vendredi 30 novembre 2007

Un ondoiement à Bonaventure

Les registres de la paroisse de Bonaventure pour le 23 janvier 1792 font état de l’acte de baptême suivant :

«L’an mil sept cent quatre vingt douze le vingt trois janvier je soussigné ay suppléé aux ceremonies de Baptême de joseph louis ne le vingt cinq novembre du legt mariage de henry joseph Callouet et de Elisabeth Robicheau ondoyé Gille Callouet le parain le susdit Glle Callouet qui a signé la maraine anne michel.
Gilles Caïlloüet Joseph Math Bourg prêtre
».

Commentaires :

- l’ondoiement est un baptême réalisé d’urgence sans les prières et cérémonies habituelles lorsque l’on considère que l’enfant est en danger de mort;
- noter l’écart de trois mois entre la date du baptême et la date de la naissance, une indication que le passage du prêtre missionnaire était peu fréquent et espacé dans certaines communautés peu peuplées;
- Gilles Caillouet a baptisé son petit fils;
- la graphie du patronyme dans l’acte [Callouet] est particulière en ce sens qu’il s’agit du seul exemple à notre connaissance où la graphie du patronyme de l’ancêtre est déformée alors que ce dernier est présent;
- la signature de l’ancêtre avec la présence de deux trémas constitue également une première pour ce dernier; il s'agit d'ailleurs de la seule occurrence de cette variation.

Gilles Caillouet est l’ancêtre des Caillouet, Caillouette et Cayouette d’Amérique du Nord.

[Summary :

A church record for a boy baptized in a emergency.]

jeudi 29 novembre 2007

Le mariage et l’union de fait

Le chercheur en généalogie et en histoire de famille se bute rapidement à la problématique de l’union de fait qui diffère fondamentalement de celle du mariage. Comme, au Québec, la généalogie est basée sur les mariages, le traitement à assurer à une union de fait se pose avec acuité notamment en raison de sa grande popularité actuelle.

Un acte de mariage religieux ou civil comprend normalement et notamment les informations suivantes :

- le lieu du mariage [nom de la localité et/ou de la paroisse]
- la date du mariage
- le nom des conjoints
- le nom des parents des conjoints [certains actes ne les indiquent pas]
- le nom de l’officier de l’état civil qui a rédigé l’acte [et qui assure la garde du registre, un document officiel qui peut être consulté ultérieurement] et par le fait même confère un caractère légal au mariage.
Il faut rappeler que l’union civile est ici considérée comme un mariage.

Par ailleurs et dans le cas d’une union de fait, aucun acte n’en fait état nommément [même si des documents peuvent y faire référence]. Par voie de conséquence et à l’exception du nom des conjoints, il n’existe pas d’informations sur les autres éléments que l’on retrouve dans un registre de l’état civil au regard d’un acte de mariage et en particulier :

- le lieu
- la date [sur ce point, les conjoints eux-mêmes ne fêtent pas toujours pour la même raison [i.e. la date de la première rencontre, la date du début de la cohabitation, la date de l’échange de leurs photos sur Internet…]
- le nom des parents
- le nom de l’officier de l’état civil.

À l’évidence, l’absence de «registre» pour les unions de fait et de «standardisation» de l’information à leur endroit pose des défis importants pour le chercheur. Dans certains cas, une fiche de famille ou un dictionnaire ne peut être complété faute d’avoir accès à l’information et surtout de pouvoir la vérifier.

[Summary :

Cohabitation of two persons cause problems for a genealogy and family history’s researcher.]

mercredi 28 novembre 2007

Le Directeur de l’état civil

Au Québec, la création le 1er janvier 1994 du Directeur de l’état civil a eu des conséquences importantes. L’une d’entre elles est la réunion sous l’autorité d’une même personne des responsabilités de dresser les actes de naissance, de mariage, d’union civile et de décès et de délivrer des documents authentiques relativement à ces événements.

Une autre des conséquences a touché la recherche en généalogie et en histoire de famille par la difficulté pour des fins de consultation de l’accès aux registres de l’état civil. Cet accès naguère possible dans les paroisses est maintenant à toutes fins pratiques terminé en raison de directives en ce sens émises par divers diocèses catholiques du Québec.

Treize ans plus tard, la consultation du site Internet du Directeur de l'état civil fait état de l’approche légaliste et étroite qui préside à la réalisation de son mandat : quels sont les documents, la façon de les demander, les délais de traitement et leur coût.

Nulle part il n’est fait mention des archives précieuses que constituent les actes de l’état civil et de leur état. De plus, aucun dépôt n’a été fait auprès de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) de documents en sa possession. Par ailleurs, il tombe sous le sens que le Directeur de l’état civil doit rendre des comptes à cet égard à la population. Plusieurs moyens existent à cet effet et notamment rendre public l’état des archives et faciliter leur consultation; au besoin, créer des instruments pour leur exploitation en collaboration avec des organisations oeuvrant dans ce domaine.

Pour le citoyen, il est difficile de comprendre que le Directeur de l’état civil se cantonne dans une vision étroite de son mandat alors qu’ailleurs, une approche plus ouverte et plus respectueuse de l’histoire est adoptée tout en prenant en compte certaines considérations légitimes liées à la protection de la vie privée et des renseignements personnels. L’exemple de la Nouvelle-Écosse illustré par le site Nova Scotia Archives & Records Management est particulièrement instructive à cet égard.

La richesse et la spécificité des registres historiques de l’état civil du Québec sont telles qu’il faut souhaiter une façon de faire différente et une collaboration essentielle de la part du Directeur de l’état civil pour leur mise en valeur de façon appropriée.


[Summary :

In Quebec, the Registrar of Civil Status has a close and legalist view of his functions.]

mardi 27 novembre 2007

Adhémar : un point de vue autre sur Montréal

Pour une meilleure connaissance du Vieux-Montréal, il est utile de consulter le projet Adhémar.

Ce projet groupe des bases de données du Groupe de recherche sur Montréal du Centre Canadien d'architecture (GRM) et qui reposent sur trois ensembles intereliés: la parcelle, le bâtiment, et l'individu.

La période couverte va de 1642 à 1805.

La recherche peut être menée de différentes façons et selon le siècle. Pour le chercheur en histoire de famille, la recherche par patronyme est indiquée. Par la suite, il est notamment possible de dresser la liste des propriétaires et des locataires d’une rue.

La qualité des données est remarquable et ce d’autant plus qu’il s’agit d’une des rares bases qui concernent la ville de Montréal à ces dates.

[Summary :

An online database on Old Montreal’s land, people and buildings.]

lundi 26 novembre 2007

Les inscriptions sur les pierres tombales du cimetière du Mount Hermon

Le document suivant vient d’être publié :

Gordon A. Morley et William J. Park
Cimetière du Mont Hermon Ville de Québec. Inscriptions sur les pierres tombales / Mount Hermon Cemetery Quebec City Tombstone Inscriptions
Québec, Société de généalogie de Québec, 2007, (pagination multiple), publication 112. (Deuxième édition)

Commentaires :

- de tels ouvrages sont nécessaires en raison de l’absence de registres de certains cimetières et du fait que des inscriptions s’effacent ou disparaissent avec les années;
- un ouvrage presque totalement en anglais en dépit de son titre;
- il comprend notamment un plan du cimetière et quelques photographies, ce qui permet de bien visualiser l’organisation spatiale de ce cimetière;
- la présence de nombreux index facilite le repérage de l’information;
- cet ouvrage complète le Registre d’inhumation du Mount Hermon Cemetery, 1848-1904, une base de données accessible sur le Portail de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ);
- la consultation de cet ouvrage incite à planifier une visite à pied en raison de la beauté du site qui est de plus situé en pleine ville de Québec.

[Summary :

A book on tombstone inscriptions of one of the most important cemetery in Quebec City.]

dimanche 25 novembre 2007

Les registres de St-Épiphane

Le premier acte des registres de la paroisse de St-Épiphane se lit comme suit :

«B. 1 M. Georgiana Cayouette

Le seize octobre mil huit cent soixante trois, nous prêtre soussigné, curé de cette paroisse, avons baptisé Marie Georgiana née l’avant veille du légitime mariage de Bénoni Cayouette, cultivateur et de Georgiana Rousseau de cette paroisse. Parrain Bénoni Cayouette, soussigné, marraine Thersile Saindon qui n’a su signer. Le père absent.
Bénoni Caillouette
P. N. Thivierge, ptre


Marie-Georgiana Caillouette est membre de la cinquième génération des descendants de Gilles Caillouet. Elle est entrée en religion le 12 août 1882 chez les Sœurs de la Charité de Québec où elle a fait profession le 12 mai 1885 sous le nom de Sœur Ste-Claire. Elle est décédée à Québec, le 8 septembre 1956 et inhumée le 11 à l’âge de 92 ans et 10 mois. Elle a été institutrice durant cinquante ans, dont 32 au couvent de St-Joseph de Beauce.


[Summary :

The first church record in St-Épiphane Parish in Quebec.]

samedi 24 novembre 2007

Le site Mémoire des hommes

En France, le Secrétariat général pour l’administration du ministère de la Défense met à la disposition du public des bases de données réalisées à partir de la numérisation et de l’indexation de fiches biographiques.

Le site mémoire des hommes honore la mémoire de celles et ceux qui ont participé ou donné leur vie au cours des conflits de l’époque contemporaine.

Les bases de données sont :

- Morts pour la France 1914-1918
- Aéronautique 1914-1918
- Guerre d’Indochine 1946-1954
- Fusillés Mont-Valérien 1939-1945
- Morts pour la France AFN 1952-1962.

Dans la plupart des cas, les images des fiches sont accessibles.

[Summary :

An online database on French soldiers dead during recent wars.]