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mercredi 23 septembre 2009

Le registre est approuvé par l'évêque

Les registres de la paroisse Sainte-Madeleine du Cap-de-la-Madeleine pour le 13 juin 1789 font état de l'information suivante :


«Vu et approuvé le Registre dans le cours de notre visite le 13 juin 1789
+ Jean François Eveque de Québec
».

Le signataire est Jean-François Hubert qui a été évêque en titre de Québec de 1788 à 1799.

Cette courte note témoigne que les registres de l'état civil ont également fait l'objet d'une attention de la part des autorités religieuses. Pour mémoire, rappelons que l'on trouve à la fin de la copie civile un procès verbal faisant état d la conformité du contenu du registres au regard des dispositions prévues à la réglementation.

Pour la copie religieuse des registres, sur quoi portait cette approbation? toutes les informations requises ou seulement celles exigées par le Rituel de l'église catholique? et, en cas de problèmes, quelles étaient les mesures prises à l'égard des registres et des curés qui en avaient la garde?
La seule consultation des registres ne permet pas d'apporter des éléments de réponse clairs à ces interrogations.


[Summary :

The information about an approval of the church records by a bishop in Cap-de-la-Madeleine, Québec.]

jeudi 1 janvier 2009

Une visite épiscopale à la mission du Lac Témiskamingue

Les registres de la paroisse de Ville Marie pour le 13 juillet 1893 font état du texte suivant :

«Acte de la Visite épiscopale à la mission du Lac Témiskamingue

Narcisse Zéphirin Lorrain par la grâce de Dieu et la faveur du Saint Siège Apostolique, évêque du Cythère et Vicaire Apostolique de Pontiac.

Le vingt cinq juin mil huit cent quatre vingt treize, Nous avons fait notre visite pastorale à la mission du Très Saint Rosaire du Lac Témiskamingue. A cette occasion, le sacrement de confirmation a été administré à cinquante quatre personnes. (54).
Le dimanche à la grand-messe, il nous a fait plaisir de voir l’église se remplir de fidèles venus, plusieurs d’une grande distance, malgré la pluie let le mauvais état des chemins.
Depuis notre dernière visite, un clocher remarquable par son élégance, a été bâti sur l’église; et nous sommes heureux d’apprendre que des préparatifs sont actuellement à se faire, afin de terminer l’intérieur de cette même église, commencée il y a six ans, en l’année 1886, et occupée pour la 1ere fois au mois de déc. 1887.
A notre retour de notre visite à Abbitibi, et à la Longue Pointe, nous avons profité des quelques jours de loisir que nous avons passé, ici, en attendant le temps de la visite à la Tête du Lac, pour visiter les colons établis dans les cantons Guigues & Duhamel. Grande et agréable a été notre surprise en voyant les progrès immenses faits par la colonisation durant les six dernières années, dans ces contrées nouvelles. Nous souhaitons de tout cœur qu’un plus grand nombre de canadiens des vielles paroisses de la Province de Québec viennent s’emparer des terres si fertiles que leur offrent les bords du Lac Témiskamingue.

Il serait désirable que tous les catholiques de cette mission fussent amenés, maintenant, à payer régulièrement leur support aux Pères qui les desservent.

Donné à la Baie des Pères sur le lac Témiskamingue ce treizième jour du mois de
juillet, mil huit cent quatre vingt treize.
N. Z. Lorrain évêque de Cythere, Vic. Apost. de Pontiac #
».
Une évocation du contexte difficile dans lequel se développait la colonisation dans ce coin du Québec. La présence d’un tel texte illustre bien le fait que les autorités religieuses ont toujours considéré les registres comme des documents ecclésiastiques publics auxquels le pouvoir civil reconnaît de surcroît une valeur de document civil public.

Consulter Wikipédia pour en connaître davantage sur cet évêque.


[Summary :

A short account of the pastoral tour by a catholic bishop in Ville Marie, Québec.]

jeudi 30 août 2007

Saint-Élie-de-Caxton ou exploiter l’histoire locale

Selon le conteur Fred Pellerin, Saint-Élie-de-Caxton «…est un village normal» [Comme une odeur de muscles, p. 11]; il a tout à fait raison.

Une visite (de préférence à pied) dans ce village «…planté entre les fesses de deux montagnes mauriciennes» [Dans mon village, il y a Belle Lurette…, p. 127] fournit la même impression que dans de nombreux autres villages au Québec. Le site est agréable, les services sont là (église, cimetière, garage, épicerie…), des habitations bien entretenues…. Bref, tout ce que l’on rencontre là est également présent ailleurs dans d’autres localités au Québec.

La notoriété de ce village et le fait qu’il se démarque des autres tiennent à ce que l’on y parle de son histoire et de ses gens. Il s’agit d’un bel exemple de prise en main par des gens de la place; le conteur Fred Pellerin n’est probablement pas étranger au rassemblement et à l’animation de talents locaux (résidents, historiens, ethnologues…) pour organiser et mettre sur pied une visite des lieux. Cette dernière met en valeur ce qui existe déjà dans le village et qui articule sa vie de tous les jours; comme les écrits du conteur, rien n’a été inventé, pour l’essentiel, les propos sont fondés sur le récit d’événements et de personnes qui ont vécu là; un coup d’œil dans le cimetière à l’arrière de l’église permet même de retrouver leur nom sur des pierres tombales. Évidemment, un zeste de légende a été ajouté, mais pour une bonne cause : faciliter la parlure et la digestion des propos.

L’initiative de Saint-Élie-de-Caxton devrait inciter d’autres villages du Québec à exploiter de façon plus concrète leur histoire locale. Ceux d’entre eux qui ont la chance de pouvoir disposer d’une monographie locale déjà rédigée partent avec une longueur d’avance dans ce type de défi.

[Summary :

If you want a lively way to put local history in context, a visit to St-Paul-de-Caxton is a must.]