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vendredi 1 août 2008

Le même prénom attribué à deux enfants différents d’une même famille

Les recherches en généalogie mettent parfois en lumière la situation décrite en titre. Par cette pratique, les parents veulent alors perpétuer le souvenir d’un enfant décédé auparavant.

Une belle illustration est fournie par les actes suivants tirés des registres de la paroisse Notre-Dame de Montréal et datés des 5 août 1809, 11 juillet 1810 et 24 février 1811 :

«Le six août, mil huit cent neuf, j'ai baptisé Marie flavie, née hier, du légitime mariage d'Amable Cayouet, cordonnier, et d'Elizabeth Chevalier, de cette paroisse. Parrain : Etienne Trudel; marraine Marie-Louise Maranda qui n'ont su signer.
Thavenet ptre
».

«Aujourd'hui, vingt un juillet, mil huit cent dix, par moi, prêtre, soussigné, a été inhumé le corps de flavie décédée hier âgée de près d'un an, fille légitime de Amable Kiouet, cordonnier, et d'Elizabeth Chevalier, de cette paroisse. Ont été présens Louis Guerrier et Louis Lemai, qui ont déclaré ne savoir signer.
Thavenet ptre
».

Sept mois après le décès de leur fille, une autre fille est baptisée le 24 février 1811 sous le même prénom :

«Aujourd'hui, vingt-quatre février, mil huit cent onze, je, pretre, soussigné, ai batisé flavie, née, hier, du légitime mariage d'Amable Cayouet, cordonnier, qui n'a su signer et d'Elisabeth Chevalier de cette paroisse. Parrain: Amable Gaudry; maraine: Marie-Anne Dejordis, soussignée.
Mariane dejordi Amable Gaudry Thavenet ptre
».

Dans de tels cas, il est important d’identifier correctement les enfants concernés et d’en faire état dans la fiche de famille.

Francois-Amable Cayouette fait partie de la troisième génération des descendants de Gilles Caillouet.


[Summary :

In some Québec’s families, different children may bear the same first name.]

mardi 12 février 2008

Une poursuite intentée par un marchand

Dans les documents de la Cour du Banc du Roi (# 6291), on peut lire en date du 24 septembre 1808 que le marchand [...auctioner and broker] de la ville de Québec, William Burns, intente une action pour dette contre le cordonnier «Amable Kahouette».

Dans sa déclaration, ce marchand expose qu'il a vendu à ce dernier des marchandises pour la somme de 27 livres et qu'il n'a pas été payé. Dans une déclaration datée du 18 août 1808, son commis, François Bélanger, déclare qu'il a livré les souliers vendus. Il est fait état également d'un compte daté des 15, 16 et 18 juillet de la même année pour des souliers [...calf shoes].

Le 1er octobre 1808, une sommation à comparaître en cour est signifiée au «...domicile d'Amable Kahouette...en la Basse ville de Québec rue de la montagne..». La suite donnée à cette poursuite n’est pas connue.

Pouvoir localiser la résidence d'un ancêtre n'est pas très fréquent. Noter la variation de la graphie du patronyme; une telle situation est fréquente avec une personne qui ne sait signer.

François-Amable Cayouette est l’époux d’Élisabeth Chevalier; il fait partie de la troisième génération des descendants de Gilles Caillouet.


[Summary :

An action taken by a merchant in Québec City.]

jeudi 7 février 2008

Un descendant se marie à Québec

Le 7 janvier 1807, les registres de la paroisse de Notre-Dame de Québec font état du mariage d’«Amable Cailloûet» :

«Le 7 janvier mil huit cent sept après la publication d'un ban de mariage & la dispense des deux autres entre Amable Cailloüet, cordonnier domicilié en cette ville, fils majeur de François Cailloüet et de Catherine Tardy de la paroisse de Kamouraska d'une part, & Elizabeth Chevalier aussi domici­liée en cette ville fille aussi majeure de feu Jean-Baptiste Chevalier cy devant Perruquier, et de défunte Louise Lemyre de cette paroisse d'autre part, ne s'étant dé­couvert aucun empêchement, nous Vicaire soussigné avons reçu leur mutuel consentement & leur avons donné la bénédiction nuptiale en présence de Jacob Heck, et John Shea amis de l'é­poux, et de Jean-Baptiste Chevalier oncle paternel de l'épou­se et de Jean-Baptiste Chevalier fils, cousin germain de l'épouse et de plusieurs
autres parens et amis des époux dont les uns ont signé, les autres avec les
époux ont déclaré ne le savoir faire.
F. Chevalier Jr Jacob Heck
J Be. Chevalier John Shea
? ? Jos Casby
François Pagé Jerome ?
Willm Burrell
Ant. Tabeau ptre vic
».


Le 4 janvier 1807, François-Amable Kallouette, «...maître cordonnier de Québec» et «Élisabethe Chevallier» avaient signé un contrat de mariage devant le notaire Roger Lelièvre prévoyant la communauté de biens et la donation mutuelle entre les futurs époux. Le douaire est alors fixé à 1 000 livres et le préciput à 500 livres. Les époux ont alors déclaré ne savoir signer.

Commentaires :

- il s’agit du premier de descendants de Gilles Caillouet à s’établir et à se marier dans la ville de Québec;
- noter que la graphie du patronyme qui varie selon les documents; une situation fréquente lorsqu’un descendants ne sait signer.
[Summary ;

The church record of a marriage in Québec City.]