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vendredi 3 décembre 2010

Le fils d'un employé de la Maison des douanes est inhumé à Québec

Les registres de l'Anglican Cathedral Holy Trinity Church de Québec pour le 16 mai 1820 font état de l'acte de sépulture suivant :

«Smith Buried
John son of James Smith of the City of Quebec, employed in the Custom House & of Mary his wife, aged nine weeks & three days died on the fifteenth and was buried on the sixteen of May of the year of our Lord, one thousand eight hundred & twenty
By me FJ Mountain - Deacon
Present James Smith Father Robt. Haddan
».

La mention de l'employeur de cet enfant n'est pas fortuite; en effet, la Maison des douanes est le service qui génère le plus de revenus pour la colonie, ce qui confère un pouvoir certain à ceux qui y travaillent.


[Summary :
The church record for the burying of a young baby in Québec, Québec.]

samedi 3 avril 2010

Un enfant trouvé mort dans le cimetière de l'Hôtel-Dieu

Les registres de la paroisse Notre-Dame de Québec pour le 28 février 1757 font état de l'acte de sépulture suivant :

« +

Le vingt huit février mil sept cent cinquante sept a été inhumé un enfant trouvé mort dans le cimetière de l’hôtel Dieu le vingt deux decembre dernier. Etoient presens Jean Vallée et autres.
f. Vivien p vicaire
».


La réalité des enfants abandonnés ne date pas d'hier. Dans ce cas-ci, il est ironique de noter que l'emplacement où le corps a été découvert est possiblement celui de son dernier repos.

Sans surprise, l'information contenue dans l'acte de sépulture est incomplète; y manquent la date du décès, le sexe de l'enfant, son prénom, son âge [en raison des circonstances, il s'agit vraisemblablement d'un très jeune enfant] et le nom des parents.


[Summary :
The church record for the burying of an unknown child in Québec, Québec.]

mercredi 6 janvier 2010

Innommé après quinze jours

Les registres de la paroisse Saint-François de Sales (Île Jésus) pour le 17 avril 1733 font état de l'acte de sépulture suivant :

«Sep. + Roy p.

Le dix septieme d'avril de l'année mil sept cent trente trois a eté inhumé dans le cimetiere de cette paroisse un garçon de Loüis Roy et de Marie Renaud sa femme agé de quinze jours que j'ay baptisé a la maison sans ceremonie et sans avoir ete nommé acause de la picotte maladie les témoins de l'enterrement ont été Loüis Roy son pere et Pierre paradis qui ont declaré ne scavoir signer de ce enqui suivant l'ord.
Poulin ptre».

Un enfant baptisé à la maison et en présence vraisemblablement des parents qui n'est pas encore nommé après quinze jours..., certains peuvent s'en étonner
.

[Summary :

The church record for the burying of a boy in Île Jésus Québec.]

mercredi 14 octobre 2009

Une fille nommée ou non?

Les registres de la paroisse Sainte-Madeleine du Cap-de-la-Madeleine pour le 28 octobre 1759 font état de l'acte de sépulture suivant :


«Sépulture de Marie Joseph Vivier

L'an mil sept cent cinquante neuf, le vingt huitième du mois d'octobre, par nous soussigné a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse une fille âgée d'environ sept mois, fille de Joseph Vivier, habitant de cette paroisse
J. Lacroix f Isidor marsolet. R. spr
».

Les indications inscrites dans la marge au regard d'un acte de l'état civil ont pour but d'en faciliter le repérage et la localisation. Dès lors et comme dans le cas présent, on peut s'interroger si cette fille a été .

Dans de tels cas, la réponse apportée dans la version imprimée du PRDH est tout à fait avisée, soit de faire mention que le nom a été tiré de la marge.

Une interrogation similaire se pose dans les cas où il y a une différence entre le nom inscrit dans la marge et celui dans un acte.


[Summary :

The church record for the burying of a young girl in Cap-de-la-Madeleine, Québec.]

dimanche 20 septembre 2009

Une sépulture commune pour deux enfants

Les registres de la paroisse Saint-François du Lac pour le 18 août 1736 font état de l'acte de sépulture suivant :


«L'an mil sept cet trente six le dix huit d'aout je soussigné curé de St. francois ay inhumé dans le cimetiere de cette paroisse Marie Louisse forcier âgée de trois mois : et Nicolas Joiël âgé de deux ans et trois mois. ont assisté a leur enterrement Joseph Forcier et Antoine Joiël lesquels ont déclaré ne scavoir signer de ce interpellez suivant l'ordonnance
Jean B Dugars ptre
».

La présence d'un acte multiple n'est pas très fréquente dans les registres de l'état civil. Comme dans le cas présent, l'information est alors minimale sur les personnes concernées. De même, des interrogations surgissent : ces deux enfants sont-ils parents? ou voisins? l'inhumation a-t-elle été faite sur un même lot? dans un cercueil unique?

[Summary :
The only church record for the burying of two children in Saint-François du Lac, Québec.]

dimanche 9 août 2009

Empoisonné

Les registres de la paroisse Saint-Louis de Lotbinière pour le 1er mai 1758 font état de l'acte de sépulture suivant :


«S 5 sepult. de Joseph Tousignan

L'an mil sept cent cinquante huit le premier jour du mois de may est décédé Joseph Tousignan agé d'environ douze ans pour s'estre innocemment empoisonné et estre decedé sans pouvoir recevoir aucun sacrement avoir été confessé depuis peu son corps a été inhumé le deuxième du courant dans le cimetière de cette paroisse avec les ceremonies accoutumées présence de Srs Loüis Portelance et Pierre Augé temoins
qui ont declarés ne scavoir escrire en foy de quoi jay signé.
Petit ptre
».

À noter dans le texte de cet acte : la raison peu fréquente du décès [empoisonnement] et la mention que cet enfant s'était confessé depuis peu, un élément important pour un prêtre officiant catholique.


[Summary :

The church record for the burying of a young boy in Lotbinière, Québec.]

vendredi 12 juin 2009

Écrasé par une traîne qu’il conduisait

Les registres de la paroisse Saint-Louis de Lotbinière pour le 5 avril 1757 font état de l’acte de sépulture suivant :

«I-2 Sepult Loüis Tousignan

L’an mil sept cent cinquante sept le quatrième du mois d’avril est décédé Louis Tousignan agé de neuf ans eccrasé par une traîne chargée qu’il conduisait, son corps a été inhumé avec les ceremonies accoutumées dans le cimetiere de cette paroisse le cinquième du susd. mois et an presence de Jean ? , Joseph , Joseph Baudet témoins qui ont declarés escrire ny signer en foy de quoy j’ay
».
Cet acte témoigne des dangers que courraient les jeunes enfants qui participaient aux travaux près de chez eux.


[Summary :

The church record for the burying of a young boy in Saint-Louis de Lotbinière, Québec.]

mardi 24 février 2009

L’inhumation du jeune Beausoleil

Les registres de la paroisse St-Jean de Deschaillons pour le 5 novembre 1763 font état de l’acte de sépulture suivant :

«Inh Sepl Beausoleil

Lan mil sept cent soixante trois le cinq novembre par nous ptre curé de st jean a été inhumé en le cimetiere de cette paroisse un enfant male agé d’environ deux mois appelé beausoleil remis à Nicolas Maillot marguillier sortant d’une barque passante. En foy de quoy j’ai signé
J Gingau ptre
».
Le peu d’informations sur cet enfant et les circonstances particulières de son inhumation ont de quoi étonner. Entre autres choses, un enfant de deux ans a également un prénom…


[Summary :

The church record for the burying of a young male child in Deschaillons, Québec.]

mercredi 26 novembre 2008

Un ajout important à un acte de mariage

Les registres de la paroisse Immaculée Conception de Trois Rivières pour le 23 novembre 1871 font notamment état de l’ajout suivant à un acte de mariage :

«Légitimation de Jeanne Morin

Nous, Charles Morin, et, Marie Pepin, parties contractantes en l’acte ci-dessus écrit, avons reconnu et reconnaissons par le présent, devant Napoléon Simard, journalier, beau-frère de l‘époux, et Pierre Pepin, charretier, frère de l’épouse, témoins à ce appelés et qui ont déclaré ne savoir signer, que Jeanne, née le douze mars mil huit cent soixante un aux Trois-Rivières, est notre enfant légitime.
Charles Morin et Marie Pepin ont déclaré ne savoir signer. Fait aux Trois-Rivières le vingt troisième jour de novembre de l’an mil huit cent soixante onze.
J. Agapit Legris Ptre
».

Commentaires :

- le libellé de l’ajout à cet acte de mariage se rapproche de celui d’un acte rédigé par un notaire;
- l’enfant est alors âgé de dix ans;
- l’acte de mariage concerné fait état d’une dispense de publication de tous les bans et d’une dispense du premier degré d’affinité en ligne collatérale;
- contrairement à l’acte de légitimation publié sur notre blogue le 9 février 2008, cet ajout n’est pas intégré au texte de l’acte de mariage, ce qui en facilite grandement le repérage.

[Summary :

The church record for the legitimation of a girl in Trois-Rivières, Québec.]

dimanche 24 août 2008

Un drame malheureusement toujours actuel

Les registres de la paroisse St-Joseph de Lauzon pour le 5 août 1885 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S 43 Joseph Guay

Le cinq aout mil huit cent quatre vingt cinq, nous vicaire de St-Joseph de Lévy, soussigné, avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse, le corps de Joseph fils légitime de Napoléon Guay et de Adélaide Létourneau décédé accidentellement comme il appert par un verdict du coroner Belleau en date du six aout courant, en cette paroisse l’avant veille, agé de deux ans et trois mois. Furent présents Nap. Guay et Alfred Bourassa soussignés. Lecture faite.
Napoléon Guay Alfred Bourassa J.H.A. Talbot, ptre
».

La consultation de la base de données Enquêtes des coroners sur le Portail de BAnQ permet d’apprendre que le verdict précise qu’il s’est «Noyé dans un puits à l’arrière de la maison de son père».

En substituant la mention de piscine à celle de puits, un tel drame aurait pu tout à fait se produire à notre époque actuelle.


[Summary :

The church record for the burying of a boy drowned in a well behind his house in Lauzon, Québec.]

samedi 16 août 2008

Les enfants qui meurent en bas âge

Jusqu’à tout récemment au Québec, il était fréquent pour de nombreux parents de perdre des enfants en bas âge. Une belle illustration en est fournie par les deux actes suivants.

Les registres de la paroisse Notre-Dame de la Prairie de la Madeleine pour le 27 mars 1812 font état du baptême suivant :

«L'an mil huit cent douze le vingt-sept mars par nous prêtre sousigné a été baptisé un garcon qui a été nommé Guillaume né d'hier du légitime mariage d'Amable Cailleouette, cordonnier et de Elisabeth Chevalier son épouse demeurans en cette paroisse le parrain a été le sr. Guillaume Lamothe soussigne et la marraine Charlotte Leduc qui ainsi que le père a déclaré ne savoir signer de ce enquis lecture faite.
Guillaume Lamothe J. B. Boucher ptre
».

Cinq mois plus tard le 31 août 1812, les registres de la paroisse St-Philippe de Laprairie font état de la sépulture de cet enfant :

«Le trente et un aout mil huit cent douze par nous prêtre sousigné a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Guillaume agé de cinq mois décédé hier matin fils légitime d'amable Cailleouette voltigeur canadien actuellement en garnison en cette paroisse et d'Elisabeth Chevallier. Etaient présents Joseph Pigeon et Philippe Heil qui seul a signé avec nous.
Pigeon ptre
».

François-Amable Cayouete fait partie de la troisième génération des descendants de Gilles Caillouet.


[Summary :

The church record of a child died in infancy, a common situation in old Québec.]

vendredi 13 juin 2008

Un enfant meurt dans un accident en revenant du travail

Les registres de la paroisse St-Alphonse de Liguori d’Hawkesbury en Ontario pour le 2 mai 1891 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S Napoléon Périllard

Le deux mai mil huit cent quatre vingt onze a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Napoléon Périllard, fils bien aimé de Napoléon Périllard et d’Alphonsine Berthelet, tué accidentellement l’avant veille à l’âge de douze ans moins une journée. En revenant du travail à midi ayant passé trop vite & trop près de la slide du Gros Moulin, il fut frappé à la tempe par des madriers qui en descendaient et mort quelques instants après dans les bras de son père. Étaient présents à la sépulture, son père, sa mère, ses frères & sœurs Jean Baptiste Périllard son grand père paternel, Joseph Leroux son grand père maternel, John McFarlan, William et Amable Berthelet, ses oncles, Janvier Monette, Joseph Rouleau, Jules Joanisse, Alphonse Bruneau, Henri Themens, Moïse Joly, jnr ainsi qu’un grand nombre de parents & d’amis dont quelques uns ont signé avec nous. Lecture faite.
F. E. Couture ptre
».

Commentaires :

- le texte de l’acte fait mention que l’enfant revenait de son travail même s’il n’est âgé que de 12 ans;
- les détails fournis sur l’accident confirment que l’enfant n’a eu aucune chance de s’en tirer;
- une vérification sur la copie religieuse des registres serait nécessaire pour vérifier si d’autres personnes que l’officiant ont signé au bas de cet acte comme il est indiqué.

[Summary :

The church record for the burying of a child died in an accident.]

lundi 5 novembre 2007

Un accident tragique à San Antonio (Texas)

Dans l’édition du 1er juillet 1884 du journal The San Antonio Light (Texas), on peut lire que Mme Marie Caillouete a intenté une poursuite contre la compagnie The San Antonio Railway pour un montant de 25 000 $.

Cette poursuite fait suite au décès accidentel de son enfant Victor le 31 mai précédent et alors âgé de 14 mois. Le décès s’est produit sur la rue West Commerce où la demanderesse réside au numéro 1313; l’enfant a alors été heurté à mort par un véhicule de cette compagnie.


Cette Marie Caillouette est vraisemblablement Mary Woeltz, épouse de Henry Caillouette.

[Summary :

The tragic death of an infant in San Antonio, Texas]