mercredi 7 mai 2008

Le baptême de Joseph-Henri Caillouet à Cap St-Ignace

Les registres de la paroisse St-Ignace de Loyola de Cap St-Ignace font état pour le 4 juin 1765 du baptême suivant :

«Le quatre juin mil sept cent soixante cinq par moi soussigné pretre curé de la paroisse de Cap St-Ignace a été baptisé avec les cérémonies ordinaires joseph henri né aujourd'hui du légitime mariage de Giles Caillüet et de marie anne Methote ses père et mère le parain a été joseph Methote et la maraine helene Normand Giles Cailluët a signé avec moi. Le parrain et la maraine ont déclarés ne savoir signer de ce enquis suivant l'ordonnance.

Gilles Cailloüet Gareault ptre
».

Commentaires :

- ce garçon de Gilles Caillouet est l’ancêtre des Cayouette qui ont demeuré et demeurent encore à Bonaventure et aux environs;
- à noter l'usage du tréma dans la signature de son père, une des rares fois où ce dernier a signé de cette façon;
- noter également les graphies «Caillüet» et «Cailluët» utilisées par l'officiant; elles constituent deux des nombreuses variations rencontrées pour le patronyme de cette famille.

[Summary

The church record for the baptism of Joseph-Henri Caillouet in Bonaventure.]

mardi 6 mai 2008

Un acte de sépulture unique pour huit enfants

Les registres de la paroisse Notre-Dame de Montréal pour le 2 avril 1855 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S. 518, 519, 520, 521, 522, 523, 524, 525 Joseph Florentin; Charles; Patrick;
Marie Amédée; Marie Raymond; Joseph; Joseph

Le deux avril mil huit cent cinquante cinq Je pretre soussigné ai inhumé Joseph Florentin décédé le vingt sept du mois dernier agé de vingt sept jours; Charles, décédé le vingt huit du mois dernier agé de deux mois; Marie Amédée décédée le vingt sept du mois dernier agé de onze jours; Patrick décédé le vingt huit du mois dernier agé de trois mois; Marie Raymond décédé le vingt huit du mois denier agé de onze jours; Joseph décédé le vingt neuf du mois dernier agé de vingt sept jours; Joseph décédé le vingt neuf du mois dernier agé de neuf jours, fils de parents inconnus décédés à l’Hopital Géneral de cette ville. Témoins Benjamin Desroches et Ignace Terriau qui ont déclaré ne savoir signer.
J.J. Perrault ptre
».

Commentaires :

- dans le cas d’enfants nés de parents inconnus, le peu d’informations contenue dans les actes de l’état civil rend leur identification très difficile;
- il est étonnant qu’un acte de sépulture unique a été rédigé à cette occasion.

[Summary :

An unique church record for the burying of eight children in Montréal.]

lundi 5 mai 2008

L’inhumation du petit Houde

Les registres de la paroisse St-Jean de Deschaillons pour le 28 août 1875 font état de l’acte de sépulture suivant :


«Inh du petit Houde

L’an mil sept cent soixante cinq le vingt huit d’aoult par nous ptre curé de St jean des chaillons a été inhume en le cimetiere de cette paroisse un petit houde de Becancour ….. En cette paroisse
j hingam ptre
».

Commentaires :


- le texte de l’acte ne comprend pas les informations que l’on retrouve normalement pour une sépulture soit : le nom du défunt, celui de ses parents dans le cas d'un enfant et son âge;
- pour identifier cet enfant, une enquête généalogique devra être menée;
- cette enquête sera basée sur les indices suivants : un garçon; âgé vraisemblablement de moins de cinq ans; patronyme : Houde; ses parents résident à Bécancour; possibilité que la famille de la mère réside à Deschaillons;
- il faudra trouver tous les mariages Houde à cette époque et, pour les familles possibles, dresser une fiche de famille de tous les enfants mâles;
- un beau cas pour le hercheur qui aime les défis.

[Summary :

The incomplete church record for the burying of a child in Deschaillons.]

dimanche 4 mai 2008

L’index de la Collection Drouin

Depuis le milieu du mois d’avril 2008, la Collection Drouin disponible sur le site payant Ancestry.ca a été indexée en partie. Le présent message a pour objectif de faire une première évaluation de cet instrument de recherche.


Remarques préliminaires


- l’index est encore incomplet et ne couvre qu’une partie du contenu de la Collection Drouin
- les remarques présentées ici sont basées sur les tests effectués; à l’évidence, toutes les possibilités n’ont pas été examinées

La Collection Drouin


- un contenu varié : la plus grande partie comprend les actes de l’état civil du Québec; s’y ajoutent quelques registres de l’état civil de l’Ontario, de l’Acadie et des États-Unis, des actes notariés et, enfin, quelques documents disparates relatifs au Québec
- les actes de l’état civil du Québec sont ceux de la copie civile ce qui implique notamment que les annotations marginales sont nettement moins nombreuses que dans la copie religieuse
- la plupart des actes sont rédigés en français mais d’autres sont en anglais … et même en latin
- ces actes ont une portée temporelle limitée : la plupart des registres sont antérieurs aux années 1940
- certains de ces registres ont déjà été indexés d’une façon sommaire à la fin de chaque année
- des images sont absentes pour certains actes et même pour certaines années; aucune raison n’est fournie pour expliquer ces situations
- la nomenclature des paroisses est quelque peu hétéroclite et déroutante pour un non initié
- certains des actes originaux sont très difficiles à lire et à déchiffrer
- la qualité des images est variable et, dans certains cas, tellement pauvre que la lecture des actes est pratiquement impossible même pour un œil exercé

Le communiqué du 15 avril 2008 émis par Ancestry.ca


- le texte a manifestement été rédigé avec un objectif de vendre la Collection aux internautes
- l’information est très sommaire et ne fait pas état notamment de la portée temporelle de l’index ou encore que des actes ont été indexés avant 1850

L’index


- la portée exacte de l’index n’est pas précisée sur le site; de fait, l’opération a consisté à lire chaque acte et à indexer le nom des sujets des actes de même que le nom des parents ou du conjoint
- la validation aurait été faite d’une façon générale et non par la relecture de chacun des actes

Les possibilités de recherche


- sur une base géographique ou par paroisse; cette façon de faire est rendue parfois plus difficile par la nomenclature bizarre de certaines paroisses
- par le moteur de recherche selon certaines variables : prénom, nom, année, religion; la possibilité de jumeler des rubriques permet de réduire le nombre d’occurrences; les occurrences peuvent n’être que les «correspondances exactes seulement»; avec la rubrique «année», des périodes d’amplitude diverse peuvent être créées (plus ou moins 1, 2, 5, 10 et 20 ans)

Les résultats


- présentés sous la forme : nom, événement, année de l’événement, institution, religion
- classés par le prénom

Des éléments de bilan

Un index utile

- en raison même du très grand nombre d’informations présentes dans la Collection
- il permet de chercher en même temps dans toutes les composantes de la Collection
- la plus importante qualité de l’index est de permettre un accès rapide à l’image d’un acte
- particulièrement pour les événements relatifs aux villes les plus importantes
dont Montréal, et ceux qui se sont produits dans des paroisses éloignées


Un moteur de recherche correct

- pour le traitement des patronymes doubles; une note à cet effet en fait même état dans les conseils de recherche
- pour le traitement des prénoms multiples

Un index avec des limites certaines

- une portée limitée : tous les patronymes mentionnés dans un acte ne sont pas indexés [absence des parrains, des marraines, des témoins, des amis et des célébrants], et peu utile après 1940
- des résultats erronés qui mettent en lumière les limites des choix faits au plan de la vérification et de la validation
- qui laisse le chercheur sur sa faim : le besoin de procéder à un examen minutieux de chacun des actes n’est nullement éliminé pour certaines recherches


Un index davantage utile à la généalogie qu’à l’histoire de famille

- ne permet pas de repérer la présence d’une personne à tous les événements liés à sa famille ou non
- ne rend pas justice à la richesse du contenu des registres de l’état civil du Québec qui renferment divers éléments utiles pour l’histoire locale ou une meilleure compréhension de ces registres : documents et notes insérées dans les registres; les notes marginales; le contenu des rapports de vérification; les actes nuls …


Des lacunes

- une saisie ponctuée d’erreurs : des prénoms [Angus pour Anysie; Audie pour André; Clyter pour Clayton; Acedins pour Acadius…] et des patronymes [Aleville pour Miville; Vaillancourt pour Caillouette; Labossière pour Larerrière; Coquerelle pour Cayouette; Huguette pour Cayouette…] massacrés; cette lacune est aggravée du fait que l’information et les situations n’ont pas été traitées de manière uniforme par les diverses personnes ayant collaboré à la saisie
- la validation de la saisie est minimale et il en est de même, à un moindre degré, de certains liens
- le contenu de l’index est trop basé sur les indications trouvées en marge d’un acte
- aucune normalisation des patronymes n’a pas été effectuée
- curieusement, il est impossible de rechercher un enfant en insérant comme variable le nom des parents : une lacune importante
- le traitement des enfants illégitimes où l’absence de l’indexation des témoins ne facilite pas les tentatives d’identification
- le traitement des actes nuls, particulièrement ceux de mariages
- un index mal documenté et peu de conseils fournis pour son exploitation
- une information beaucoup trop sommaire sur les «tenants et aboutissants» de cette Collection et de l’index
- le contenu trop sommaire de la rubrique «Conseils de recherche»; des astuces auraient du être indiquées pour réduire le nombre d’occurrences ou obtenir de meilleurs résultats
- le passage d’une recherche avec le moteur de recherche à une recherche sur une base géographique est souvent malaisé
- aucune modalité n’est prévue pour notifier ou corriger les erreurs


Des interrogations subsistent

- le nombre total de patronymes compris dans l’index; 14 ou 29 millions? De fait, il serait plus utile de connaître le nombre de patronymes différents
- le taux de fiabilité des données; cette interrogation demeure lancinante : les occurrences trouvées sont-elle les seules à répondre aux critères? Une équivoque demeure pour les cas où aucune occurrence n’est trouvée; les raisons possibles : l’acte n’est pas dans la Collection, l’acte est illisible ou encore l’acte a été mal saisi ou indexé?
- la nature du travail fait en association par les chercheurs de l’Université de Montréal? Il est à craindre que la réputation de professionnalisme et de fiabilité bâtie par ces derniers avec les travaux sur le Programme de recherche en démographie historique (PRDH) ne soit ébranlée



Au regard de quelques autres instruments

-pour la période couverte par le PRDH, soit avant 1800 pour l’essentiel, un chercheur sera nettement mieux servi par l’indexation de ce dernier autrement plus complète et plus fiable et qui a le mérite additionnel d’avoir été préparé à partir de la copie religieuse des registres de l’état civil; de plus, son information a été organisée en fiches de famille dans l’excellent Dictionnaire généalogique du Québec ancien. Des origines à 1765 de Bertrand Desjardins
- pour la période récente et particulièrement de 1926 à 1940, l'Index des décès de l’ISQ et l'’Index des mariages de l’ISQ demeurent encore les instruments de choix à consulter, sans compter que ces deux index couvrent des années plus récentes (jusqu’à 1996 au moins)
- la consultation des registres de naissances, de mariages et de sépultures demeure toujours de mise; l’information a été traitée à l’acte et l’indexation a été souvent mieux réalisée par des bénévoles beaucoup plus au fait de la réalité du territoire couvert.



En guide de conclusion

- il est justifié de se servir de cet index en raison de sa disponibilité et de son utilité certaine
- il y a lieu de se méfier des résultats obtenus ou non
- il est prudent de continuer à avoir recours aux autres sources et instruments disponibles
- enfin, la présence de cet index n’interdit en rien de faire une lecture minutieuse des
actes de l’état civil pour certaines recherches.

Bref, se réjouir de cet ajout important à nos instruments de recherche mais, à l’usage, l’enthousiasme initial s’émoussera rapidement.

samedi 3 mai 2008

Mort après avoir été confessé plusieurs fois

Les registres du Fort de Chartres pour le 6 décembre 1746 font état de l’acte de sépulture suivant :

«Toussaint Potie

L’an mil sept cent quarante six le six décembre est décédé dans cette paroisse Toussaint Potie agé d’environ vingt neuf ans, il est mort avprès avoir été confessé plusieurs fois et après avoir reçu le sacrement de l’Extreme Onction, son corps a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse avec les ceremonies prescrites par notre mere la Ste Eglise. En présence des sieurs Dubois humer Jolibois qui ont signé avec moy
J Gagnon prestre Dubois humer Jolibois
».


Comment expliquer la mention que le défunt a été confessé plusieurs fois? Par la durée de sa maladie? Curieusement, son épouse Catherine Lemars, a été inhumée le lendemain dans le même cimetière.

Ce fort avait été érigé le long du Mississipi dans l’état actuel de l’Illinois.

[Summary :

The church record for the burying of a man in Fort de Chartres.]

vendredi 2 mai 2008

Le clocher de la chapelle Ste-Anne de Ste-Marie de Beauce

Le 1er septembre 1832, Jean-Baptiste Caillouette, résidant de la paroisse St-Joseph de la Pointe de Lévy, est à Ste-Marie de Beauce dans le but de ratifier un marché devant le notaire Jean-Marie Bonneville [# 1892] avec Michel Paradis, maître-charpentier et menuisier de ce lieu, Antoine Villade, curé de cette paroisse, Louis Turcotte et Étienne Vachon dit Pomerleau.

Les deux premiers s'engagent à construire un clocher sur la chapelle Ste-Anne. Les travaux commenceront le lundi suivant pour se terminer à la Toussaint. Il est notamment prévu de poser une croix, une boule et un coq. Le prix de ces travaux est de 40 livres payables le 1er juillet 1833. Il s'agit ici de la deuxième chapelle démolie en août 1891 et qui était érigée à l'emplacement de la chapelle de pierre actuelle.

Devant le même notaire le 10 septembre 1832, un marché et un arrangement [# 1904] interviennent entre Jean-Baptiste «Caillouet» et Michel Paradis. Selon cet arrangement, Jle premier sera reconnu être l'entrepreneur du clocher prévu au contrat du 1er septembre 1832; pour sa part, Michel Paradis s'engage à travailler à la journée pour lui; ce dernier recevra 9 chelins par jour de travail.


[Summary :

Two contracts for the construction of a steeple for the chapel in Ste-Marie de Beauce.]

jeudi 1 mai 2008

Un aide-mémoire utile sur les droits d’auteur

Tout chercheur se bute rapidement à la problématique du droit d’auteur au regard des documents ou des photographies qu’il consulte. Diverses questions se posent alors et notamment s’il a l’intention de publier une partie de sa recherche peu importe la forme.

Le Portail de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) permet de consulter en ligne un court document intitulé Application de la Loi sur le droit d’auteur pour les documents conservés aux Archives nationales du Québec.

Sa lecture, et notamment la consultation du tableau synthèse à la fin, permet d’apporter des réponses rapides à de telles interrogations particulièrement pour les photographies.

Nos remerciements à Sylvie Bédard et Martin Lavoie du Centre d’archives régional de Québec de BAnQ pour leur aide à retracer ce lien à l’intérieur de ce Portail.


[Summary :

An online document dealing with the application of copyrights in Québec’s National Archives.]