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dimanche 28 avril 2024

Le nombre d’actes dans les registres de l’état civil au 31 décembre 2023


Quatrième d’une série, le présent billet met à jour et complète les informations contenues dans des billets publiés sur ce blogue en date du 1er novembre 2011, du 22 août 2016 et du 26 juillet 2021.


Les données se ventilent comme suit :

du début de la Colonie à la fin de 1876 (soit une période de 155 ans)

            4 215 000 actes pour la population catholique

            et 452 726 actes pour la population non catholique

            pour un total de 4 667 726 actes ;

 

de 1877 à 1899 (soit une période de 23 ans)

            1 244 589 N

               222 787 M

               716 827 D

            pour un total de 2 184 203 actes pour la population française

            et 316 718 actes pour la population anglaise

            pour un total de 2 500 921 actes ;

 

de 1900 à 1925 (soit une période de 26 ans)

            2 004 652 N

               386 507 M

               887 523 D

            pour un total de 3 278 682 actes ;

 

de 1926 à 1940 (soit une période de 15 ans)

            1 200 839 N

               314 655 M

               513 308 D


            pour un total de 2 028 802 actes ;

 

de 1941 à 1993 (soit une période de 53 ans)

            5 746 971 N                  

            2 071 690 M

            2 074 621 D

            pour un total de 9 893 282 actes ;


de 1994 à 2023 (soit une période de 30 ans)

           2 470 338 N 

              664 273 M

           1 909 285 D

            pour un total de 5 043 846 actes.


Le grand total est de : 27 313 259 actes.


Commentaires :

- si on prend en compte un nombre moyen de 11 informations requises par la réglementation pour chaque acte [B = 11 ; M = 13 ; S = 10], on totalise au minimum plus de 300 millions d’informations, une masse considérable ;

- la Collection Drouin comprend un nombre total estimé de 12 476 131[1] d'actes jusqu'à la fin de 1940, soit 45,67 % du nombre total des actes ; en d'autres termes, un chercheur a présentement accès aux images de la copie civile des registres de l'état civil que pour moins d'un acte sur deux et cette proportion diminue d’année en année ;

- en ce qui a trait à la copie religieuse du registre, les chercheurs ont présentement accès aux images des actes jusqu'en 1876, soit 17,08 % ;

- à son entrée en fonction le 1er janvier 1994, le Directeur de l'état civil (DEC) avait estimé[2] à 17 millions le nombre total d'actes, alors qu'il y en avait 22 369 403 ;

- l’effet de la mise sur pied du Directeur de l’état civil (DEC) se fait sentir à divers degrés sur plus de  74 % du nombre total des actes ; ce pourcentage se ventile ainsi :

- directement en tant que seul responsable de la création et de la mise à jour du registre de l’état civil depuis son entrée en fonction le 1er janvier 1994 jusqu'à la fin de 2023, on compte 5 043 846 actes, soit 18,46 % du total des actes ;

- de façon indirecte et surtout plus subtile à titre de responsable à compter du 1er janvier 1994 de la gérance de la copie civile des registres entre 1900 et 1993 ; 15 200 766 actes sont concernés ou 55,65 % du total des actes ;

- l’année 2020 a été particulière en ce qui a trait à la réduction de près de la moitié (- 49 %) du nombre de mariages célébrés au Québec par rapport à 2019, un précédent ;

- ces dernières années, le nombre d'actes s'est accru d'environ 176 000 annuellement.



[1] Dans un tableau inséré dans un mémoire présenté devant la Commission Bouchard-Taylor en septembre 2007, Jean Pierre Pepin avait estimé ce nombre à 11 685 000 actes.

[2] Source : Jonathan Boisvert, Le Directeur de l'état civil : au coeur de la vie des citoyens depuis 20 ans, L'Ancêtre, numéro 310, volume 41, printemps 2015 p. 174. 

lundi 26 juillet 2021

Le nombre d’actes dans les registres de l’état civil (ter)

 

Troisième d’une série, le présent billet met à jour et complète les informations contenues dans des billets publiés sur ce blogue en date du 1er novembre 2011 et du 22 août 2016.


Les données se ventilent comme suit :

du début de la Colonie à la fin de 1876 (soit une période de 155 ans)

            4 215 000 actes pour la population catholique

            et 452 726 actes pour la population non catholique

            pour un total de 4 667 726 actes ;

 

de 1877 à 1899 (soit une période de 23 ans)

            1 244 589 N

               222 787 M

               716 827 D

            pour un total de 2 184 203 actes pour la population française

            et 316 718 actes pour la population anglaise

            pour un total de 2 500 921 actes ;

 

de 1900 à 1925 (soit une période de 26 ans)

            2 004 652 N

               386 507 M

               887 523 D

            pour un total de 3 278 682 actes ;

 

de 1926 à 1940 (soit une période de 15 ans)

            1 200 839 N


               314 655 M


               513 308 D


            pour un total de 2 028 802 actes ;

 

de 1941 à 1993 (soit une période de 53 ans)

            5 746 971 N

                  
            2 071 690 M


            2 074 621 D


            pour un total de 9 893 282 actes ;


de 1994 à 2020 (soit une période de 27 ans)

           2 226 514 N 

              604 065 M

           1 683 435 D

            pour un total de 4 514 014 actes.


Le grand total est de : 26 783 427actes.


Commentaires :


- si on prend en compte un nombre moyen de 11 informations requises par la réglementation pour chaque acte [B = 11 ; M = 13 ; S = 10], on totalise au minimum plus de 294 millions d’informations, une masse considérable ;

- la Collection Drouin comprend un nombre total estimé de 12 476 131[1] d'actes jusqu'à la fin de 1940, soit 46,58 % du nombre total des actes ; en d'autres termes, un chercheur a présentement accès aux images de la copie civile des registres de l'état civil que pour moins d'un acte sur deux ; cette proportion diminue d’année en année ;

- en ce qui a trait à la copie religieuse du registre, les chercheurs ont présentement accès aux images des actes jusqu'en 1876, soit 20,8 % ;

- à son entrée en fonction le 1er janvier 1994, le Directeur de l'état civil (DEC) avait estimé[2] à 17 millions le nombre total d'actes, alors qu'il y en avait 22 369 403 ;

- l’effet de la mise sur pied du Directeur de l’état civil (DEC) se fait sentir à divers degrés sur plus de 73 % du nombre total des actes ; ce pourcentage se ventile ainsi :

- directement en tant que seul responsable de la création et de la mise à jour du registre de l’état civil depuis son entrée en fonction le 1er janvier 1994 jusqu'à la fin de 2020, on compte 4 514 014 actes, soit 16,85 % du total des actes ;

- de façon indirecte et surtout plus subtile à titre de responsable à compter du 1er janvier 1994 de la gérance de la copie civile des registres entre 1900 et 1993 ; 15 200 766 actes sont concernés ou 56,75 % du total des actes ;

- l’année 2020 a été particulière en ce qui a trait à la réduction de près de la moitié (- 49 %) du nombre de mariages célébrés au Québec par rapport à 2019, un précédent ;

- ces dernières années, le nombre d'actes s'est accru d'environ 170 000 annuellement.



[1] Dans un tableau inséré dans un mémoire présenté devant la Commission Bouchard-Taylor en septembre 2007, Jean Pierre Pepin avait estimé ce nombre à 11 685 000 actes.

[2] Source : Jonathan Boisvert, Le Directeur de l'état civil : au coeur de la vie des citoyens depuis 20 ans, L'Ancêtre, numéro 310, volume 41, printemps 2015 p. 174.

lundi 22 août 2016

Le nombre d'actes dans les registres de l'état civil (bis)


Un billet a été publié le 1er novembre 2011 sur ce sujet.

Le présent billet met à jour les données jusqu'à la fin de l'année 2015. Il est à noter que ces dernières ont été ventilées en partie autrement en fonction de certaines années clés pour la généalogie au Québec dont :
- 1926, début de la confection du Registre de référence à l'état civil
- 1940, première année[1] des microfilms de la Collection Drouin
- 1994, entrée en fonction du Directeur de l'état civil. 

Ces données se ventilent comme suit :
du début de la Colonie à la fin de 1876 (soit une période de 155 ans)
            4 215 000 actes pour la population catholique
            et 452 726 actes pour la population non catholique
            pour un total de 4 667 726 actes ; 

de 1877 à 1899 (soit une période de 23 ans)
            1 244 589 N
               222 787 M
               716 827 D
            pour un total de 2 184 203 actes pour la population française
            et 316 718 actes pour la population anglaise
            pour un total de 2 500 921 actes ; 

de 1900 à 1925 (soit une période de 26 ans)
            2 004 652 N
               386 507 M
               887 523 D
            pour un total de 3 278 682 actes ; 

de 1926 à 1940 (soit une période de 15 ans)
            1 200 839 N
               314 655 M

               513 308 D

            pour un total de 2 028 802 actes ;
 

de 1941 à 1993 (soit une période de 53 ans)
            5 746 971 N 
            2 071 690 M

            2 074 621 D

            pour un total de 9 893 282 actes ;
 

de 1994 à 2015 (soit une période de 22 ans)
            1 806 336 N
               502 799 M
            1 242 593 D
            pour un total de 3 551 728 actes.

Le grand total est de : 25 921 131 actes.


Commentaires :
- si on prend en compte un nombre moyen de 11 informations requises par la réglementation pour chaque acte [B = 11 ; M = 13 ; S = 10], on totalise au minimum plus de 285 millions d'informations, une masse considérable ;
- la Collection Drouin comprend un nombre total estimé de 12 476 131[2] d'actes jusqu'à la fin de 1940, soit 48,01 % du total des actes ; en d'autres termes, un chercheur a présentement accès aux images des actes de l'état civil que pour moins d'un acte sur deux ;
- en ce qui a trait à la copie religieuse du registre, les chercheurs ont présentement accès aux images des actes jusqu'en 1876, soit 20,8 % des actes jusqu'à la fin de 1993 ;
- à son entrée en fonction le 1er janvier 1994, le Directeur de l'état civil (DEC) avait estimé[3] à 17 millions le nombre total d'actes, alors qu'il y en avait 22 369 403 ;
- depuis l'entrée en fonction du DEC jusqu'à la fin de 2015, on compte 3 551 728 actes, soit 13,6 % du total des actes ;
- ces dernières années, le nombre d'actes s'accroît d'environ 170 000 par année.


[1] Des microfilms couvrent d'autres années pour certaines paroisses.
[2] Dans un tableau inséré dans un mémoire présenté devant la Commission Bouchard-Taylor en septembre 2007, Jean Pierre Pepin avait estimé ce nombre à 11 685 000 actes.
[3] Source : Jonathan Boisvert, Le Directeur de l'état civil : au coeur de la vie des citoyens depuis 20 ans, L'Ancêtre, numéro 310, volume 41, printemps 2015 p. 174.

vendredi 12 décembre 2014

Après le passage de l'évêque

Les registres de la paroisse Saint-Henri de Lauzon pour le 4 août 1774 font état de l'information suivante : 

«Lu, approuvé les présents régistres dans le cours de nos visites à st Henry. ce 5 aoult 1774   +  J. ol. Evêque de Québec». 

Pour mémoire, l'évêque concerné est Jean-Olivier Briand.
 

[Summary :
The approval  by a bishop of the church records in Lauzon, Québec.]

mardi 14 janvier 2014

Le Sommet sur les Archives au Canada

Le vendredi 17 janvier 2014, un Sommet sur les Archives au Canada se tiendra à Toronto. Les textes des conférences sont disponibles en ligne sur ce lien.

Les documents produits ne traitent pas de la problématique spécifique des registres de l'état civil, un aspect important pour un chercheur en généalogie et mais quelque peu marginal pour les archivistes pour qui ces documents ne constituent qu'une infime partie de leur univers.

Quelques commentaires relatifs aux registres de l'état civil du Québec :
- en généalogie, l'importance des archives tient pour l'essentiel aux registres de l'état civil; en histoire de famille et en histoire locale par contre, plusieurs types d'archives peuvent être mises à contribution
- de plus, en généalogie, la précision et la fiabilité de l'information sont intimement liées au fait d'avoir accès aux registres de l'état civil, documents qui ont une valeur juridique. Cette situation ne se présente pas avec la même acuité pour l'histoire de famille et l'histoire locale
- il y a là deux univers d'archives qui présentent des problématiques et des défis différents. Pour le chercheur en généalogie, traiter des archives dans un Sommet doit prendre en compte cette réalité
- les images en ligne des registres de l'état civil du Québec sont dispersées en plusieurs endroits : le site Ancestry.ca, le site FamilySearch.org des Mormons et le Portail de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ)
- en l'absence d'un état des lieux des registres, il est difficile de se faire une idée d'ensemble de la situation
- ces registres sont caractérisés notamment par leur accessibilité variable : la copie civile est disponible de 1621 jusque vers 1940 [estimation de 12 456 281 actes soit environ 48,7 % du total des actes produits à 25 567 308 à la fin de 2013]; quant à la copie religieuse, les 4 215 000 actes catholiques jusqu'en 1876 ne représentent qu'environ 16,8 % de ce même total]; et cette accessibilité diminue d'année en année sans compter le fait que certaines des images sont manquantes ou illisibles
- des efforts devraient être faits pour que l'église catholique permette notamment l'accès à la copie religieuse des registres entre 1877 et 1913; la richesse des actes de cette copie permettrait une meilleure compréhension de cette période de 36 ans qui couvre une période importante de l'histoire du Québec
- l'indexation des registres est également à géométrie variable de même que leur qualité
- pour un archiviste, rendre l'information des registres accessible en ligne ne constitue pas la fin de l'aventure, une mise en l'état de l'information s'impose :
- il y a lieu de standardiser leur appellation : sur ce plan, certaines paroisses dans la Collection Drouin, sur le site des Mormons et sur le Portail de BAnQ diffèrent !; d'autres sont pour le moins curieuses : «Registres relatifs à l'enregistrement obligatoire des enfants non baptisés» (Trois Rivières) sur le Portail de BAnQ !; dans ce dernier cas, il faut de la perspicacité et/ou de la chance pour les trouver
- sur le Portail de BAnQ, les paroisses ne sont pas regroupées par agglomération; vous imaginez facilement le défi de retracer un acte rédigé dans une paroisse de Sherbrooke ! À l'évidence, la situation est pire à Québec et à Montréal; cette déficience devrait être corrigée pour faciliter la recherche
- peu de gens sont au courant que le Directeur de l'état civil (DEC) ne dépose pas auprès de BAnQ toute l'information relative aux registres de l'état civil du Québec; pour les années 1900, des annotations marginales inscrites dans la seule copie numérisée ne sont pas accessibles. Devant cette situation, il n'est pas trop tôt pour s'interroger sur la capacité de BAnQ de pouvoir gérer en 2094 (soit après 100 ans) le dépôt de la copie numérisée des registres par le DEC ? et d'en assurer l'accessibilité ?
- dans le contexte actuel (et futur prévisible) de ressources limitées, il est étonnant que BAnQ ne fasse pas appel à la collaboration avec des sociétés de généalogie du Québec; ces dernières disposent d'un important bassin de membres intéressés et expérimentés sans compter leur grande connaissance de leur milieu. Quant à Bibliothèque et Archives Canada (BAC), une telle collaboration pourrait être envisagée pour certaines archives, dont l'indexation des recensements. 

Pour finir et dans le cas des archives en général, il doit être fait état des problèmes générés par le recours à l'échantillonnage statistique, une malédiction pour un chercheur qui comme en généalogie fait des recherches nominatives comme en généalogie. 


[Summary :
Some personnal remarks about the Canadian Archives Summit.]

mardi 1 novembre 2011

Le nombre d'actes dans les registres de l'état civil

Cette problématique a déjà fait l'objet d'une estimation pour les seuls actes des registres catholiques par Cyprien Tanguay et qui a paru dans les recensements du Canada de 1871 [volume V] et 1881 [volume IV]. Par ailleurs, aucune source ne mentionne le nombre total des actes contenus dans les registres de l'état civil du début de la Colonie à la fin de l'année 2010.

Idéalement, la détermination de ce nombre exigerait un examen minutieux du contenu de chacun des registres produits, une opération peu réaliste.

À partir de différentes informations disponibles, nous avons tenté de faire une estimation la plus fiable possible du nombre d'actes de l'état civil et qui couvre la période du début de la Colonie jusqu'à la fin de l'année 2010.

Cette estimation a été ventilée selon certaines périodes en fonction de la disponibilité de l'information. Les sources utilisées et les hypothèses formulées sont indiquées à la fin.

Les chiffres retenus sont les suivants :

Du début de la Colonie à la fin de 1876 (soit une période de 155 ans)
4 215 000 actes [1] pour la population catholique
et 452 726 actes [2; 3] pour la population non catholique
pour un total de 4 667 726 actes;

de 1877 à 1899 (soit une période de 23 ans)
1 244 589 N;
222 787 M
716 827 D
pour un total de 2 184 203 actes [2] pour la population française
et 316 718 actes [3] pour la population anglaise
pour un total de 2 500 921 actes;

de 1900 à 1925 (soit une période de 26 ans)
2 004 652 N
386 507 M
887 523 D
pour un total de 3 278 682 actes [4];

de 1926 à 1997 (soit une période de 71 ans)
7 290 329 N [4]
2 483 437 M [5]
2 798 599 D [5]
pour un total de 12 572 365 actes;

de 1998 à 2010 (soit une période de 13 ans)
1 023 156 N
291 281 M
723 177
pour un total de 2 037 614 actes [4].

Le grand total est de : 25 057 308 actes.


Commentaires :

- cette estimation est incomplète; il faudrait y ajouter les actes relatifs à la population indienne qui ne sont pas inclus dans l'estimation de Cyprien Tanguay. Se rappeler également que plusieurs sépultures au 17e et 18e siècles n'ont pas été enregistrées
- cette estimation mérite d'être prise en considération en raison notamment du fait que les données sont fiables pour la période de 1900 à 2010 qui est la plus récente et la plus prolifique [17 888 661 actes]
- noter le très grand nombre d'actes [plus de 25 millions], un nombre nettement plus élevé que ce nous avions estimé au départ
- ces deux dernières années, ce nombre s'accroît de près de 170 000 actes par année
- si on prend en compte un nombre moyen de 11 informations requises par la réglementation pour chaque acte [B = 11; M = 13; S = 10], on totalise au minimum plus de 275 millions d' informations, une masse considérable
- pour mémoire :
- les 4 215 000 actes catholiques de Cyprien Tanguay représentent 16,8 % du total des actes
- la Collection Drouin comprend un nombre total estimé de 12 456 281 d'actes jusqu'à la fin de 1940, soit 49,7 % du total des actes; en d'autres termes, un chercheur a accès présentement aux images des actes de l'état civil que pour un acte sur deux
- du 1er janvier 1994, date de la mise en place du Directeur de l'état civil, à la fin de 2010, on compte 3 202 210 actes, soit 12,1 % du total des actes.

Nos remerciements à Bertrand Desjardins, Roland Grenier et Denis Rodrigue pour leur collaboration.

Références :
[1 ] Information tirée du tableau 1 «Population catholique du Québec, nombre de paroisses, missions et institutions dont les registres sont conservés et nombre d'actes de baptême, mariage, sépulture au 31 décembre de diverses années», p. X dans Pauline Bélanger et Yves Landry. Inventaire des registres paroissiaux catholiques du Québec 1621-1876. Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 1990, 352 p. De fait, cette estimation reprend celle effectuée par Cyprien Tanguay.
[2] Informations tirées du tableau 6 «Population moyenne et taux annuels moyens de natalité, de nuptialité et de mortalité par périodes quinquennales de 1711 à 1760 (population canadienne française) et 1761- 1863 (population catholique de la province de Québec) et du tableau 7 [titre idem pour la période de 1881 à 1950] dans Jacques Henripin et Yves Peron, La transition démographique de la province de Québec, p. 43 et 44 paru dans Hubert Charbonneau. La population du Québec : études rétrospectives. Montréal, Boréal, 1973, 111 p.
[3] Les estimations prennent en compte l'absence de registres autres que catholiques jusqu'à 1795, la population totale pour certaines années [1831, 1851, 1861, 1871, 1881 et 1891] du recensement du Canada, les pourcentages de la population catholique et de la population non catholique pour ces mêmes dates, et le nombre d'actes [N, M et D] catholiques pour les périodes; l'estimation du nombre total d'actes pour les non catholiques a été fait en utilisant ces données; par ailleurs, l'estimation du nombre de naissances a été réduit de 10 % pour refléter leur comportement démographique différent de celui de la population catholique
[4] Informations tirées de tableaux [Naissance et taux de natalité, 1900-2010; Mariages et taux de nuptialité, 1900-2010; Décès et taux de mortalité, 1900-2010] accessibles sur le site de l'Institut de la statistique du Québec. Noter que certains chiffres de l'ISQ sont provisoires pour l'année 2010.
[5] Les données sur les mariages et les décès sont celles de l'index des mariages et de l'index des décès 1926-1997 disponibles sur le site de la Société de généalogie de Québec.


[Summary:
A note about the total number of acts in Québec's records.]

Note :
Ces données ont été mises à jour dans un billet publié le 22 août 2016.

dimanche 3 juillet 2011

Les registres de l'état civil et la date des actes

Une date est une indication de temps visant à définir un jour unique; elle comprend trois éléments : le jour, le mois et l'année.

Comme les actes de l'état civil sont rédigés de façon chronologique, la date constitue en ce sens l'élément le plus structurant d'un registre. De même, une date constitue un élément important de l'identification d'une personne permettant notamment de différencier les enfants d'une même famille. Elle sert également au calcul de l'âge, une donnée utile pour discriminer entre des personnes notamment celles homonymes.

La réglementation relative à la tenue des registres de l'état civil prévoit l'inscription de la date dans chaque acte de baptême, de mariage ou de sépulture. De façon concrète, cela se traduit notamment, dans un acte de baptême, par la date de la naissance et la date du baptême, et, dans un acte de sépulture, par la date du décès et la date de l'inhumation. À cela s'ajoute la date d'enregistrement d'un acte, une information moins utile pour la recherche. Il semble souhaité que la date soit écrite au long en lettres plutôt qu'en chiffres [«...tout au long en écriture...»] et dans le format jour, mois, année [«Le cinq janvier mil neuf cent»].

La consultation des actes de l'état civil permet d'identifier quelques traits généraux :

- le plus souvent, la date est placée au début de l'acte plutôt que dans le corps de l'acte, ce qui facilite la consultation du registre et le repérage des actes
- au fil du temps, l'ordre des trois éléments de la date a varié à la discrétion du rédacteur; toutes les combinaisons possibles peuvent être rencontrées; cette situation n'est pas étrangère au grand nombre de rédacteurs différents. Sur cet aspect, il faut se rappeler que l'écriture de la date est particulière en anglais et se fait selon le format mois, jour, année
- elle est écrite en français, en anglais [«...September 23rd, 1905...»] ou même en latin [«...Die 17 Mensis Junii Anni 1908...»]
- le mois est parfois écrit en abréviation [«Le 17e nov de l'année 1711...»]
- la présence dans un registre d'un formulaire en partie pré imprimé force l'écriture et le format de la date. Il en est de même de certaines annotations marginales faites par le personnel du Directeur de l'état civil à l'intérieur d'un cadre créé à l'aide d'un tampon encreur; le format de la date est alors année, mois, jour [«94-09-21»].

Quelques problématiques particulières

Parmi celles-ci, mentionnons :
- une date fait à l'occasion référence à des éléments du calendrier religieux dont certains sont fort connus [«Noël» pour le 25 décembre; la «Toussaint» pour le 1er novembre»...] et d'autres beaucoup moins [la «Chandeleur» pour le 2 février...]. Cet aspect fera ultérieurement l'objet d'un billet particulier. Rappelons qu'en anglais, il est courant de rencontrer avant l'indication de l'année l'expression [«...in the year of our Lord...»], une situation moins fréquente en français [«...l'an de notre Seigneur...»] ou en latin [«...anno domini...»]. Enfin, la référence à Pâques est problématique comme il s'agit d'une fête mobile
- lorsque le rédacteur ne connaît pas la date d'un acte d'un événement, la formulation utilisée est à l'avenant et laisse le chercheur dans le doute avec ses interrogations comme dans les exemples suivants : [«...au début du mois...»; «...vers le milieu de juillet dernier...»; «...l'automne dernier...»; «...née depuis des semaines...»...]
- la mention d'une deuxième date dans un même acte est parfois faite de façon moins précise en faisant appel à des expressions connues [«la veille»; «la surveille»...] ou en faisant référence à une autre date [«...jour, mois et ans susdit...»; «...le même jour...»; «...le dit jour...»]; dans ces deux derniers cas, le problème est plus sérieux lorsque la date dont il est fait mention est celle de l'acte précédent
- l'omission de la date génère à chaque fois un problème; de telles situations compliquent singulièrement l'exploitation du contenu de l'acte; Peuvent être concernés les trois éléments de la date, soit le jour, le mois [«...le sixième [janvier] 1771...»], l'année, ou toute combinaison de ces trois éléments [«Le.....1759...»]. Dans un acte de mariage, on a même pu constater que le jour diffère dans la copie religieuse et dans la copie civile du même registre!
- une date peut être erronée à sa face même [«Le trente et un de juin...»], par absence de cohérence avec une partie du texte de l'acte [exemple : une personne qui aurait été inhumée avant d'être décédée] ou encore en raison de l'emplacement de l'acte dans le registre. Dans certains registres, des jugements de la Cour supérieure visent à rectifier notamment la date d'un acte
- jumelée à l'emplacement de l'acte dans un registre, la date permet alors de formuler l'hypothèse qu'il s'agit vraisemblablement d'une erreur. La consultation du Programme de recherche en démographie historique (PRDH) où le format de la date est année, mois, jour fait état de plusieurs exemples à cet effet
- l'index imprimé du PRDH indique, pour certains actes, une date interpolée; en pratique, cette date interpolée correspond à la moyenne entre la date de l'acte qui précède et celle de l'acte qui suit. À l'évidence, le recours à cette technique est impossible lorsque les actes sont en désordre dans le registre
- l'usage de certaines expressions [«hier»; «la veille»...] dans des actes du premier jour d'un mois oblige à vérifier le nombre de jours du mois précédent; il en est de même avec les expressions [«l'avant veille»; «la surveille»...] pour des actes du second jour d'un mois. Dans le cas d'une année bissextile, une situation particulière se présente avec le 29 février.


[Summary :
Some indications about the mention of the date in the church records.]

mardi 24 mai 2011

Les registres de l'état civil et la capacité de signer des personnes

Un des éléments qui peuvent être exploités dans les registres de l'état civil concerne la capacité de signer des personnes; cette information est particulièrement recherchée et utile pour une histoire de famille.

Dans les registres, les seuls cas où la capacité de signer d'une personne ne peut être mise en doute sont ceux où cette personne appose sa signature au bas d'un acte de baptême, de mariage ou de sépulture, que le texte de l'acte en fasse mention ou non.

Dans les autres cas, l'absence de la signature d'une personne est équivoque. La mention dans l'acte peut alors être faite selon des formulations qui diffèrent :
- une personne a signé et la signature n'apparait pas au bas de l'acte
- une personne n'a pu signer
- une personne n'a su signer
- une personne n'a pu signer faute de registre.

Peuvent également se rencontrer des cas particuliers tels :
- un curé signe à la place de témoins
- les personnes ont quitté avant la rédaction de l'acte.

Pour qui veut obtenir la confirmation si une personne sait signer on non, il est alors requis de procéder à un examen des autres actes pour détecter la présence de la signature recherchée. Une vérification analogue doit être également faite pour les actes notariés et les archives judiciaires notamment.

Note : ce billet complète une partie du contenu du billet intitulé L'exploitation des signatures dans les registres de l'état civil et paru le 15 septembre 2009.


[Summary :
About the ability of a person to sign in church records.]

dimanche 27 février 2011

Des registres détruits en partie à Montmagny en 1759

Les registres de la paroisse Saint-Thomas de Montmagny pour le mois de septembre 1759 font état de l'information suivante :

«Les registres depuis le vingt et un de janvier 1754 jusqu'au huit de septembre de la présente année ? sept cent cinquante neuf ont été emportés par les anglais ? ont pris dans le bois.
maisonbasse ptre
».

Ce registre est parfois difficile à lire et à déchiffrer en raison notamment de la détérioration partielle de certains feuillets par l'eau ou l'humidité.

Une estimation du nombre d'actes manquants pour cette période peut être faite. Sur le site du PRDH, on peut consulter la statistique annuelle du nombre d'actes par paroisse. Pour la paroisse Saint-Thomas de Montmagny, les chiffres des baptêmes (B), des mariages (M) et des sépultures (S) sont les suivants :

1758 : 49 B, 6 M, 26 S pour un total de 81
1759 : 18 B, 1 M , 17 S pour un total de 36
1760 : 50 B, 9 M , 44 S pour un total de 103.

Les chiffres de l'année 1759 détonnent au regard de ceux des années 1758 et 1760. On peut estimer qu'il manque entre 50 et 60 actes dans ce registre en prenant la moyenne du nombre total des années 1758 et 1760 [soit 92] soit et en soustrayant le nombre d'actes conservés [36] pour l'année 1759.

D'autres paroisses du Québec ont vu leurs registres endommagés ou détruits en totalité ou en partie à cette période ou depuis le début de la Colonie. Dans certains cas, des efforts particuliers ont été faits pour tenter de pallier à ces situations. À titre d'exemple, se référer à la paroisse de Saint-Eustache dont nous avons traité dans un billet publié le 1er décembre 2008 et intitulé Le rétablissement des registres de St-Eustache pour l'année 1837.

Dans ce contexte, on ne peut que déplorer et s'interroger pour quelle raison le curé de la paroisse Saint-Thomas de Montmagny n'a pas fait de même en imitant son confrère.


[Summary :
About some lost church records in Montmagny, Québec.]

jeudi 17 février 2011

Les registres de l'état civil du Québec de 1900 à 1909 (bis)

Ce sujet a déjà traité dans un billet daté du 6 juillet 2009 sous le titre Les registres de l'état civil du Québec de 1900 à 1907.

Nous voulons ajouter d'autres commentaires à ceux formulés alors et ce à la suite de la consultation de plusieurs de ces registres :

- le titre sur le Portail de BAnQ a été modifié pour : Registres de l'état civil du Québec des origines à 1909 voulant ainsi refléter les ajouts faits à la suite du dépôt de certains registres par le Directeur de l'état civil. Par ailleurs, de quelle façon un internaute peut-il connaître les ajouts et les registres disponibles pour une paroisse sans être obligé de vérifier pour chacune des paroisses ? Un tableau faisant état des registres accessibles en ligne serait grandement apprécié
- le classement de certains registres est particulier et pas toujours très heureux; à titre d'exemple : un registre commençant par hôpital ou hospice pour nom de paroisse
- le nom retenu pour certaines paroisses est étonnant; de fait, quels sont les critères utilisés pour ce faire ? Parfois, il est difficile de s'y retrouver. À titre d'exemples, voici une liste de noms de paroisse et la description que l'on retrouve dans le certificat d'authentification du protonotaire :

Sainte Élisabeth-de-Hongrie [Sainte-Élizabeth de Warwick]
Saint-George Protestant Congregation [St George de Drummondville]
St-Georges Anglican Church [Église d'Angleterre pour le district de Rimouski]
Immaculée-Conception de Bellerive (Beauharnois) [Notre-Dame de Bellerive, Salaberry de Valleyfield]
Savages Mills Anglican Church, Savages Mills, North Shefford [North Shefford (Church of England)]
Soeurs Grises, Châteauguay [actes de Sépultures des Soeurs Religieuses de la charité de l'Hôpital Général de Montréal, qui se firent dans le nouveau cimetière situé dans l'Ile St Bernard dans la paroisse de Châteauguay communément appelée Ile des Soeurs]
...
- un cas particulier ; quelques registres [Drummondville, Trois-Rivières] ont été décrits comme des «Registres relatifs à l’enregistrement obligatoire des enfants non-baptisés»; l'appellation est pour le moins curieuse puisque, de fait, il s'agit de registres ouverts et tenus par des municipalités pour l'enregistrement des actes. Une illustration que ce titre est mal choisi : à Trois-Rivières, le seul acte de ce registre pour l'année 1903 fait notamment référence dans le texte que «Son baptême [de l'enfant ] a été administré environ quatre mois plus tard par un prêtre de la croyance religieuse orthodoxe» !
- il serait utile de pouvoir disposer à l'écran d'une adresse courriel spécifique pour signaler un problème avec les registres de cette collection
- l'espace à l'écran réservé pour le visionnement des images actes est toujours aussi restreint; cette importante lacune est à déplorer.

Par ailleurs, il faut rappeler la très belle qualité des images de ces registres. Cet aspect de ces registres est d'autant plus apprécié que les images des autres registres accessibles en ligne, soit celles sur le site des Mormons et celles de la Collection Drouin, ne se comparent nullement sur ce plan et n'ont de plus aucune chance d'être améliorées.


[Summary :
Some additional remarks on the digitization and on-lining of Québec’s civil records for 1900 to 1909.]

jeudi 3 février 2011

Diverses avenues possibles pour l'exploitation des registres de l'état civil

Source première de l'information généalogique au Québec, les chercheurs ont toujours considéré avec raison les registres de l'état civil comme la source indispensable à consulter pour établir les liens de parenté entre les personnes.

Si l'on excepte quelques traits généraux, on trouve curieusement dans la littérature assez peu d'information générale ou détaillée sur cette source. De notre point de vue, les registres constituent une source mal ou pas assez connue en dépit du fait de leur fréquente consultation; par voie de conséquence, leur exploitation par les chercheurs n'est pas assez poussée.

Parmi quelques unes des caractéristiques particulières de ces registres, mentionnons :
- la référence à des événements importants pour chacune des personnes (leur naissance, leur décès et, pour certains, leur mariage)
- la couverture intégrale de toute la période du début de la Colonie jusqu'à nos jours
- la contemporanéité de leur rédaction au regard des événements évoqués
- ...

L'objectif visé ici est d'identifier certaines des avenues possibles pour une exploitation plus approfondie de cette source. Certaines d'entre elles sont connues, d'autres inédites. Les thèmes déjà prêts pour un atelier-conférence sont indiqués en gras et, pour certains d'entre eux, des titres possibles sont placés entre crochets [] et en italique. Cet exercice résulte d'une lecture d'ensemble de nombreux exemples [de fait, actuellement plus de 3 000] tirés de la consultation ou d'un balayage visuel de nombreux registres.

Noter que certains de ces thèmes ont déjà été abordés en partie dans des billets publiés sur ce blogue; les liens sont alors fournis. De même, de nombreux exemples épars y ont également été traités.

D'entrée de jeu et sans surprise, une présentation générale des registres s'impose [Les registres de l'état civil : un regard différent] pour faire état de leurs traits principaux et de leurs caractéristiques. Brosser une telle toile de fond permettra d'illustrer la diversité et la richesse du contenu des registres, et de mettre en relief des aspects peu souvent évoqués dont nous ferons écho plus bas.

Une telle toile de fond doit être ventilée selon les registres catholiques et les registres non-catholiques tellement les différences entre les deux sont grandes. Dans le cas des premiers, un billet paru le 6 février 2009 sous le titre Le registre de l'état civil comme outil de gérance d'un cimetière traite d'un aspect méconnu des premiers.

Par ailleurs, le contenu des registres catholiques est à ce point riche que des lectures particulières sont également possibles et qui portent notamment sur :
- la discrétion du curé [User de beaucoup de discrétion]
- une gestion serrée des sacrements [Gérer les sacrements d'abord...]
- les excès de certains curés [Trop d'encens et d'eau bénite ?]
- les références au calendrier religieux.

D'autres thèmes sont liés à un examen des éléments présents dans les actes; mentionnons :
- le nom des personnes concernées qu'il y a lieu encore là de ventiler pour le prénom et le patronyme
- la mention de la date; cet aspect a été abordé en partie dans un billet publié le 11 juillet 2009 sous le titre La date de naissance dans les registres de l'état civil et dans un autre billet publié le 12 juillet 2009 sous le titre La date de décès dans les registres de l'état civil
- les signatures [Une signature avec votre acte ?] ont déjà été traitées dans un billet publié le 15 septembre 2009 sous le titre L'exploitation des signatures dans les registres de l'état civil]
- l'âge, voir le billet paru le 14 juillet 2009 sous le titre La notion d'âge dans les registres de l'état civil
- les annotations marginales [En prendre bonne note]
- les documents autres [En prime, une flopée d'autres documents]
- le procès verbal
- la toponymie.

Des thèmes sont spécifiques à des types d'actes; pour les actes de baptême, on peut mentionner
- l'ondoiement [Un peu d'eau pour l'enfant]
- les parrain et marraine [Des alliés pour la recherche : les parrain et marraine]
pour les actes de mariage,
- les dispenses
pour les actes de sépulture [Et une sépulture à la fin de vos jours], des lectures spécifiques peuvent également être faites portant sur :
- les morts violentes [Ne pas mourir de sa belle mort]
- les morts non violentes
- les drames humains [Place à des drames humains]
- les cimetières [Des havres de paix dans l'ombre des actes].

D'autres lectures particulières des registres peuvent être effectuées :
- la problématique du pouvoir doit distinguer la situation au regard du pouvoir religieux, le billet 15 mai 2008 intitulé Les relations entre l'autorité civile et l'autorité religieuse au Fort Frontenac traite d'un cas particulier fort révélateur et du pouvoir judiciaire en filigrane des registres [Et du côté du pouvoir judiciaire]
- une problématique en demi teinte et nuancée, celle des femmes [Place à la femme]
- la tenue des registres [Une bonne tenue est de mise] où il y a lieu d'isoler notamment :
- les actes nuls [Nuls et non avenus ?]
- les actes incomplets
- les actes comme source d'information de mouvements migratoires [Toutes ces personnes qui viennent d'ailleurs]; un regard peut être porté sur la mention des États-Unis dans les actes [Des registres américains ?], sans compter une attention particulière à la migration de Québécois vers ce pays et la question des frontaliers
- les actes comme marqueurs de temps et reflets partiels de leur époque [Appréhender la Nouvelle France par les registres]
- la mention du fleuve Saint-Laurent [Le fleuve coule dans ces actes]
- le chemin de fer [Les registres prennent le train]
- les militaires
- les indiens
- l'apport du contenu de certains actes à l'élaboration d'une histoire de famille [Toute une histoire de famille]
- la difficile question de l'adoption
- les erreurs [Et si le registre était en erreur ?]
- des embûches [Des embûches à profusion]
- des aides à la recherche [Ils ont facilité notre recherche]
- les professions
- la notion de temps
- la rigueur et la précision difficiles
- des termes dont le sens se modifie au fil du temps
- des actes insolites [Venez voir des actes étonnants ou insolites] et [La généalogie, c'est sérieux ?]
- ...


La plupart des thèmes mentionnés plus haut n'ont pas été abordés ailleurs par d'autres chercheurs. Certains peuvent surprendre ou étonner; cela tient à ce que peu de gens ont fait une lecture «transversale» des registres, s'étant contentés d'une consultation ad hoc et ciblée en fonction de leurs seuls intérêts de recherche du moment.

D'autres thèmes ont également été identifiés; mais, nous attendons de pouvoir disposer de plus d'exemples permettant d'étayer le propos. Dans des billets publiés ultérieurement, nous préciserons la plupart des thèmes évoqués ici trop brièvement.

Tout au long de cet exercice qui se poursuit encore, trois éléments à propos des registres du Québec ressortent constamment avec force : leur diversité, leur richesse et, par voie de conséquence, les nuances qui doivent être apportées dans leur traitement.


[Summary :
Some personnal thoughts about different aspects of the church records in Québec.]