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lundi 7 avril 2008

Le contrat pour une allonge à la maison de Josephte Mauffet

Le 16 mai 1828, un marché intervient devant le notaire Roger Lelièvre de Québec [# 14048] entre Jean-Baptiste «Caillaouet» et Josephte Mauffet, demeurant dans le Faubourg St-Roch et veuve de Joseph Chalifour.

Cette entente est à l'effet de construire, d'ici le 10 juillet 1828 et pour le prix de 78 livres et 10 chelins, une allonge de 15 pieds par 15 pieds à une demeure existante. Le texte de ce contrat renferme une foule de détails techniques sur les travaux à effectuer. Jean-Baptiste Lespérance, «...charpentier de navires demeurant au Faubourg St-Roch», se porte garant pour Jean-Baptiste Caillouette.

Commentaires :

- dans ce type de document, la graphie des patronyme diffère parfois de celle en usage de nos jours [Mauffet pour Maufette ou Monfette];
- noter la garantie offerte à l’une des parties par la signature d’un autre charpentier;
- le fait que ce dernier soit décrit comme un charpentier de navires illustre bien qu’à cette époque pour certains menuisiers, il n’existait pas de barrière entre la construction en général et celle de navires. L’importance de la construction de navires à cette époque à Québec favorisait de telles situations.

[Summary :

A contract for the extension of a house in Québec.]

vendredi 22 février 2008

L'agrandissement d’un quai dans le port de Québec

Le 7 juillet 1817, une entente intervient devant le notaire Laughlam-T. McPherson entre le marchand de bois de Québec William O'Brien et Jean-Baptiste Caillouette en vue d'agrandir de 40 pieds dans le fleuve Saint-Laurent un quai situé à l'«Anse des Morts». Ce quai est la propriété de ce marchand; il doit être construit, d'ici le 16 août, à la même hauteur que le quai Molson situé à proximité. Le marchand s'engage à fournir les matériaux nécessaires et versera la somme de 19 livres et 5 chelins. Il est fait mention que ce contrat, rédigé uniquement en anglais, a été interprété en français pour Jean-Baptiste qui a signé «Baptis Cailloutte».

Le 19 septembre 1817, ces mêmes parties conviennent devant le même notaire d'un règlement négocié [arbitration bond]. Comme les deux parties ne s'entendent pas sur la façon dont le quai mentionné à l’acte précédent doit être agrandi, ils s'en remettent au jugement de deux experts. Ces derniers sont le charpentier de navire John Munn et le charpentier Jean Baptiste Bédard. Ce deuxième acte est signé «J. Baptis Caillouette».

Commentaires

- en dépit de la graphie dans le premier document, il y a lieu de croire que le notaire fait plutôt référence à l'Anse des Mères;
- cette entente témoigne des l’effervescence qui règne alors à Québec autour des
activités portuaires alors en plein développement;
- l’usage de la langue anglaise s’impose pour les marchands anglais dans une ville qui compte alors une forte proportion d’anglophones, particulièrement dans le milieu des
affaires.
[Summary :

A deal to lengthen a wharf in Québec City harbour.]

mercredi 23 janvier 2008

Des bancs pour l’église Notre-Dame de Québec

Dans le greffe du notaire Antoine-Archange Parent, un document (# 3846) daté du 17 juin 1826 concerne un marché est conclu entre un groupe de menuisiers de Québec et les syndics de la paroisse Notre-Dame de Québec.

Ces menuisiers sont Étienne De Varennes, Michel Fiset, Pierre Roy, «Jean-Baptiste Caillouet», Joseph Déry et Gabriel Gagnon. Du côté des syndics, l'on trouve Thomas Wilson, Louis Lagueux, Joseph Roy, Jean Langevin, Jean-Olivier Brunet, Louis Panet et Louis Massue.

L'objet de ce marché est de construire des bancs d'église à panneaux et des petits bancs de pied en bois de chêne, de poser les dits bancs avec leurs pentures et crochet à chapeaux, de les sabler et de les huiler.

Pour sa part, Jean-Baptiste Caillouette construira «...tous les bancs qui restent à faire le long du mur de la dite chapelle Ste-Famille, formant treize bancs». Les menuisiers ne s'engagent qu'à fournir les outils et la main d'oeuvre requise, la fabrique fournissant le reste dont le bois, les ferrures, les crochets…

Tous les bancs doivent être livrés le premier décembre 1826 au plus tard. Il est notamment prévu de «...poser ceux qui seront faits le lundi aux fins que les paroissiens ne soient pas privés de l'usage de leurs bancs le dimanche».

Le prix payé sera de trois livres par banc. Le marchand Nicolas Juneau (?) demeurant à la Haute ville, et le maître-menuisier Joseph Binet, demeurant au Faubourg St-Jean, interviennent au marché à titre de caution.

Jean-Baptiste Caillouette est l’époux de Marie-Thècle Levasseur et est membre de la troisième génération des descendants de Gilles Caillouet.


[Summary :

A contract for the construction of benches for the Québec church.]