samedi 7 juin 2008

Le fils du commandant est inhumé dans la chapelle du fort Beauséjour

Les registres du Fort Beauharnois pour le 26 avril 1737 font état de l’acte de sépulture suivant :

«E

L’an mil sept cens trente sept, le vingt sixième du mois d’avril est décédé, en ce fort Beauharnois, à la pointe à la Chevelure, Pierre Charles St-Ours, agé de quarante jours, Fils de Mr Pierre St-Ours, capne des troupes du détachement de La marine et commandant pour Sa Majesté, de ce fort Beauharnois et de Ml Marie Claire Douville, son épouse. Son corps a été inhumé dans la chapelle de ce fort, sous le banc du commandant, le même jour dudit mois et an que dessus. En foÿ de quoÿ, j’ai signé.
F. Pierre Verquaillie R. Ind
».

Occuper le poste de commandant d’un fort en Nouvelle-France comporte des privilèges certains dont celui de pouvoir disposer d’un banc dans la chapelle et d’y faire inhumer son enfant, le cas échéant.


[Summary :

The church record of a child buried under his father’s bench in the chapel of Fort Beauséjour.]

vendredi 6 juin 2008

Marie-Anne Métot [Méthot]

Les registres de la paroisse Notre-Dame de Québec pour le 19 mai 1731 font état de l’acte de baptême suivant :

«Le dix neufvieme may mil sept cents trente et un par nous Curé de Québec a été baptisée marie anne née le dit jour du légitime mariage de Joseph Métot et de marie anne ..... de Québec. le parrain a été augustin cadet garcon la marraine marie Anne normand fille laquelle avec le père a déclaré ne savoir signer de ce
enquis suivant l'ordonnance.
A. Cadet Boulard
».

Commentaires :

- Marie-Anne Métot [Méthot] est l’épouse de l’ancêtre Gilles Caillouet;
- elle est la cinquième enfant d'une famille de onze et elle fait partie de la troisième génération de Méthot puisque son grand-père, Abraham Métot, était le premier portant ce patronyme à venir s'établir en Nouvelle-France.

[Summary :

The church record for the baptism of Marie-Anne Métot [Méthot] the wife of Gilles Caillouet].

jeudi 5 juin 2008

Le corps est exhumé sept mois plus tard

Les registres de la paroisse St-Alphonse de Liguori d’Hawkesbury en Ontario pour le 10 mars 1890 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S. 4 Janvier Sauvé époux d’Esther Trépanier

Le dix mars mil huit cent quatre vingt dix a été inhumé dans le cimetière de L’Orignal le corps de Janvier Sauvé, époux de Esther Trépanier, décédé à Hawkesburg Mills le sept du même mois à l’âge de soixante et sept ans. Étaient présents son épouse, Delphine Sauvé, & Annie Sauvé, ses filles, Henry Larivière, son gendre Joseph Bruneau , son gendre, Félix Harbic, Moïse Charrette, J Baptiste Bergeron, Joseph Roy, Basile Bruneau, ainsi qu’un grand nombre de parents & d’amis du défunt dont quelques uns ont signé avec nous.
Ferdinand Laliberté Basile Bruneau Annie Sauvé
F. E. Couture Ptre
».

Au regard de cet acte, on peut lire l’inscription marginale suivante :

«Exhumé le 23 octobre 1890 et enterré dans le cimetière de Hawkesburg à côté de Basile Bruneau, exhumé le même jour. F. E. Couture Ptre».

Commentaires :

- les mentions de l’exhumation d’un corps ne sont pas très fréquentes dans les registres de l’état civil;
- à noter que qu’un dénommé Basile Bruneau a assisté et a signé à l’enterrement de Janvier Sauvé;
- effectivement, au regard de l’acte de sépulture de Basile Moreau daté du 13 septembre 1883, une note marginale fait état de l’exhumation de son corps le 23 octobre 1890 pour l’enterrer dans le même cimetière «…à coté de son épouse morte le 8 octobre 1890» ;
- le contenu de ces deux notes marginales permet de connaître le lieu final de repos de trois personnes différentes.

[Summary :

A marginal annotation on the church record for the burying of a man in Hawkesbury, Ontario, whose corpse was later exhumed.]

mercredi 4 juin 2008

Un acte de sépulture ou non ?

Les registres du Fort Frédéric pour le 23 avril 1756 font état de l’acte de baptême suivant :

«Bapte Jean François Lafoy dit Laframboise

L’an mil sept cens cinquante six, le vingt troisième d’Avril, par moy, soussigné, aumonier du Roy au fort Frédéric, a été baptisé sous conditions, avec les cérémonies ordinaires, Jean François, né de ce jour, fils de Jean Baptiste Lafoy dit Laframboise et de Marie Charles Dubois, ses père et mère en légitime mariage, son parrain a été Amédée Basile dit Larose, soldat de cette garnison et sa marraine Marie Joseph Varlet dit la Vertu, qui ont déclarés ne scavoir signer, de ce requis, suivant l’ordonnance.
Jean Baptiste lafoy fr. Didace Cliche, Ptre Réc.

Mort et enterré le 24e avril 1756 par moy. f Didace P R
.».

La courte mention du décès et de la sépulture de cet enfant le lendemain peut-elle être considérée comme un acte de sépulture?


[Summary :

The church record for the baptism and the burying of a child in Fort Fredéric.]

mardi 3 juin 2008

De la campagne à la ville : le Québec de 1910 à 1950

Sous ce titre, la Section des archives de la Direction du greffe de la Ville de Montréal a regroupé 1 150 clichés tirés de l’œuvre du photographe montréalais Edgar Gariépy.

La consultation de ces photographies est possible à partir des thèmes : Architecture, Paysage, Univers marin et Société de même que par les régions du Québec, et l’index alphabétique des villes et villages représentés. Ces images du Québec de la première moitié du XXe siècle permettent de «…poser un regard riche et varié sur une société en transition du monde rural vers le monde urbain».


[Summary :

Pictures of Québec taken between 1910 and 1950.]

lundi 2 juin 2008

Deux actes de sépulture différents pour le même enfant

Les registres de la paroisse Saint-Raymond de Portneuf au Québec pour le 23 juin 1887 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S. 44. Blanche Alice Parent

Le vingt trois juin mil huit cent quatre vingt sept, nous prêtre curé soussigné avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Blanche Alice, fille légitime d’Alfred Parent, instituteur, et de Clorinthe Lemieux, décédée le vingt du courant à Hawkesbury, Ontario, âgée de seize mois. Présents Eugène Parent et Charles Beaumont qui n’ont pu signer. Lecture faite.
F. A. Bergeron ptre
».

Par ailleurs, dans les registres de la paroisse St-Alphonse de Liguori d’Hawkesbury en Ontario pour le 23 juin 1887, le texte de cet acte de sépulture y est repris :

«S. 11 Blanche Alice Parent

Le vingt trois juin mil huit cent quatre vingt sept a été inhumé dans le cimetière catholique de St-Raymond, Comté de Portneuf, Province de Québec, comme il appert par le certificat du Révérend Messire Alfred Bergeron, curé du susdit lieu, le corps de Blanche Alice Parent fille bien aimée d’Alfred Parent, Instituteur et de Clorinthe Lemieux, décédée le vingt du même mois, à Hawkesbury, à l’âge de seize mois. Étaient présents Eugène Parent, grand’père de l’enfant et Charles Beaumont qui nont su signer. Lecture faite.
F. E. Couture ptre
».

Les deux textes sont substantiellement conformes à l’exception de l’ajout du lien de parenté pour Eugène Parent. La reprise de cet acte dans le registre d’une autre paroisse est étonnante et une telle pratique est heureusement rare. On peut s’interroger sur les raisons qui ont milité pour la création de ce doublon. Enfin, il serait étonnant que la paroisse d’Hawkesbury ait reçu le même jour le certificat du curé de St-Raymond; aussi, l’acte a été fort vraisemblablement antidaté.


[Summary :

The repeat of the church record for the burying of a girl in another register.]

dimanche 1 juin 2008

Des démêlés relatifs à une maison pour William Fraser située sur la rue Champlain

Le 5 avril 1828, le boucher William Fraser, résidant sur la rue Champlain à Québec, loge devant le notaire Louis Panet une protestation [# 2804] contre Jean-Baptiste Caillouette. Ce geste intervient à la suite de quatre marchés sous seing privé passés entre eux les 6 décembre 1827, 17 janvier, 14 mars et 26 avril 1828. Jean-Baptiste Caillouette s'était alors engagé à faire divers ouvrages sur une propriété de la rue Champlain et terminer le tout pour le 1er avril. Ce dernier est sommé de payer la pénalité prévue et de continuer ces ouvrages. Jean-Baptiste Caillouette aurait alors rétorqué que le boucher avait changé les cheminées et fait des changements considérables, ce qui l'a placé dans l'impossibilité de compléter ces marchés.

Le 27 mai 1828, Jean-Baptiste Caillouette et le marchand de Québec Donald Fraser conviennent devant le notaire Thomas Petts Anderson [# 40½ ] d'un règlement arbitré ["Arbitration Bond"). Cet acte est nécessaire à la suite de la construction d'une maison par Jean-Baptiste Caillouette «...sise à Près de Ville». Cette construction donne suite au marché passé sous seing privé et daté du 6 décembre 1827 avec son père, William Fraser. La construction est terminée et Donald Fraser désire maintenant faire examiner, d'ici huit jours, les dits ouvrages par deux experts. Jean-Baptiste Caillouette nomme Louis Carrier, menuisier, et l'autre partie nomme James Brown, architecte de Québec. Un document annexé à cet acte notarié annule une pénalité de 25 louis. Le 20 octobre 1828, Jean-Baptiste Caillouette donne devant le notaire Archibald Campbell [# 4735] une quittance de 20 livres en faveur du marchand Donald Fraser; cette somme représente le solde de 97 livres et 5 chelins à la suite de la transaction intervenue avec le défunt William Fraser. Jean-Baptiste Caillouette s'oblige également de retirer l'action qu'il a déposée devant la Cour du Banc du Roi [# 537] [le retrait de cette cause a été effectuée le 9 décembre 1828] contre ledit Donald Fraser pour les sommes qui lui étaient dues.

Le 25 juillet 1828, la marchand Donald Fraser loge une protestation devant le notaire Louis Panet [# 2977] contre Jean-Baptiste Caillouette dans la résidence de ce dernier sur la rue St-François. Il semble que Jean-Baptiste Caillouette refuse de faire inspecter ces travaux par des arbitres et ne veut pas payer la pénalité de 25 livres prévue. Jean-Baptiste aurait alors répondu qu'il s'en tenait aux protestations qu'il avait faites contre feu William Fraser.

Dans le secteur de la construction, la protection des droits de chacun et le règlement des problèmes et des différends passent souvent par les notaires sinon l’appareil justiciaire. Le cas mentionné plus haut constitue un bel exemple d’une telle situation.


[Summary :

Some disagreements pertaining to the building of a townhouse near Québec.]