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mardi 8 mars 2016

Une base de données sur les voyageurs

Le site du Centre du patrimoine à Saint-Boniface au Manitoba héberge notamment une base de données sur les engagements des voyageurs. On y trouve maintenant «...près de 35 900 entrées d'engagements pour la traite des fourrures signés devant des notaires de Montréal entre 1714 et 1830». 

Commentaires :
- le terme voyageur a toujours été entouré d'une certaine aura : un homme des grands espaces et des grandes distances ; plusieurs d'entre eux sont à l'origine de Métis
- le territoire couvert par ces contrats sont surtout l'Ouest, l'Ontario, une partie des États-Unis, les Postes du Roy et même la Baie des Chaleurs
- la période couverte, une époque maintenant révolue, déborde celle de la Nouvelle-France
- le moteur de recherche permet une recherche plein texte ou pour l'une ou l'autre des variables suivantes : noms, métier, paroisse, destinations ou date de l'acte notarié
- dans le cas des noms, une liste des variations des mentions des patronymes est accessible, une autre fait état des noms normalisés ; ces listes sont à consulter car les occurrences diffèrent selon la variante du patronyme inscrite comme variable
- les résultats d'une recherche varient de l'une à l'autre occurrence ; ils sont présentés sous la forme d'un tableau à deux colonnes : la variable à gauche, et l'information pertinente à droite ; dans certains cas, il est manifeste que cette dernière est un extrait littéral du texte du contrat notarié ; à souligner la qualité et l'extensivité de l'indexation faite au point où l'on peut s'interroger d'avoir à consulter l'original du contrat d'engagement.
Au net, une base de données intéressante, fort bien montée et utile pour une histoire de famille ; à placer parmi ses signets.
 

[Summary :
Some personnal comments pertaining to an online database on voyageurs.]

mardi 11 mars 2014

Toujours de vérité d'Évangile ?

La plupart du temps, la recherche en généalogie est facile et ne génère guère de problèmes sérieux.  Au Québec en particulier,  et pour la plupart des cas, les actes de l'état civil sont disponibles et complets de sorte qu'établir correctement l'identité des personnes et les liens de parenté se fait de façon rapide et certaine.

Par ailleurs dans quelques cas et, de notre avis, c'est ce qui fonde le plaisir de faire de la recherche, la recherche est davantage compliquée et ardue en raison notamment de l'absence d'actes ou de l'information incomplète sinon contradictoire ou carrément erronée; il faut ajouter à cela les cas de modification du patronyme ou de prénom...

De telles situations risquent de se produire à toutes les époques et particulièrement avec celle de la Nouvelle-France où l'on doit parfois composer avec la dure réalité des registres de l'état civil français de cette époque.

Ces réflexions nous viennent à l'esprit à la suite de la lecture d'informations  relatives au cas de Jean [ou Jean Baptiste] Avon et qui nous ont été transmises par un internaute. À la suite de démarches effectuées, ce dernier n'a pu faire rectifier ou même prendre en compte dans des bases de données en ligne ou sur certains sites les nouvelles informations recueilles sur cet ancêtre. Dans de tels cas et à l'évidence, le fardeau de la preuve est à la charge du chercheur; mais lorsque des informations et des données nouvelles sont fournies accompagnées des références aux actes correspondants, on peut s'interroger pour quelles raisons elles ne sont pas prises en compte ou pour le moins notées dans des bases de données.

De par leur facture, la plupart sinon la totalité des bases de données ne permettent pas l'ajout d'informations additionnelles à celles prévues par les rubriques. De ce point de vue, il y a là une rigidité [ce qui nous a suggéré le titre de ce billet] et une absence d'ouverture qui étonnent. De plus, la dernière référence trouvée semble «clore le dossier» et figer le tout pour l'éternité. Dans l'exemple cité plus haut, la dernière mention de cet ancêtre est une inscription dans le registre des malades de l'Hôtel-Dieu de Québec avec mention d'âge. On ne peut nier l'importance de cette source pour cette période et, pour certaines personnes, on y trouve là la seule référence de leur présence en Nouvelle-France. Par ailleurs, cette source ne peut être mise sur le même pied qu'un registre de l'état civil; et pour ce qui est de l'âge, il y a lieu d'être très prudent pour exploiter correctement cette donnée.

Les chercheurs savent d'expérience que la recherche en généalogie ne carbure pas toujours à la limpidité et que la rigueur et la précision nécessaires sont souvent difficiles. Le risque de «frapper un mur» ou de «traverser un banc de brouillard» est toujours présent; dans ces cas et pour l'information de tous, la rigidité des bases de données est de mauvais aloi. Bien entendu, une vérification de l'information et des interrogations s'impose avant de permettre la mise en ligne. Et il est difficile de croire à l'impossibilité d'un tel traitement de cette information si l'on prend en compte les capacités actuelles de l'informatique. Ne pas le permettre reflète davantage une absence de volonté.
 

Nos remerciements à l'internaute François Lefebvre pour avoir porté ce cas à notre attention.
 
[Some personnal remarks about the information in some online databases.]

Ajout le 12 mars 2014 :

La lecture du commentaire publié fait ressortir que le cas mentionné dans ce billet semble posséder plusieurs des caractéristiques d'un cas d'espèce. Aussi, il serait intéressant de pouvoir consulter en ligne les arguments mis de l'avant et les motifs de la décision prise de ne pas en tenir compte. Chacun pourrait alors évaluer le tout au mérite et se faire une idée. Certains pourraient peut-être y voir là une occasion de poursuivre plus avant la recherche sur cet ancêtre. Sans oublier, ce qui n'est pas à négliger, que la portée pédagogique d'un tel exercice pourrait profiter à tous les internautes.

 

lundi 7 janvier 2008

La mise à jour de certaines bases de données

En début d’année, certaines des bases de données accessibles en ligne sont mises à jour de façon automatique. Pour la plupart, elles concernent de l’information en provenance d’administrations publiques.

Une telle mise à jour origine de ce que ces informations doivent respecter un délai avant de pouvoir être accessibles; ce délai et sa durée sont variables et sont fixés par chacune des administrations concernées. Ainsi, les informations sur des naissances peuvent être accessibles après un délai de 100 ans, celles sur des mariages plus de 80 ans et celles relatives à des décès plus de 20 ans.

Dans ce contexte, un chercheur a tout intérêt à revoir la liste de ses signets et vérifier pour certains d’entre eux si l’information n’a pas fait l’objet d’une telle mise à jour de façon automatique.

[Summary :

The yearly automatic update of some databases.]