garant, au sud par Joseph Dash, au nord par Germain Dubeau. À la suite de leur visite, les deux experts sont d'avis que cette maison ne peut être divisée; de plus, ils estiment que, prenant en compte son mauvais état, la valeur de cette maison est de 40 livres.

Le fait d’être requis pour effectuer un tel travail prouve que ces deux personnes étaient reconnus par leurs pair en raison de leur compétence en la matière.


[Summary :

A report on the possibility for dividing a house.]

mardi 18 mars 2008

L’engagement d’un apprenti

Au Québec, la formation des ouvriers et artisans a souvent été favorisée par la technique de l’apprentissage.

La consultation d’un document (# 13210) faisant partie du greffe du notaire Roger Lelièvre de Québec en témoigne. Ce document est de fait un contrat d’engagement de Jean Lapierre, garçon majeur demeurant au Faubourg St-Jean, à titre d'apprenti charpentier et menuisier auprès de Jean-Baptiste Caillouette.

Cet engagement a débuté le 7 juin 1825 et doit durer 3 ans. Jean-Baptiste Caillouette s'engage notamment à le loger, le nourrir et lui donner 2 livres par année.

Commentaires :

- à cette époque, la formation de type professionnelle se faisait auprès d’un maître qui exerçait sa profession, une situation fort différente de ce qui existe aujourd’hui;
- dans le cas d’un enfant mineur, le père signait le contrat d’engagement et «plaçait» ainsi son fils dans le but de lui assurer un bel avenir;
- cette façon de transmettre les connaissances qui date du Moyen Âge accordait des avantages importants aux maîtres et, en France, ces derniers regroupés en association avaient une influence déterminante sur l’économie d’une localité; le contexte fort différent du Québec a fait en sorte que ce genre de situation ne s’est pas reproduite ici;
- les greffes de notaires du Québec fourmillent de contrats analogues.


[Summary :

A contract for an apprentice carpenter.]

jeudi 13 mars 2008

Des actes notariés plus riches que d’autres

Parmi les documents du greffe du notaire Antoine-Archange Parent en date du 15 janvier 1822, on apprend que Jean-Baptiste Caillouette et son épouse, Marie-Thècle Levasseur abandonnent et transportent la propriété d'un terrain en faveur d'Edward Bowen, un des juges de la Cour du Banc du Roi et agissant pour les héritiers de Charles Dumesnil dit Lamusique.

Jean-Baptiste Caillouette reconnaît alors devoir payer à ce dernier, au 1er juillet, une rente hypothécaire annuelle de 9 livres. Cette rente concerne un terrain qu'il a acquis en vertu d'un acte passé le 24 décembre 1819 devant le notaire Étienne Boudreault. Ce terrain est situé au sud du chemin Ste-Foy qu'il touche par le devant et est borné par la rue Ste-Julie par l'arrière, au nord-est par Thomas Paul et par William J. Cohen et au sud-ouest par madame Vincent. Jean-Baptiste concède qu'il ne peut rencontrer le paiement de cette rente en raison de l'état actuel de ses affaires. Aussi, il cède et transporte ses droits sur ce terrain et verse également 13 livres et 10 chelins à titre d'arrérages de rente.

L’intérêt de cet acte notarié tient essentiellement à ce qu’une liste des propriétés de Jean-Baptiste Caillouette y est jointe en annexe. La consultation de cette liste nous apprend qu’en janvier 1822, il est propriétaire :

- d'un emplacement rue St-Joseph dans le Faubourg St-Roch vendu à François Marceau le 17 décembre 1820 devant le notaire Étienne Boudreault (# 250);
- d'un autre emplacement situé dans le même Faubourg, rue St-François, et acquis de Pierre-Olivier Brunet par contrat devant le même notaire le 12 janvier 1820 (# 250); [Le 1er août 1822, il est mentionné comme propriétaire d'un terrain situé du côté sud de la rue et portant le numéro 4. Source: le texte du Writ of execution contre Toussain Ouellet paru dans la Gazette de Québec.]
- d'un troisième emplacement dans le même Faubourg, rue des Fossés, et vendu à Charles Rochet en 1818 par contrat devant le notaire Charles Dugal (# 100);
- d'une terre située à Kamouraska et vendue à Antoine Lavoie en 1813 par contrat devant le notaire Paschal Taché (# 65);
- d'une autre terre située également à Kamouraska et vendue à Joseph Lavoie en 1813 devant le même notaire (# 70).

La seule consultation d’une telle liste permet d’éviter de longues recherches pour retrouver la même information.


[Summary :

Some notarial acts are more interesting than others.]

samedi 8 mars 2008

Des travaux pour une maison située à la Canardière

Un des actes du greffe du notaire Étienne Boudreault et daté du 15 décembre 1821 concerne un marché intervenu entre Jean-Baptiste Caillouette et le maître-boulanger Étienne Simard demeurant à la Haute ville de Québec, rue St-Jean.

Les travaux de menuiserie seront effectués sur une maison de 40 pieds de front sur 30 pieds de profondeur et située «...au lieu nommé La Canardière». Parmi les travaux à faire, notons un plancher de bois et «...un escalier simple mais bien commode» pour aller au grenier. Ces travaux devront être terminés pour le dernier jour du mois d'octobre 1822 et pour la somme de 60 livres. La moitié de cette somme sera payée au cours de l'été et l'autre moitié, le 1er mai 1823.

Devant ce même notaire en date du 17 janvier 1822, le maître-menuisier Jacques Laurencelle, père, demeurant au Faubourg St-Roch conclue un marché (# 1721) avec Jean-Baptiste Caillouette dans le but de faire des ouvrages de menuiserie à une maison située «...au lieu de la Canardière» et appartenant au sieur Étienne Simard.

Ces travaux devront être livrés le 15 octobre prochain pour le prix de 95 livres qui seront payées de la manière suivante : 50 livres le 1er juin, 25 livres au cours du mois d'octobre et 20 livres le 1er novembre 1822, le tout sans intérêt. Parmi les travaux à effectuer, il est fait mention d'une grande porte d'église qui aura 8 pieds de large par 16 pieds de haut. Plus loin dans le texte de ce marché, on apprend que cette porte est destinée à la troisième église de St-Nicolas. On retrouve à la fin de cet acte une quittance au montant de 50 livres datée du 11 septembre 1822. De même, le 23 septembre 1822, Jean-Baptiste Caillouette consent à ce que la somme de 30 livres qui lui est due par Étienne Simard en vertu d'un marché passé le 15 décembre 1821 devant le même notaire soit payée à Jacques Laurencelle.

Commentaires :

- il s’agit là d’un bel exemple de transactions complexes qui étaient alors réglées en ayant recours à des actes notariés, la rareté du numéraire aidant;
- la localisation de cette maison illustre bien que la croissance de la ville de Québec avait déjà commencé à déborder de son cadre original;
- une analyse fine de tels actes permet d’identifier le réseau de relations existant dans le milieu de la construction à Québec.

[Summary :

Works for the improvement of a house located near Québec City.]

lundi 3 mars 2008

Le clocher de l'église de St-François de l'Île d'Orléans

Devant le notaire Jean Bélanger en date du 7 août 1821 (# 8547), un marché intervient entre Jean-Baptiste Caillouette et les marguillers de la paroisse St-François de l'Île d'Orléans représentés par le sieur Michel Émond.

Les ouvrages prévus consistent à démolir le clocher existant qui ne peut être réparé et à en construire un neuf suivant le plan que Jean-Baptiste Caillouettea montré. Il s'agit ici du second clocher, le premier ayant été construit par Gabriel Gosselin en 1737 tel qu’indiqué à la page 160 de l’ouvrage de Pierre-Georges Roy, Les vieilles églises de la province de Québec, 1647-1900. [Québec, Commission des monuments historiques, 1925]

Ce clocher sera également démoli et reconstruit en 1863. Le bois utilisé sera de l'épinette grise ou du pin rouge que Jean-Baptiste Caillouette taillera à Québec et fera transporter à ses frais. Quatre mois sont alloués pour ces travaux. Le prix convenu est de 100 livres dont 75 seront versées pendant ou à la fin des travaux et le solde au 1er mai 1822. Une copie du procès verbal d'une réunion de l'assemblée de fabrique est jointe à cet acte. Dans ce texte, il est fait mention du sieur «Caillouët» qui verra à se nourrir lui et ses ouvriers. Cette réunion a eu lieu le 5 août 1822 et avait été convoquée «...au son de la cloche et tenue à la sacristie».

Cette assemblée de fabrique réunissait les syndics suivants: Michel Émond, François Asselin, Louis Gagnon, François Lemelin, René ? , Louis Guérard, François Pierre Deblois, Louis Lepage, Jean-Baptiste Cazeau et J. Gagnon, prêtre. Un reçu a été émis par Jean-Baptiste Caillouette et daté du 30 septembre 1821 [source : archives de la paroisse St-François de l'Île d'Orléans].


[Summary :

The deal to demolish and erect a new church tower for the St-François’parish (Île d’Orléans).]

mercredi 27 février 2008

Au temps où le troc était monnaie courante

Au Québec, les transactions entre particuliers n’ont pas toujours été faites moyennant l’échange de numéraire pour la valeur de la transaction convenue. De fait, la rareté du numéraire a souvent été la principale raison expliquant que de nombreuses transactions se sont faites en ayant recour au troc.

Des complications peuvent survenir lorsque les modalités d’un troc ne conviennent pas aux parties. L’exemple suivant en constitue un bel exemple.

À Québec le 24 juin 1819, le notaire Charles Dugal se rend en compagnie de Jean-Baptiste Caillouette auprès de François Ouellet en vue de loger un protêt [Protest] tel qu’en fait foi l’acte # 750.

La rencontre a lieu près du Palais de Québec à bord du navire appartenant au sieur Boulé où se trouve François Ouellet; ce dernier réside dans la paroisse St-André du district de Québec. Les 400 planches qui se trouvent à bord font partie d'un lot de 700 planches que François Ouellet doit à Jean-Baptiste Caillouette et qui ont été payées d'avance par 15 quintaux de «biscuits». 300 planches avaient été livrées l'année précédente.

Jean-Baptiste Caillouette prétend que le lot actuel n'est pas du «...bois marchand» et refuse de le recevoir avant qu'il ne «...soit reçu pour bon bois par les inspecteurs de bois». De plus, François Ouellet est alors avisé qu'il est responsable des dommages pour un montant de 22 chelins pour dix sacs de toile que Jean-Baptiste Caillouette avait empruntés et lui avait prêtés pour mettre son «biscuit» et qu'il a laissés pourrir par sa négligence.

François Ouellet répond alors qu'il refuse de faire inspecter le bois à bord et qu'il ne doit pas de bois marchand. Le menuisier François Bornais et le marchand Charles Rochette, qui demeurent au Faubourg St-Roch de Québec, sont présents à titre de témoins.

Commentaires :

- lors d’un troc et malgré la diversité de la marchandise ou des services en cause, il est essentiel que les parties s’entendent sur une valeur commune;
- cet acte illustré également les liens commerciaux que Jean-Baptiste Caillouette entretenait avec la Côte du Sud, sa région natale, pour son approvisionnement en matériaux de
construction;
- un biscuit est une galette qui servait d’aliment de réserve sur les navires;
- un entrepreneur en construction a davantage d’occasions qu’un autre citoyen de faire du troc;
- noter la mention des inspecteurs de bois et le fait que le propriétaire du navire avait chargé un autre de le faire naviguer.
[Summary :

An example of battering in Québec City.]

vendredi 22 février 2008

L'agrandissement d’un quai dans le port de Québec

Le 7 juillet 1817, une entente intervient devant le notaire Laughlam-T. McPherson entre le marchand de bois de Québec William O'Brien et Jean-Baptiste Caillouette en vue d'agrandir de 40 pieds dans le fleuve Saint-Laurent un quai situé à l'«Anse des Morts». Ce quai est la propriété de ce marchand; il doit être construit, d'ici le 16 août, à la même hauteur que le quai Molson situé à proximité. Le marchand s'engage à fournir les matériaux nécessaires et versera la somme de 19 livres et 5 chelins. Il est fait mention que ce contrat, rédigé uniquement en anglais, a été interprété en français pour Jean-Baptiste qui a signé «Baptis Cailloutte».

Le 19 septembre 1817, ces mêmes parties conviennent devant le même notaire d'un règlement négocié [arbitration bond]. Comme les deux parties ne s'entendent pas sur la façon dont le quai mentionné à l’acte précédent doit être agrandi, ils s'en remettent au jugement de deux experts. Ces derniers sont le charpentier de navire John Munn et le charpentier Jean Baptiste Bédard. Ce deuxième acte est signé «J. Baptis Caillouette».

Commentaires

- en dépit de la graphie dans le premier document, il y a lieu de croire que le notaire fait plutôt référence à l'Anse des Mères;
- cette entente témoigne des l’effervescence qui règne alors à Québec autour des
activités portuaires alors en plein développement;
- l’usage de la langue anglaise s’impose pour les marchands anglais dans une ville qui compte alors une forte proportion d’anglophones, particulièrement dans le milieu des
affaires.
[Summary :

A deal to lengthen a wharf in Québec City harbour.]

samedi 2 février 2008

Un rapport d’arbitrage

Dans le greffe du notaire Charles-Herménégilde Gauvreau de Québec en date du 2 décembre 1817, un rapport d’arbitrage (# 381) est rédigé par ce dernier.

Ce rapport met en cause Louis Audet et «Jean Baptiste Caillouet», maîtres-charpentiers de maison tous deux demeurant au Faubourg St-Roch de cette ville. Ces deux derniers se son rendus, à la réquisition de Joseph Barbeau, maître-couvreur demeurant au Faubourg St-Jean, visiter une maison située sur la rue du Roi et la propriété du demandeur.

Selon les deux experts, cette maison n'est pas faite de manière à devenir logeable en raison du fait que les bois qui ont servi à la construction sont «...entièrement gâtés et hors de service». Les deux experts sont aussi d'opinion qu'il serait moins coûteux d'employer du nouveau bois que de faire servir à nouveau le bois utilisé. Ce rapport est signé «Baptis Cailouette».

Cet exemple illustre bien que les problèmes liés à la construction d’un bâtiment ne datent pas d’hier et que le recours à une tierce partie pour en établir le constat permet de protéger ses droits.

Jean-Baptiste Caillouette est l’époux de Marie-Thècle Levasseur et est membre de la troisième génération des descendants de Gilles Caillouet.

[Summary :

An arbitration report for a house in Québec City.]

lundi 28 janvier 2008

Un enfant naît et meurt à Québec

Le 22 février 1817, les registres de la paroisse Notre-Dame de Québec font état du baptême suivant :


«Le vingt deux Février mil huit cent dix sept nous prêtre vicaire de Québec soussigné avons baptisé François Xavier né aujourd'hui du légitime mariage de Jean Baptiste Gaïwet charpentier & de Marie Thècle Levassseur de cette ville. Parrain Alexandre Côté, marraine Marie anne mackenter épouse du parrein qui ont déclaré ne savoir signer. Le père a signé avec nous.
Baptiste Cailloutte D. Clément ptre
».


Ces mêmes registres font état de l’inhumation de ce garçon le vingt trois août 1817 :


«Le vingt trois Aoust, mil huit cent dix sept, nous prêtre vicaire de Québec soussigné avons inhumé dans le cimetière Sainte Anne Francois Xavier fils légitime de Jean Baptiste Caillouette charpentier & de Marie Thècle Levasseur, décédé hier en cette ville, âgé de six mois. Présens Louis Fortier et augustin gauthier soussignés.
Louis Fortier Augustin Gauthier Th. Bedart ptre
».


Commentaires :


- ce garçon est le premier des enfants de Jean-Baptiste Caillouette à naître et à être baptisé dans la ville de Québec;
- le décès d’un enfant six mois après sa naissance était courant à cette époque;
- à noter la graphie du patronyme «Gaïwet» dans l’acte de baptême.
Jean-Baptiste Caillouette est l’époux de Marie-Thècle Levasseur et est membre de la troisième génération des descendants de Gilles Caillouet.

[Summary :

The church records for the baptism and the inhumation of a child in Québec City.]

mercredi 23 janvier 2008

Des bancs pour l’église Notre-Dame de Québec

Dans le greffe du notaire Antoine-Archange Parent, un document (# 3846) daté du 17 juin 1826 concerne un marché est conclu entre un groupe de menuisiers de Québec et les syndics de la paroisse Notre-Dame de Québec.

Ces menuisiers sont Étienne De Varennes, Michel Fiset, Pierre Roy, «Jean-Baptiste Caillouet», Joseph Déry et Gabriel Gagnon. Du côté des syndics, l'on trouve Thomas Wilson, Louis Lagueux, Joseph Roy, Jean Langevin, Jean-Olivier Brunet, Louis Panet et Louis Massue.

L'objet de ce marché est de construire des bancs d'église à panneaux et des petits bancs de pied en bois de chêne, de poser les dits bancs avec leurs pentures et crochet à chapeaux, de les sabler et de les huiler.

Pour sa part, Jean-Baptiste Caillouette construira «...tous les bancs qui restent à faire le long du mur de la dite chapelle Ste-Famille, formant treize bancs». Les menuisiers ne s'engagent qu'à fournir les outils et la main d'oeuvre requise, la fabrique fournissant le reste dont le bois, les ferrures, les crochets…

Tous les bancs doivent être livrés le premier décembre 1826 au plus tard. Il est notamment prévu de «...poser ceux qui seront faits le lundi aux fins que les paroissiens ne soient pas privés de l'usage de leurs bancs le dimanche».

Le prix payé sera de trois livres par banc. Le marchand Nicolas Juneau (?) demeurant à la Haute ville, et le maître-menuisier Joseph Binet, demeurant au Faubourg St-Jean, interviennent au marché à titre de caution.

Jean-Baptiste Caillouette est l’époux de Marie-Thècle Levasseur et est membre de la troisième génération des descendants de Gilles Caillouet.


[Summary :

A contract for the construction of benches for the Québec church.]

vendredi 18 janvier 2008

La charpente de la chapelle des Jésuites

Dans le greffe du notaire Antoine-Archange Parent en date de 9 mars 1818, un acte notarié (# 525) fait état d’un marché entre «Jean Baptiste Caillouet Maître charpentier demeurant au faubourg St-Roch» et Messire Michel Dufresne, prêtre chapelain de la Congrégation de Notre Dame à Québec et les syndics Jean-Baptiste Grenier, tonnelier, et les marchands Jean Baptiste Picard, Étienne De Foy, Joseph Légaré, Charles Trudel et François Xavier Drolet, nommés et élus syndics pour la construction de la chapelle et presbytère de la dite Congrégation Notre-Dame.

Les travaux décrits concernent la charpente de cette chapelle située à la haute ville, au coin des rues Ste-Anne et d’Auteuil. Il est précisé que ces travaux serviront mais ne devront pas nuire aux travaux de maçonnerie qui seront fait par le maître-maçon Pierre Giroux suivant un contrat signé le 4 mars 1818 devant le même notaire.

Les travaux de maçonnerie doivent être livrés le 15 septembre suivant. Le prix convenu pour les travaux de charpente est de 158 livres, dont 79 sont remis sur le champ. Le maître-perruquier Jean-Baptiste Mathurin se porte garant.

Commentaires :

- cette chapelle existe encore dans le Vieux Québec;
- les précisions sur les travaux à exécuter dans les deux actes notariés font en sorte que ces derniers doivent être considérés comme des devis de construction;
- un détail étonnant : dans le contrat du 4 mars 1818, il est notamment précisé qu’il faudra «…enduire de mortier mêlé de fumier de vache l’intérieur des cheminées»;
- un autre détail : une distinction est faite en terme de prix entre la pierre de L’Ange Gardien et la pierre de Beauport.

Jean-Baptiste Caillouette est l’époux de Marie-Thècle Levasseur et est membre de la troisième génération des descendants de Gilles Caillouet.

[Summary :

A contract for the frameworks of a chapel in Québec City.]