mardi 7 août 2007

Les documents manquants

Au cours d’une recherche, il arrive à l’occasion que le contenu d’un document fasse référence à un document antérieur qu’il est impossible de localiser ou de consulter.

Un bel exemple est donné par l’acte de mariage de Gilles Caillouet avec Marie-Anne Méthot, le 12 mai 1750 dans la paroisse Notre-Dame de Québec. Le début de l’acte se lit comme suit :

«Le 12 de mai mil sept cens cinquante vu le certificat de liberté de mariage donné par Mr Brian, Secretaire de Monsgr. L’Evêque en faveur de Gilles Caillouet et…».

Un tel certificat de liberté de mariage faisait état pour l’officiant que la personne visée n’était pas déjà mariée en France, ceci dans le but d’éviter la bigamie. Le certificat de liberté de mariage mentionné dans cet acte ne pourra probablement jamais être retrouvé; en effet, les archives du diocèse de Québec ne possèdent aucun certificat de ce genre pour l'année 1750. Par ailleurs, la mention de ce certificat constitue un indice important témoignant de la volonté ferme de Gilles Caillouet de venir s'établir à demeure en Nouvelle-France.

À propos de ce même mariage, une autre indication d’un document manquant a été trouvée lors de nos recherches. En effet, ce mariage a été célébré après qu'un contrat de mariage ait été signé par les parties sous seing privé.

Cette dernière information est mentionnée dans le texte d'une obligation datée du 30 juillet 1768 et signée par Marie-Anne Méthot en faveur du marchand Pierre Robichaud et faisant partie du greffe du notaire Noël Dupont.

Le recours à la pratique de signer un contrat sous seing privé s’explique généralement par le peu de valeur des biens des contractants au regard du coût d’un acte notarié et, dans certains cas, par la rareté de notaires. La première raison est probablement la bonne dans le présent cas. Le texte de ce contrat n'a, semble-t-il, jamais été enregistré ou insinué (ancien terme de droit relatif à l'inscription d’un acte dans un registre qui lui donne authenticité); aucune trace n’a pu être trouvée dans la banque Parchemin notamment.

[Summary :

Sometimes, a researcher finds only reference to an older document which cannot be located or found; two examples are given pertaining to the marriage of Gilles Caillouet.]

lundi 6 août 2007

Le site Find A Grave

Les épitaphes contiennent de l’information utile pour un chercheur notamment lorsque les registres du cimetière n’existent pas ou ne sont pas accessibles.

Le site gratuit Find A Grave est intéressant à consulter à cet effet. Il renferme de l’information sur plus de 17 millions d’épitaphes surtout aux États-Unis; quelques unes d’entre elles sont au Canada.

La recherche par patronyme est possible. Les résultats sont parfois accompagnés d’une photographie du monument ou encore du texte de la notice nécrologique.

[Summary :

A website dealing with graves; a valuable source to consult for a family researcher.]

dimanche 5 août 2007

Les Fêtes de la Nouvelle-France

Depuis onze ans au début du mois d’août, les Fêtes de la Nouvelle-France célèbrent l’histoire des premiers arrivants en terre d’Amérique; elle se tiennent dans le Vieux Québec. Le cadre urbain choisi met en valeur de façon remarquable la quinzaine d’activités tenues.

Parmi ces activités, des dizaines d’associations de famille animent des kiosques sur leurs activités en généalogie et en histoire de famille, une activité périphérique à celles des Fêtes mais qui s’inscrivent bien dans le contexte d’ensemble, De plus, le centre régional de Québec de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) et la Société de généalogie de Québec font de même dans une optique plus large.

L’intérêt des associations de famille à investir pour être présentes dans le cadre de ces Fêtes tient à une visibilité et à une publicité certaines auprès des personnes qui s’intéressent à leurs activités et, pour certaines, peuvent agir à titre d’informateurs pour compléter leur base de données. À l’occasion, elles peuvent accueillir de nouveaux membres ou encore vendre des produits dérivés.


[Summary :

Each year on the first days of August, the New France Festival celebrates the history of the first European settlers in North America. On that occasion, some family associations keep a stall on their activities in genealogy and family history.]

samedi 4 août 2007

Le Dictionnaire généalogique Nadeau

L’ouvrage suivant vient de paraître :
France Nadeau
Dictionnaire généalogique Nadeau
Québec, 2007, 2 070 p. (2 volumes)

Commentaires :

- un bel exemple d’ouvrage fait par un chercheur et dont la diffusion est restreinte;
- l’intérêt de consulter une telle masse information tient à son caractère organisé en fiche de famille;
- la présence d’un index et de notes explicatives pour son utilisation est appréciée; de même, les références sont notées avec soin;
- la disposition de l’information d’une façon claire est particulièrement réussie; manifestement, cela résulte d’une décision de l’auteure et les résultats sont remarquables.
Un chercheur non averti n’a pas idée de l’investissement en temps nécessité pour la production d’un tel ouvrage. Pour sa part, France Nadeau y a consacré douze années et le tout n’est pas fini : elle continue à colliger des informations sur cette famille qui s’ajouteront à celles publiées.

[Summary :

A genealogical dictionary on the Nadeau Family; a good example of a valuable research and work made by individuals researchers.]

vendredi 3 août 2007

Les catastrophes

Le 1er août dernier, un viaduc routier s’est effondré dans la ville de Minneapolis au Minnesota entraînant des pertes de vie. Ce genre de catastrophes fait la manchette des média avec raison.

Au fil du temps, de telles catastrophes naturelles ou non se sont produites un peu partout. Parmi ces catastrophes, pensons aux éboulements, aux accidents routiers et ferroviaires, aux tornades, aux inondations, aux incendies, aux explosions, aux tremblements de terre …

Le site GenDisasters Events that touched our Ancestors' Lives a été créé pour traiter de ce genre de situations; la recherche par patronyme est possible. Le contenu est surtout américain. Une autre façon de documenter la vie de nos ancêtres, spécialement ceux qui ont disparu de façon tragique.

[Summary :

A specialized website dealing with disasters.]

jeudi 2 août 2007

Les sources administratives

L’exploitation de certaines sources pose des difficultés additionnelles à un chercheur; c’est notamment le cas avec les sources administratives.

Dans la plupart des cas, l’information contenue dans ces sources a été colligée pour des fins particulières liées à la gestion d’un programme, ce qui en limite parfois l’exploitation pour un chercheur. De plus, il est difficile souvent de s’assurer que l’information est vraiment liée à la personne qui nous intéresse.

Un exemple de ce genre de source est fourni par l’utilisation du moteur de recherche du Portail de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). En y insérant le patronyme Caillouet, une des huit occurrences trouvées concerne un document du Fonds Conseil militaire de Québec. La pièce est relative à la présentation d’une requête du chirurgien, Jean-Baptiste Garon afin que la défenderesse, la dame Caillouet qui n’est pas présente, soit condamnée à lui payer la somme de 24 shillings et demie qu’elle lui doit pour le reste de son compte. L’image de ce document est accessible en ligne.

L’exploitation de cette information est malaisée : s’agit-il vraiment ici de l’épouse de Gilles Caillouet?

La réponse à cette interrogation n’est pas évidente :

- la date du document : dans le texte, il est fait mention du deux mars; par ailleurs, la période concernée peut être entre 1760 et 1764;
- le chirurgien Garon pratiquait à cette époque à Cap Saint-Ignace selon la vérification effectuée par Rénald Lessard dans sa base de données;
- la présence de Gilles Caillouet dans cette paroisse est connue et attestée par des actes tirés des registres religieux;
- par ailleurs, une autre difficulté surgit : des descendants de Pierre Cahouet ont vécu également là depuis le mariage de ce dernier le 27 juillet 1893 avec Marie-Anne Gaudreau;
- l’information clé selon nous réside dans la graphie Caillouet du patronyme; à
cette période, cette variation du patronyme ne sert qu’à identifier Gilles Caillouet alors que les descendants de Pierre Cahouet, qui ne sait pas signer, est plutôt connu comme Cahouet, Caouet ou Kaouet.

[Summary :

The exploitation of an administrative source pose specific problems; a researcher must carefully verify with others sources to be able to link the information to the good ancestor.]

mercredi 1 août 2007

À une échelle différente

La recherche en généalogie et en histoire de famille au Québec et aux États-Unis se pratique dans un contexte fort différent. Un des traits majeurs de cet environnement tient à la disparité de l’échelle des données.

À titre d’illustration, le recensement américain de 1910 touche 92 228 496 personnes différentes alors que le recensement du Canada de 1911 en touche 7 206 643, dont environ 2 006 000 au Québec. Dans ce cas, la disparité est telle que le chiffre de la population américaine en 1910 dépasse celui de toutes les personnes mentionnées dans tous les recensements canadiens depuis le premier effectué en Nouvelle-France.

Sur un autre plan, le site payant Ancestry.com a mis en ligne, ces dernières semaines, la base de données California Marriage Index, 1960-1985 contenant des informations sur plus de 4 800 000 mariages intervenus durant cette période dans ce seul état. En comparaison, la base de données BMS 2000 compte actuellement 2 627 032 mariages et la collection Drouin imprimée (aussi connue sous les appellations la Masculine et la Féminine) contient entre 1 et 2 000 000 de mariages selon l’estimation de Denis Beauregard; ces volumes couvrent la période du début de la Colonie jusque vers 1935.

Cette différence d’échelle doit être constamment gardée en mémoire lors de la consultation d’une base de données dans l’un ou l’autre de ces pays.

[Summary :

One of the main differences between the databases in United States and Quebec lies in the total amount of data.]