mercredi 31 décembre 2008

Prénommé Joseph (Ernest)?

Les registres de la paroisse de St-Anaclet pour le 24 août 1863 font état de l’acte de baptême suivant :

«B. 43 Jos. (Ernest) Banville

Le vingt quatre août mil huit cent soixante et trois, nous, prêtre, soussigné, avons baptisé Joseph-(Ernest) né le même jour du légitime mariage de Narcisse Banville, cultivateur, et de Caroline Rouleau, de cette paroisse. Parrain Jules Poirier, soussigné, marraine Malvina Fortin, qui, ainsi que le père, n’a su signer.
Jules Poirier J. B. Blanchet ptre
».
En utilisant une façon particulière [i.e. l’utilisation de parenthèses] pour faire mention du prénom de l’enfant, le prêtre officiant veut-il signifier par là que le prénom usuel sera Joseph? Une énigme à résoudre pour les chercheurs qui s’intéressent à la famille Banville.


[Summary :

The church record for the baptism of a child born in St-Anaclet, Québec.]

mardi 30 décembre 2008

Un étranger passé par les armes à Sorel

Les registres de la paroisse St-Pierre de Sorel pour le 18 août 1760 fait état de l’acte de sépulture suivant :

«Inh

Le dix-huit aout mil sept cens soixante par nous soussigné a été inhumé un homme etranger, et soupconné de trahison, il a passé par les armes après voir été confessé et ? jusqu’au dernier instant.
j.h. filiau curé pretre
».
La période de guerre sévissant alors en Nouvelle-France explique cette exécution.


[Summary :

The church record for a man shooted in Sorel, Québec.]

lundi 29 décembre 2008

Marie-Salomée Caillouette

Les registres de la paroisse St-Louis de Kamouraska pour le 4 octobre 1789 font état de son baptême :

«Lan mil sept cent quatre vingt neuf le quatre de mois doctobre par nous pr soussigné a été baptisé marie Salommé née dhyers fille du légitime mariage de francois caillaouette et de marie catherine tardie son epouse le parin a été jean bapt roy et la mareine marie margueritte parent lesquelles ont suivant lord
fran Cois Coilloyt Trutault pr
».
Cette fille se mariera une première fois, le 5 juillet 1808, à St-Louis de Kamouraska avec Antoine Phocas dit Raymond, fils d’Étienne et de Geneviève Michaud; son père est alors prénommé «François Xavier». Le 17 janvier 1843, elle se marie une seconde fois à Ste-Claire avec Paul Blais, fils de Michel et de Marie-Louise Fournier.

Elle décédera et sera inhumée le 18 août 1850 dans la paroisse St-Elzéar de Linière (Beauce) :

«Le dix huit août mil huit cent cinquante six nous soussigné curé de St-Elzéar avons inhumé dans le cimetière de la dite paroisse le corps de Marie Salomé Caillouette épouse légitime de Paul Blais meunier décédée l'avant veille en la dite paroisse âgée de soixante sept ans. Présent à l'inhumation Jean Bilodeau et Jean Julien, lesquels n'ont su signer.
L.N. Grenier Ptre
».
[Summary :

The informations about Marie-Salomée Caillouette.]

dimanche 28 décembre 2008

À propos de quelques prénoms de bébés de l’année 2008

Chaque année [consulter le message Les bébés de l’année 2007 publié le 29 décembre 2007], le quotidien Le Soleil de Québec publie un cahier spécial sur Les bébés de l’année.

Dans le cahier publié le 27 décembre 2008, on y retrouve de l’information sur 773 bébés. Outre une photographie, on trouve le prénom du bébé, sa date de naissance et le nom de ses parents.

On y retrouve des prénoms rares : Briséis; Garance; Avila; Chelsy; Deyawina; Kainya; Kenzo; Kiana; Sébyan.

Un examen de leurs prénoms fait notamment ressortir que la graphie de plusieurs d’entre eux diffère. À titre d’exemples, on y trouve :

Abigael, Abigaelle, Abygahel
Ariane, Arianne
Éliot, Éliott, Elliot
Élisabeth, Élizabeth
Émeric, Emerick
Émilie, Émily, Emily
Emy, Émy
Évelyn, Évelyne
Jerémi, Jérémy
Laurie-Anne, Laury-Anne
Léane, Lee-Anne
Maély, Maely
Maeva, Maëva
Mathis, Mathis Mathys, Matis
Maxim, Maxime
Mégane, Meghane
Océane, Océanne
Rafael, Rafaël, Raphaele; Raphaëlle
Rose-Marie, Rosemarie.

Est-ce que cette graphie tiendra le temps? Qu’en sera-t-il de leur signature? Une attention particulière doit être portée à de tels prénoms et à leur évolution, le cas échéant.


[Summary :

Some thoughts on the first names of some babies born in 2008 in Québec City.]

samedi 27 décembre 2008

L’inhumation d’un noyé inconnu

Les registres de la paroisse l’Assomption de Rivière Ouelle pour le 11 août 1884 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S. 21 Un noyé inconnu

Le onze aout mil huit cent quatre vingt quatre, en vertu d’un "warrant" d’Alphonse Letellier, Coroner du District de Kamouraska, cy annexé nous prêtre vicaire de cette paroisse soussigné, avons inhumé dans la partie du cimetière réservé aux enfants morts sans bapteme, le corps d’un homme agé d’environ cinquante ans, trouvé noyé dans le fleuve, à la Petite Anse près du quai de cette paroisse, n’ayant sur lui aucun signe qu’il fut catholique, mais seulement une étampe dans la poche d’un de ses habits portant l’inscription "A Lahaüt" telle qu’annexée à l’acte de sépulture, conservé dans le registre de la paroisse. Présents à l’inhumation André Chamberland & Magloire Laboissionnière qui n’ont su signer. P. H. Laberge ptre vicaire
».
Noter que l’acte fait mention de deux documentes annexés au registre : le warrant et une étampe. Il sera approprié de vérifier si ces objets ont été annexés à la copie religieuse du registre.


[Summary :

The church record for a drowned man in Rivière Ouelle, Québec.]

vendredi 26 décembre 2008

Deux Gaspésiens se marient à Montréal

Les registres de la paroisse St-Eusèbe de Verceuil pour le 19 novembre 1906 font état de l’acte de sépulture suivant :

«M. 40. Félix Mercier & Angélina Coulombe

Le dix neuf novembre, mil neuf cent six, vu la dispense d’un ban de mariage accordée par Mgr Paul Bruchesi Archevêque de Montréal, et après la publication de deux bans faite au prône de notre messe paroissiale entre Félix Mercier machiniste domicilié en cette paroisse, fils majeur de Godfroi Mercier, cultivateur et de feue Léocadie Poitras de la paroisse du Mont Louis en Gaspésie d’une part; et Angélina Coulombe domiciliée en cette paroisse, fille majeure de Pierre Coulombe cultivateur et de Marcelline Boinaichai de la paroisse du Mont St. Pierre en Gaspésie d’autre part, et ne s’état déclaré aucun empêchement ni opposition à ce dit mariage, nous prêtre soussigné, curé de cette paroisse, avons reçu leur mutuel consentement de mariage et leur avons donné la bénédiction nuptiale en présence de Félix Rhéaume témoin de l’époux et de Théophile Garneau témoin de l’épouse lesquels ont déclaré ne savoir signer. L’époux a signé avec nous, lecture faite.
Felix Mercier J. Robillard ptre curé
».
Parfois, une partie de l’information d’un acte de mariage peut servir à documenter les migrations de certaines des personnes concernées. Dans le présent cas, il s’agit d’un bel exemple illustrant l’importante migration de Gaspésiens vers Montréal au fil du temps.

Dans l’acte de mariage des parents du marié, le patronyme de sa mère est écrit «Bernatché».


[Summary :

The church record for the marriage in Montréal, Québec, of two people from Gaspésie.]

jeudi 25 décembre 2008

La réhabilitation du mariage d’un navigateur, capitaine au long cours

Les registres de la paroisse l’Assomption de Rivière Ouelle pour le 12 janvier 1880 font état de l’information suivante :

«Réhabilitation du mariage de Ferdinand Ouellet et Arthémise Lévèque

Le douze janvier mil huit cent quatre vingt, par devant nous curé soussigné se sont présentés Ferdinand Ouellet, navigateur, capitaine au long cours, domicilié en cette paroisse, fils majeur de Jean Ouellet et de Sara Gagnon d’une part; et de Marie Arthémise Lévèque aussi domiciliée en cette paroisse fille majeure de feu Nicolas Lévèque et de Charlotte D’Anjou d’autre part, lesquels ont déclaré avoir déjà contracté mariage ensemble le treize de novembre mil huit cent soixante-seize en la cité d’Ottawa, Ontario, l’église paroissiale mais que le dit mariage s’était trouvé nul par suite d’un empêchement dirimant du troisième au troisième degré de parenté qui a été découvert plus tard, ils ont obtenu de Monseigneur Elzéar Alexandre Taschereau le huit du présent mois la dispense du dit empêchement et désirent faire leur dit mariage, nous curé soussigné, n’ayant découvert aucun autre empêchement, vu aussi la dispense de trois bans accordée par Monseigneur l’Archevêque le même jour, nous avons reçu leur mutuel consentement de mariage en présence de Sieur André Chamberland, et de Sieur Tancrède Dubé Instituteur qui ainsi que les dits époux ont signé avec nous lecture faite.
Athémise Levesque Ferdinant Ouellet André Chamberland T. Dubé E. V. Dion ptre
».
À noter :
- le mariage concerné avait été célébré en Ontario
- le curé a tenu à préciser que ce navigateur est capitaine au long cours
- l’épouse signe «Levesque» alors que son patronyme est écrit «Lévèque» dans l’acte

[Summary :

The church record for the rehabilitation of a marriage of a sailor in Rivière Ouelle, Québec.]

mercredi 24 décembre 2008

Catherine Caillouette

L'acte de baptême de cette fille de François «Cayouette» et de Marie-Catherine Tardif n'a pas été retrouvé.

Le 28 août 1815, cette fille se marie à St-Louis de Kamouraska avec Joseph Bérubé, fils de Joseph-Antoine et de Madeleine Bouchard. Son père est alors prénommé «Jean François». Un contrat de mariage avait été passé devant le notaire Jean-Baptiste Taché en date du 27 août 1813.

Catherine est décédée et a été inhumée le 12 février 1872 dans la paroisse de St-Éloi:

«Le douze février mil huit cent soixante et douze, nous, prêtre, soussigné, avons inhumé dans le cimetière du lieu, le corps de Catherine Caillouet, décédée l'avant veille, au township Denonville, à l'âge de quatre vingt huit ans, épouse de Joseph Bérubé. Furent présents Vincent Tremblay et Joseph Bérubé, qui ont déclaré ne savoir signer.
J.B. Blanchet ptre
».

[Summary :

The informations about Catherine Caillouette]

mardi 23 décembre 2008

Un matelot allemand est inhumé à St-Thomas de Montmagny

Les registres de la paroisse St-Thomas de Montmagny pour le 14 septembre 1896 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S. 92 John matelot allemand -19 ans -

Le quatorze septembre mil huit cent quatre vingt seize, nous, prêtre soussigné avons inhumé dans la partie du cimetière de cette paroisse reservée aux non-catholiques le corps d’un matelot allemand, connu sous le nom de John, âgé de dix neuf ans et faisant service à bord de la barque «Charlotte». Présents à la sépulture : Joseph Boulanger et David Boulanger cultivateurs de cette paroisse qui n’ont su signer lecture faite.
J.A. Moreau ptre
».
L’acte ne fait pas allusion au fait que cette noyade a fait l’objet d’une enquête du coroner où des témoignages ont été produits. Leur consultation permettrait peut-être d’en connaître davantage sur les circonstances de ce décès.

Noter l’âge du la victime.


[Summary :

The church record for the burying of a german sailor in St-Thomas de Montmagny, Québec.]

lundi 22 décembre 2008

Le baptême du fils d’un conducteur de chars

Les registres de la paroisse St-Eusèbe de Verceuil de Montréal pour le 6 juin 1904 font état de l’acte de baptême suivant :

«B. 90. Joseph Ildege Adrien Charles.

Le six juin, mil neuf cent quatre, nous prêtre soussigné, curé de cette paroisse avons baptisé Joseph Ildege Adrien né le trois courant, fils légitime de Charles et conducteur de chars et Agnes Boucher de cette paroisse. Le parrain a été Ildège Grenier, et la marraine Marie Boucher son epouse de S. Henri, lesquels ont signé avec nous, après lecture faite.
Marie Boucher Ildège Grenier Gilbert Charles J. Robillard ptre curé
».
Commentaires :

- le métier du père est typique de Montréal qui possède des tramways;
- noter que le prénom du père est omis dans l’acte; la signature de ce dernier au bas de l’acte permet de savoir qu’il s’agit de Gilbert;
- noter également qu’un des prénoms de l’enfant est celui du parrain, une pratique assez fréquente au Québec.

[Summary :

The church record for the baptism of a boy in St-Eusèbe de Verceuil’s parish in Montréal , Québec.]

dimanche 21 décembre 2008

La Loi sur les archives a 25 ans

Aujourd’hui, le 21 décembre 2008, marque le vingt cinquième anniversaire de l’adoption de la Loi sur les archives. Pour souligner l’occasion, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ ) a eu l’heureuse idée d’émettre un bref communiqué.

Depuis 2006, BAnQ exerce notamment les attributions prévues par cette loi «…en matière de gestion, de conservation et de diffusion des archives gouvernementales, privées, judiciaires et civiles».

Le contexte des archives a beaucoup évolué depuis la sanction de cette loi et il aurait été de mise que l’Association des archivistes du Québec (AAQ) profite de cet anniversaire pour faire le point sur le cadre législatif qui balise concrètement la plupart des gestes posée par ses membres. La confection d’un «état des lieux» de ce milieu et des nombreux défis auxquels il est confronté aurait été utile puisque des décisions doivent et sont prises chaque jour sur quoi conserver, commet le faire et le mettre en valeur.

Pour les chercheurs qui s’intéressent à l’histoire de familles et en premier lieu les généalogistes, il s’agit là de problématiques importantes qui auraient intérêt à être davantage mises sur la place publique. La richesse et la qualité de nos recherches en dépendent.


[Summary :

About the 25th anniversary of the Archives Act in Québec.]

samedi 20 décembre 2008

Un des effets de la guerre

Les registres de la paroisse du Très Saint Enfant Jésus de la Pointe aux Trembles pour le 20 mars 1760 font état de l’acte de baptême suivant :

«B anne thérèse Bazinet

Le vingtième jour du mois de mars mil sept cent soixante, a été baptisé par moy prêtre soussigné, faisant les fonctions curiales dans cette paroisse, anne therese, née du même jour, fille naturelle et légitime de Joseph Bazinet et d’anne therese ? ? sa femme, de la paroisse de St-Joseph sur la rivière de Chambly retirée dans celle cy, acause de la guerre; le parrain, antoine Bazinet la marraine m. angelique archambault femme de jacques Baudry, lesquels n’ont signé ? ne le savoir enquis suivt l’ordonce
P. Auger ptre
».
Il est rare de trouver dans un acte des registres de l’état civil une mention à l’effet qu’une personne a changé de paroisse de résidence en raison de la guerre.


[Summary :

The church record for the baptism of a girl in Pointe aux Trembles, Québec.]

vendredi 19 décembre 2008

Jean-Baptiste Caillouette

Les registres de la paroisse St-Louis de Kamouraska pour le 5 juillet 1786 font état de son baptême :

«Lan mil sept cent quatre vingt six le cinq du mois de juillet par nous pr soussigné a été baptisé jean bapt né dhyers au soir fils du legitime mariage de francois coillouet et de marie catherine tardie son epouse le parin a été jean bapt dionne et la maraine mariane tardie tante de lenfant lesquels ont suivant lord
jean baptiste dionne trutault pr
».
Dans la marge, le patronyme est écrit «caillouette».

Jean-Baptiste se mariera, le 19 février 1810, dans la paroisse St-Louis de Kamouraska avec Marie-Thècle Levasseur.

Les registres de la paroisse de Ste-Marie de Beauce font état de sa sépulture le 26 mai 1836 à l’âge de 49 ans et 10 mois :

«Le vingt six Mai, mil huit cent trente six, nous prètre soussigné avons inhumé dans le Cimetière de cette paroisse le corps de Jean Baptiste Caillouette [charpentier], décédé avant hier, âgé de quarante neuf ans, époux de Marie Thècle Levasseur, de cette paroisse. Présents Ambroise Belleau et Thomas Bilodeau, qui n'ont su signer. Un mot en marge bon.
H. Tétrau ptre
».

[Summary :

The informations about Jean-Baptiste Caillouette.]

jeudi 18 décembre 2008

L’Index des listes de passagers pour le port de Québec 1865-1900

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) vient de mettre en ligne l’instrument mentionné en titre.

Une recherche par nom de passager est notamment possible; dans ce genre de source, l’information porte sur le nom, l’âge, le pays d’origine, l’occupation et la destination de chaque passager.

D’autres listes de passagers sont également disponibles sur ce même site [voir notre message publié le 19 septembre 2008].

Le site est bilingue.


[Summary :

Quebec City Passenger Lists Index 1865-1900.]

mercredi 17 décembre 2008

Une «notice» et non un acte de sépulture

Les registres de la paroisse de l’Assomption de Rivière Ouelle pour l’année 1879 font état de l’information suivante :

«Notice Charles Gagnon (disparu) –Noyé-

Le trente un août mil huit cent soixante dix neuf Charles Gagnon navigateur, époux de Marguerite Lizotte âgé de soixante trois ans se rendait à Kamouraska seul dans une chaloupe. Le lendemain, il s’embarquait pour revenir à la Rivière Ouelle - et il est disparu sans que personne n’ait eu connaissance de lui-. L’on a supposé avec raison qu’il s’était noyé. La chaloupe a été retrouvée à St Simon Comté de Rimouski.
J.V. Dion ptre
».

Commentaires :

- divers éléments fondent le caractère de cette notice :
- son contenu et son libellé se rapprochent davantage d’une brève relation d’un événement que de ceux d’un acte de sépulture
- son placement à la fin des inscriptions du registre pour cette année, tout juste avant l’index; d’ailleurs, le nom de ce noyé ne figure pas dans cet index
- on se rappellera que le législateur s’est toujours montré prudent dans de tels cas de disparition d’une personne; actuellement, une période de sept ans est requise avant qu’un juge ne déclare qu’une personne disparue est décédée
- l’officiant a erré en utilisant l’expression «…a supposé avec raison»; un libellé plus adéquat aurait été «…il est vraisemblable de penser»

- sous réserve d’une vérification à mener dans les enquêtes du coroner, il semble bien que cette information soit la seule qui fasse référence à ce décès présumé.

[Summary :

Some information on a drowned man in Rivière Ouelle, Québec.]

mardi 16 décembre 2008

L’inhumation de l’épouse du gardien de phare

Les registres de la paroisse de l’Assomption de Rivière Ouelle pour le 31 juillet 1886 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S. 26 Arthémise Martin épouse de Jos. Hudon (39 ans)

Le trente-un juillet mil huit cent quatre vingt six nous prêtre curé de cette paroisse soussigné avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Arthémise Martin décédée le vingt neuf du présent mois âgée de trente-neuf ans, épouse de Joseph Hudon, gardien du phare de cette paroisse. Furent présents à l’inhumation Frédéric Gagnon et Louis Bossé qui n’ont su signer. Lecture faite.
E. V. Dion ptre
».
La profession du mari fait référence à la présence d’une voie d’eau navigable et qui nécessite la présence d’un phare pour y assurer la sécurité de la navigation, comme c’est le cas du fleuve St-Laurent dans cette partie de son cours.


[Summary :

The church record for the burying of the wife of the lighthouse keeper in Rivière Ouelle, Québec.]

lundi 15 décembre 2008

Décédée quasi accidentellement!

Les registres de la paroisse de l’Assomption de Rivière Ouelle pour le 24 novembre 1908 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S. 30 Justine Deschesnes 62 ans 8 m.

Le vingt quatre novembre, mil neuf cent huit, nous, curé soussigné, avons inhumé dans le cimetière de paroisse, le corps de Justine Deschesnes, fille de feu François Deschesnes et de défunte Émérence Levesque, décédée quasi accidentellement à St-Pascal, à l’âge de soixante deux ans et huit mois. Présents : Jean Levesque, Joseph Bérube soussignés, Charles Plourde Joseph Massé & Louis Bérubé qui n’ont su signer. Lecture faite. Quatre mots rayés nuls. P.D. Ptre.
? ptre Louis Berube Charles Plourde Ignace Lebel Jean Lévèque Joseph Massé Louis Deschenes Pietrre Deschesnes M. Deschènes ptre P. Delisle ptre
».
Les circonstances de ce décès devaient être particulières pour que l’officiant en fasse référence dans ces termes.


[Summary :

The church record for a lady died in Rivière Ouelle, Québec.]

dimanche 14 décembre 2008

Joseph «Cayouette»

Les registres de la paroisse St-Louis de Kamouraska font état du baptême et de la sépulture de ce second fils de François-Xavier «Cayouette» et de Marie-Catherine Tardif :

«Lan mil sept cent quatre vingt quatre le deux du mois daoust par nous pr soussigné a été baptisé joseph né de cette nuitte fils de legitime mariage de francois caillouet et de marie catherine tardie son épouse le parin a été joseph ? et la maraine marie catherine nadeau grand mere lesquelles ont tous declaré ne scavoir ecrire de ce enqui suivant lord.
Trutault pr
».
Dans la marge, le patronyme est écrit «caillaoiat».

«Lan mil sept cent quatre vingt six le dix du mois de juillet par nous pr soussigné a été inhumé dans le cimetiere de cette paroisse le corps de joseph caillaouette agé de deux ans fils de francois caillaouette la ditte inhumation a été faitte avec toutes les ceremonies accoutumée par notre mere la ste eglise en presence de ? ».
Curieusement, le curé n'a pas apposé sa signature à la fin de cet acte de sépulture. Noter que les transcriptions de ces actes sont tirées de la copie religieuse des registres.


[Summary :

The informations about Joseph «Cayouette».]

samedi 13 décembre 2008

L’espagnol ou le portuguais?

Les registres de la paroisse St-Joseph de Deschambault pour le 1er décembre 1817 font état de l’acte de sépulture suivant :

«Aujourd’hui premier décembre mil huit cent dix sept, nous prêtre soussigné avons inhumé dans le cimetière le corps du fis anonyme de Michel Rodrigue dit L’Espagnol journalier domicilié en cette paroisse, et de Judith Groleau son épouse légitime, décédé le vingt-sept novembre au soir peu de temps après sa naissance et son ondoyement. Furent présents Édouard Mathe soussigné et Augustin Saincennes qui a déclaré ne savoir signer.
Edouard Mathe Th Moll ptre
».

Dans ce cas-ci, le surnom a une signification généalogique en dépit du fait qu’il semble erroné : les Rodrigue du Québec ont comme ancêtre commun, Jean Rodrigue, fils de Jean et de Suzanne Lacroix de la paroisse Saint-Jean de Lisbonne au Portugal. Ce dernier a épousé, le 28 octobre 1671, à Québec Anne Roy. [Source : Michel Langlois, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, Tome IV, p. 280].


[Summary :

The church record for the burying of a man with a «dit name» in Deschambault, Québec.]


Mise à jour en date du 14 décembre 2008

La consultation du site de l’Association des familles Rodrigue, inc permet notamment d’apprendre que les Rodrigue du Québec ont identifié cinq ancêtres dont trois sont d’origine portugaise et deux d’origine espagnole. Un autre Rodrigue d’origine portugaise a vécu au Québec sans y laisser de descendants.

Dans le cas mentionné dans le message d’hier, il s’agit d’un des descendants de Pierre Rodrigues dont les parents sont de Tolède en Espagne et qui a épousé Marie-Louise Perron à Deschambault le 28 avril 1749.

Le surnom mentionné dans l’acte facilite la confection de son ascendance directe [ce que nous aurions du faire pour éviter notre méprise]; il serait intéressant de savoir si d’autres actes des registres de l’état civil permettent de faire de même avec des descendants d’origine portugaise.

Nos remerciements à Carole Veillette pour avoir porté ces informations à notre attention.

vendredi 12 décembre 2008

Le port de deux scapulaires ne l’a pas sauvé de la noyade

Les registres de la paroisse de Rivière Ouelle pour le 3 juin 1878 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S. 20. Un inconnu noyé.

Le trois juin mil huit cent soixante dix-huit, nous prêtre curé soussigné, en vertu d’un warrant du coroner, ci-annexé en date de ce jour, avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps d’un homme inconnu trouvé noyé dans cette paroisse, portant sur lui deux scapulaire prouvant qu’il était catholique. Présent à l’inhumation Magloire Loboissonnière Rene Berube Eloi Dion et François Richard qui n’ont su signer.
J.F. Dion ptre
».

Une note marginale vraisemblablement rédigée à une date postérieure par une autre personne que l’officiant se lit comme suit : «(Lachance de S. Jean I.O.) (33 ans)».

Noter que porter un scapulaire pour un laïc serait une protection de la Vierge Marie, et cela assurerait à la personne de ne pas mourir en état de péché mortel et d'aller rapidement au paradis.


[Summary :

The church record for the burying a drowned man bearing two scapulars in Rivière Ouelle, Québec.]

jeudi 11 décembre 2008

Une différence entre la copie civile et la copie religieuse d’un acte de baptême nul

Les registres de la paroisse de St-Arsène pour le 16 mai 1859 font état d’un acte de baptême nul. Curieusement, le texte de la copie civile et celui de la copie religieuse diffèrent.

Le texte de la copie civile se lit comme suit :

«B. 41

Le seize mai mil huit cent cinquante neuf nous prêtre soussigné avons baptisé Marie Victoire
».
La copie religieuse du registre se lit comme suit :

«B. 41 Marie-Victoire

Le seize mai mil huit cent cinquante neuf nous prêtre soussigné avons baptisé Marie Victoire née le même jour du légitime mariage de
».
Comme cet acte de baptême n’est pas repris plus tard dans ce registre, le patronyme de cette fille ne nous sera jamais connu. Il faut rappeler que de tels actes nuls ne figurent pas dans les index et que seule une lecture attentive des registres permet de les trouver.


[Summay :

The church record’s draft for the baptism of a girl in St-Arsène, Québec.]

mercredi 10 décembre 2008

La translation des cendres de l’ancien curé de St-Michel

Les registres de la paroisse St-Michel de Bellechasse pour le 8 mai 1860 font état de l’acte suivant :

«S. Translation des cendres de feu Mr N. C. Fortier

Ce huit mai mil huit cent soixante par nous sousigné, Prêtre du Séminaire de Québec ont été bénites les cendres de feu Mr Narcisse Charles Fortier, ancien curé de cette paroisse, après leur translation de l’ancienne église dans la nouvelle. Sa tombe a été déposée dans une voute, au milieu du sanctuaire, au bas des degrés de l’autel, en présence des messieurs Pascal Pouliot, David Martineau et soussignés, Curés du diocèse et autres.
J.D. Déziel ptre curé de Levis L. Pouliot Ptre curé St-Gervais Alph Leclerc ptre ?? ptre curé de St-Louis de Kamouraska L.L. Belisle ptre curé de ? L.A. Proulx p curé de St-Valier Fran Caron ptre D. Martineau ptre curé de St-Charles F. Morin curé de St. Pierre C.V. Dion ptre curé de St-Modeste E. Bonneau ptre curé de St-Laurent F.X. Campagna pt [illisible] P. ? ptre curé de St-Romuald Ant. Campeau ptre curé de Beaumont F ? ptre F.J.O. Audet ptre Fx. Roy ptre Cym. Tanguay ptre J. Bonenfant ptre J.F. Baillargé ptre

Commentaires :

- l’acte est identifié dans la marge comme un acte de sépulture, ce qui, strictu sensu, est inexact;
- une belle illustration de ce que les registres de l’état civil servent parfois à refléter certains moments de la vie d’une paroisse.
[Summary :

The church record fort the translation of the ashes of a former parish priest in St-Michel, Québec.]

mardi 9 décembre 2008

François-Amable «Cayouette»

François-Amable «Cayouette» est né, le 12 avril 1783, dans la paroisse St-Louis de Kamouraska, du mariage de François-Xavier «Cayouette» et de Marie-Catherine Tardif; de fait, il s’agit de leur premier enfant et garçon :

«Lan mil sept cent quatre vingt trois le douze du mois davril par nous pr sousigné a été baptisé francois amable né de ce matin fils du legitime mariage de francois caillouette et de marie tardie son épouse le parin a été estienne tardie et la mareine marie moreau femme de jean bapt beaulieu lesquelles ont suivant lord
estienne tardif Fran Cois Coilloite Trutault pr
».
Le 4 janvier 1807, il épouse Élisabeth Chevalier dans la paroisse Notre-Dame de Québec.

Le 29 mai 18813, il a été blessé et fait prisonnier à la bataille de Sacket’s Harbor (New York; Jefferson County). Il est décédé peu après de ses blessures. [Source : Le Spectateur canadien, 9 décembre 1813]

Nos remerciements à Luc Racine pour avoir porté cet extrait de journal à notre attention.


[Summary :

The informations about François-Amable «Cayouette».]

lundi 8 décembre 2008

Des points «Air Miles» avec votre formation?

Le Bureau québécois d'attestation de compétence en généalogie (BQACG; Bureau) a fait connaître les modalités de la nouvelle approche pour l’attestation des compétences sous le titre La compétence en généalogie et les généalogistes; ce document est daté du 10 novembre 2008.

Cette approche s’appuie sur le processus de formation continue du généalogiste. Ce nouveau processus met l'accent à la fois sur l'acquisition de connaissance et sur l'évaluation de celles-ci. Il exige la collaboration des sociétés de généalogie et des généalogistes tout en valorisant les publications, la communication ainsi que le développement du milieu généalogique.

Un dossier qui date d’avant la création du Bureau en 1990

- durant cette période, le Bureau a cherché et cherche encore à positionner correctement ce dossier; il y a là matière à s’interroger sur les raisons qui peuvent expliquer cette situation anormale
- avec du recul, les éléments suivants peuvent être mis de l’avant :
- une incapacité du Bureau de se limiter à son rôle premier et de se doter d’une expertise et d’instruments pour l’assumer pleinement
- un besoin tout à fait légitime et viscéral du Bureau de voir ses membres reconnus
- au plan de la formation, une tendance à s’attribuer des responsabilités qui ne sont pas les siennes, ce qui a constamment été à l’origine de relations malaisées avec les sociétés de généalogie.
Dans sa dernière facture mise en ligne, ce dossier reflète la plupart des points mentionnés plus haut :

- d’emblée, ce qui étonne le plus et en même temps en constitue la plus grande faiblesse réside dans la partie congrue dévolue à la vérification des compétences; comme il s’agit de la mission première du Bureau et de la raison pour laquelle ce dernier a été mis sur pied, les chercheurs auraient été en droit de s’attendre à ce que le tout porte principalement sur cet aspect
- pour le reste et comme il est mal aiguillé au départ, son économie générale est à l’avenant
- entre autres choses, le partage des responsabilités évoqué entre le Bureau et les sociétés au plan de la formation ne tient pas la route; sur ce plan, ce projet présente plusieurs similitudes avec celui que nous avions commenté dans un message daté du 26 juillet 2007
- avoir recours à une méthode d’allocation de points dans un processus constitue une opération risquée et sujette avec raison à discussion [on aura compris que le titre du présent message origine de là] : sur quoi fonder la pondération, le poids relatif des blocs ou d’un élément au regard d’un autre… ?
- avec une telle façon de procéder une attention particulière s’impose dans le but d’éviter le danger d’additionner des pommes et des oranges; à titre d’exemple : le fait d’être membre d’une société, de signer le code de déontologie, d’assister à un atelier de formation, de faire du bénévolat… ou d’être nommé généalogiste émérite vaut 1 point! Des explications s’imposent…
- un autre exemple encore plus étonnant : un formateur qui aurait conçu un atelier de formation sur la paléographie se verrait attribuer 10 points alors que tout chercheur qui y assisterait en aurait 15 !!?? Cherchez l’erreur
- il est prévu d’effectuer la vérification des compétences par un examen disponible sur Internet et dont la correction serait automatisée! Pour les aspects pédagogiques, une telle façon de faire nécessite des expertises particulières pour en fonder la crédibilité et la confidentialité. De plus, y voir là une façon de réduire les coûts relève de la pensée magique
- la prise en compte des activités de bénévolat dans un tel dossier semblerait constituer une première mondiale à ce chapitre; au fait, s’agit-il là d’une bonne idée dans ce contexte? Rien n’est moins sûr
- un des effets secondaires de la mise en place de cette approche serait de classer les généalogistes selon une gradation de compétences; une telle distinction dans la quête de la «sagesse généalogique» [sont-ce les sept paliers de la sagesse ?] n’existait pas formellement avant; une des classes regrouperait des «généalogistes en herbe»! Doit-on comprendre par là que d’aucuns pourraient décrire ces derniers comme broutant au milieu du vert pré de la généalogie? ou encore ruminant leurs connaissances acquises?
- jusqu’ici, les généalogistes émérites ont été nommés ou acceptés tel quel par le Bureau; avec cette réforme, ils pourraient être reconnus par le Bureau après évaluation. Tantôt, devra-t-on faire une distinction parmi ces généalogistes émérites entre les nommés, les agréés et les reconnus? Sur ce même point et comme le Bureau a jusqu’ici nommé 61 généalogistes émérites, soit davantage que les 59 généalogistes agréés, le nom de ce dernier devrait peut-être être modifié pour refléter cette situation
- la mise en place de la réforme nécessiterait la tenue et la mise à jour de nombreux dossiers par un registraire; cela se entraînera notamment pour les sociétés la création de listes particulières et spécifiques; sur cet aspect, le fardeau devra être assumé par les sociétés qui s’en seraient sûrement passé. De plus, une question éthique se pose ici
- …

Bref, force est de constater que ce dossier du Bureau demeure toujours mal positionné et de nombreuses ficelles restent à être attachées. Dommage…


[Summary :

Some comments on the latest version of a document on skills accreditation by the BQACG in Québec.]

dimanche 7 décembre 2008

Mort gelé sur sa traîne

Les registres de la paroisse St-Antoine de Pades de Longueuil pour le 3 mars 1757 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S. 11. de Joseph Lavallée

L’an de N. S. mil sept cent cinquante et sept et le troisième de mars a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de défunct Joseph Lavallé né dans l’isle d’Orléans domestique chartier du Sr Garnier commis au magasin du roi trouvé mort dans sa traine en revenant de Chambly à Montréal gelé sans qu’il ayt paru d’autre cause de sa mort sur son corps que le froid, en présence d’Antoine Benoist et de Joseph Deshotels qui ne signent.
J. Isambart p.c de Longueuil
».

Noter la graphie de certains des patronymes.


[Summary :

The church record for the burying of a man died from the cold in Longueuil, Québec.]

samedi 6 décembre 2008

Un canadien noyé inhumé à St-Augustin

Les registres de la paroisse de St-Augustin de Desmaures pour le 5 juin 1819 font état de l’acte de sépulture suivant :

«Sépul. Canadien noyé

Le cinq juin mil huit cent dix neuf par moi prêtre soussigné a été inhumé dans le Cimetière de Saint-Augustin le corps d’un Canadien, catholique romain, noyé depuis plusieurs jours, de l’âge d’environ quarante ans, trouvé flottant sur le fleuve & conduit sur le rivage, à la rivière du Cap Rouge, par les gens d’une chaloupe de Draveurs, le quatre du courant, comme il paraît par le certificat & procès verbal de Louis Gaboury lieutenant de milice, signé de Jacques & Ignace Gaboury témoins , du quatre du courant. Présents à la sépulture Romain Valière, Ignace Gaboury, Charles Rajot ?, Jacques Rocheron ? plusieurs autres dont les deux premiers ont signé & les autres ont déclaré ne le savoir.
Romain Valliere Ignace Gabourit A. Lefrançois ptre
».
Quelques éléments du texte de cet acte font écho au contexte du fleuve et à cette époque.


[Summary :

The church record for the burying of a drowned man in St-Augustin, Québec.]

vendredi 5 décembre 2008

Une autre réhabilitation d’un mariage célébré aux États-Unis

Les registres de la paroisse de St-Philippe de Néri font état pour le 6 février 1894 des informations suivantes :

«Réhabilitation du mariage de Jules Dionne et Léa Dionne

Le six de février mil huit cent quatre vingt quatorze par devant moi curé soussigné se sont présentés Jules Dionne cultivateur fils de Bruno Dionne cultivateur de St-Bruno et de Hermine Thériault d’une part et Léa Dionne fille majeure de Paul Dionne journalier et de Mathilde Paradis de cette paroisse lesquels ont déclaré avoir déjà contracté ensemble mariage le huit octobre mil huit cent quatre vingt neuf à Lippine New Hampshire Etats-Unis mais que le dit mariage étant trouvé nul par suite d’un empêchement dirimant de consanguinité du trois au quatre qui a été découvert plus tard ils ont obtenu de Monseigneur O. H. Harnois vicaire général le cinq février dispense du dit empêchement et désirent faire réhabiliter leur mariage . Nous curé soussigné n’ayant découvert aucun autre empêchement, vu aussi la dispense de trois bans accordée par le dit Monseigneur avons reçu leur mutuel consentement de mariage en présence de Louis Lebrun et de Paul Dionne qui n’ont su signer lecture faite.
A. Boissinot ptre
».
Un autre exemple d’un couple qui s’est marié aux Etats-Unis et qui est revenu au Québec. Noter que les deux portent le même patronyme.



[Summary :

The church record for the rehabilitation of a marriage in the United States.]

jeudi 4 décembre 2008

Marie-Catherine Tardif, la seconde épouse de François-Xavier «Cayouette»

Après seulement cent vingt-sept jours soit quatre mois et neuf jours de veuvage, François-Xavier «Cayouette» se marie de nouveau Kamouraska le 1er juillet 1882 avec Marie-Catherine Tardif.

Les registres de la paroisse St-Louis de Kamouraska en font état :

«L'an mil sept cents quatre-vingt-deux le premier du mois de juillet après avoir publié trois bancs de mariage aux prosne des messes paroissiales de cette église pendant deux dimanches et une fêste consécutif entre françois caillouet veuf de défunte marie joseph chamberlang negt de cette paroisse d'une part et de marie catherine tardie fille d'estienne tardie et de marie catherine nadeau ses père et mère aussi de cette paroisse d'autre part et ne sétant trouvé aucun empechement de mariage j'ai moi pr curé de cette paroisse ait rescu leurs mutuelle consentement de mariage et leurs ait donnée la bénédiction nuptialle avec toutes les ceremonie accoutumée par notre mère la ste église en présence de MM jean bapt cureux estienne tardie alexandre roy capt ignace roy tout parent amy qui ont suivant lord.
jean v de chamblaint j b Cureux francois Coilloyte [tréma sur le y] estienne tardif ignace roy allexandre roy Trutault, ptre
».
Sa seconde épouse est née dans cette même paroisse de Kamouraska, le 8 octobre 1765 :

«Lan mil sept cents soixante et cinq le premier de novembre par nous prestre soussigné ont eté supplé les ceremonies de bapteme a marie catehine né du huit d'octobre fille du legitime mariage de estienne tardie et de marie catherine nadeau son épouse le parain a été gabriel nadeau et la mareine marie judith dumont lesquels ont declaré ne scavoir écrire de ce enqui suivant lord
estienne tardif Trutault ptre
»
L’acte de sépulture de cette dernière n’a pas été retrouvé.


[Summary :

The information about the second wife of François-Xavier «Cayouette» in Kamouraska, Québec.]

mercredi 3 décembre 2008

La reprise d’une inhumation

Les registres de la paroisse St-Bruno de Montarville pour le 20 mai 1907 font état d’un acte nul de sépulture dont seules les quatre premières lignes ont été rayées :


«S. 7 Priscille Lacombe vve Frs Meunier

Le vingt mai, mil neuf cent sept, nous curé prêtre soussigné, avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse, le corps de Priscille Lacombe, veuve de François Meunier, décédée en cette paroisse le dix huit de ce mois, à l’âge de quatre vingt six ans. Étaient présents Georges Lavoie, S. Meunier et autres lesquels ont signé avec nous. Lecture faite.
George Lavoie S. Meunier C. Guertin N.H.
Lavoie Ephrem Huette Lucien Caille Frederic Huet J.L.A. Sauriol ptre curé».

Une inscription dans la marge indique :

«Inhumation à Chambly J.L.A. Sauriol ptre Curé».


Effectivement, les registres de la paroisse St-Joseph de Chambly pour le 20 mai 1907 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S. 20 Priscille Lacombe

Le vingt mai mil neuf cent sept, nous, vicaire soussigné, avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse, le corps de Priscille Lacombe, veuve de François Stanislas Meunier, en son vivant cultivateur, décédée l’avant-veille, sur la paroisse de St-Bruno, à l’âge de quatre-vingt six ans. Étaient présents son fils Stanislas Meunier, marchand à Maisonneuve, Montréal, soussigné, et Georges Lavoie, gendre de la défunte, soussigné ainsi que plusieurs autres parents et amis. Lecture faite.
S. Meunier George Lavoie A. L Marsolais vicaire
».

Commentaires :

- comme des témoins ont signé à chaque fois et que deux d’entre eux l’ont fait au bas des deux actes, on peut s’interroger sur la façon de décider d’inhumer le corps dans une autre paroisse;
- noter que l’officiant de Chambly précise dans son acte les liens de parenté des deux signataires avec la défunte.


[Summary :

The church record for the burying of a lady in Chambly, Québec.]

mardi 2 décembre 2008

Le traitement du français sur le site Ancestry.ca

Le site payant Ancestry.ca offre à l’internaute le choix entre une version anglaise et une version française. Le tout se concrétise en cliquant sur la rubrique English ou Français disponible sur la page d’accueil.

Par ailleurs et avec surprise, le contenu qui s’affiche à l’écran diffère alors d’une version à l’autre! Sur la version anglaise, les Resources of Interest for Canadian researchers comptent 16 rubriques contre 10 pour son équivalent français. Si l’on exclue deux ressources relatives au Royaume Uni et aux Etats-Unis, il reste quatre ressources annoncées de plus en anglais qu’en français.

Ces quatre collections concernent les recensements du Canada de 1851 et 1891, et des collections sur les Ontario Marriage Records et les Ontario Death Records.

De quelle façon les propriétaires de ce site peuvent-ils expliquer cette discrimination flagrante pour les internautes français? À l’évidence, une correction et une mise à jour s’imposent sur ce plan.


[Summary :

Some differences between the French and English version of the website Ancestry.ca.]

lundi 1 décembre 2008

Le rétablissement des registres de St-Eustache pour l’année 1837

Les événements de 1837 ont eu des conséquences importantes pour la population. Sur un plan plus spécifique, il en a été de même pour le registre de l’état civil de cette paroisse comme en font état ces informations mentionnées en début d’année :

«Copie de la Requete et de la reponse autorisant a faire un relevé des actes faits dans l’année 1837. La minute en annexée au commencement de l’année susdite.

Aux Honorables Juges s de la Cour du Banc du Roi du District de Montreal

L’humble requête de Messire Jacques Paquin curé de la Paroisse de St Eustache de la Rivière du Chêne dans le District de Montreal susdit.

Lequel expose très humblement à vos honneurs que lors de l’incendie de l’église de la sacristie et du presbitère de la dite paroisse qui a eu lieu jeudi le quatorze du mois de décembre courant le registre constatant les décès, baptemes et mariages depuis le premier janvier mil huit cent trente sept jusquau dit jour quatorze décembre courant, aussi trouvé incendié, en sorte qu’il est impossible actuellement de pouvoir constater les dits decès, baptêmes et mariages.

C’est pour quoi votre dit suppléant dans la vue de remedier autant que faire ce pourra à cet inconvenient grave, devoir et conclus à être autorisé par vos honneurs à rappeller devant lui les parties concernés aux dits actes ou les temoins devant lesquels ils se sont passés, autant qu’il lui sera possible de faire laquelle déclaration desquelles dites parties et temoins faire par écrit et redigée par votre suppliant ce
qui vaudra aux dits actes, et vous feras justice.

Montreal, ce 20 decembre 1837. (Signé) J. Paquin Ptre.

Réponse des Juges.

En considération des faits allégués en la présente Requete nous Juges de la Cour du Banc du Roi pour le District de Montreal soussignés authorisons messire Jacques Paquin Prêtre curé de la Paroisse de St Eustache de rappeller devant lui les parties interessés et temoins aux différens actes de baptêmes, mariages et sepultures faits dans la dite paroisse et porter aux registres dicelle, pendant la présente année afin par leur declaration ? signée et approuvé par le dit curé de retablir en autant que possible les dits actes pour servir et valoir ce que de droit.
A Montréal ce 26eme jour de décembre l’an 1837.
(Signé) F. Reid Juge en chef B.R. George Pyke J.B.R. Sam Gagle J.B.R. Pour vraie et litterale copie St-Eustache ce 27e jour de janvier 1839. J. Paquin Ptre
».


Commentaires :

- il y a lieu de noter que la copie civile des registres diffère de la copie religieuse; dans la première, les actes sont classés par date et numérotés ce qui n’est pas le cas de la copie religieuse;
- à la fin de cette année, le curé indique qu’il y a eu 170 baptêmes, 74 sépultures et 14 mariages; les chiffres correspondants pour l’année 1836 et 1838 sont plus élevés; les mesures prises pour assurer le succès de l’opération sont importantes comme l’indique le curé dans une note intitulée «Observation sur les actes de l’année 1837», datée du 14 mai 1839 et placée à la fin du registre; plusieurs invitations ont été faites aux prônes des messes et le curé a «…été de maison en maison» demander la même chose. Ce qui fait dite au curé que s’il manque un acte «…les gens ne doivent s’en prendre qu’à leur négligence»;
- en dépit de cela, il y a fort à parier que les registres sont incomplets pour cette année.

[Summary :

Some observations on the church records for the parish of St-Eustache, Québec, for 1837.]

dimanche 30 novembre 2008

Le fils du sacristain est inhumé dans l’église

Les registres de la paroisse St-Joseph de Lévy de Lauzon pour le 2 décembre 1875 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S. 135 Joseph Alfred Adjutor Bourssa

Le deux décembre mil huit cent soixante quinze, nous prêtre soussigné, avons inhumé dans l’Eglise de cette paroisse, le corps de Joseph Alfred Adjutor, décédé l’avant veille dans cette paroisse, agé de vingt et un mois et sept jours, enfant légitime de Alfred Bourass,a sacristain et de Rose Delima Octeau de cette paroisse. Présent Onesime Bourassa et Alfred Bourassa soussignés
Onésime Bourassa Alfred Bourassa J.O Frrell Ptre
».
Le fait qu’il s’agisse du fils du sacristain explique vraisemblablement l’inhumation de cet enfant dans l’église paroissiale.

[Summary :

The church record for the burying of the son of the sexton in Lauzon, Québec.]

samedi 29 novembre 2008

Marie-Joseph, la première fille de François-Xavier «Cayouette»

Un seul enfant est né du mariage de François-Xavier «Cayouette» et de Marie-Josephte Chamberlang, soit Marie-Joseph, née et baptisée, le 22 janvier 1782, dans la paroisse St-Louis de Kamouraska:

«Lan mil sept cent quatre vingt deux le vingt deux du mois de janvier par nous pr soussigné a été baptisé marie joseph né de cette nuitte fille du légitime mariage de francois caillouet et de marie joseph chamberlang son epouse le parin a été jean bapt beaulieu et la mareine marie rosalie boucher veuve jacque paradis lesquelles ont suivant lord
fran Cois Caillete Trutault pt
».
Cette fille unique vivra moins de cinq mois. En effet, elle sera inhumée dans le cimetière de cette même paroisse, le 18 juin 1782, un peu moins de quatre mois après le décès de sa mère :

«Lan mil sept cent quatre vingt deux le dix huit du mois de juin par nous pr soussigné a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de marie joseph caillouet fille de francois caillouet et de défunte Marie Joseph Chamberlang son épouse agé d'environ cinq mois la ditte inhumation a été faitte avec toutes les ceremonies accoutume par notre mere la ste eglise presence de Jean dubé charle dubé et de beaucoup dautre qui ont déclaré ne scavoir écrire de de enquis suivant
lord.
Trutault, ptr
».
Dans ce dernier acte, noter que la date du décès n'est pas indiquée à l'acte et que l'inscription marginale du patronyme se lit «caillaouest». D’autres variations du patronyme se retrouvent également dans ces deux actes : Caillouet et Caillete.


[Summary :

The information about the first child of François-Xavier «Cayouette».]

vendredi 28 novembre 2008

Des ossements humains sont enterrés

Les registres de la paroisse St-Alphonse de Bagotville pour le 22 mai 1877 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S. 14. Inconnu.

Le vingt deux mai mil huit cent soixante dix sept Nous, curé soussigné avons présidé à l’inhumation, dans un terrain spécial du cimetière de cette paroisse, d’ossement humains qu’on n’a pu identifier, suivant l’enquete du coroner, trouvés le dix sept courant au Cap à l’Ouest, présents Épiphanie Minier et Théodule Girard qui ont signé avec nous.
Épiphanie Minier Théodule Girard P. J.B eaudet ptre
».
L’identification de la personne concernée ne pourra jamais être établie et pour cause.


[Summary :

The church record for the burying of human bones found in Bagotville ,Québec.]

jeudi 27 novembre 2008

Un matelot inconnu est inhumé à Ste-Famille de l’Île-d’Orléans

Les registres de la paroisse Ste-Famille de l’Île-d’Orléans pour le 19 juillet 1861 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S 16 D’un matelot inconnu

Le dix neuf juillet mil huit cent soixante-un, en notre présence a été inhumé dans le cimetière des enfants non baptisés, le corps d’un matelot appartenant à une Société de Marchands de la grande Bretagne. Il a été inhume par ordre du député-coronaire Larue Notaire de St Jean. Présents Joseph Blouin et onésime Lamothe qui ont déclaré ne savoir signer.
G.H. Besserer ? ptre
».
De façon indirecte, ce décès rappelle le trafic sur le fleuve Saint-Laurent à partir du port de Québec.


[Summary :

The church record for the burying of a drowned sailor in Ste-Famille, Île-d’Orléans.]

mercredi 26 novembre 2008

Un ajout important à un acte de mariage

Les registres de la paroisse Immaculée Conception de Trois Rivières pour le 23 novembre 1871 font notamment état de l’ajout suivant à un acte de mariage :

«Légitimation de Jeanne Morin

Nous, Charles Morin, et, Marie Pepin, parties contractantes en l’acte ci-dessus écrit, avons reconnu et reconnaissons par le présent, devant Napoléon Simard, journalier, beau-frère de l‘époux, et Pierre Pepin, charretier, frère de l’épouse, témoins à ce appelés et qui ont déclaré ne savoir signer, que Jeanne, née le douze mars mil huit cent soixante un aux Trois-Rivières, est notre enfant légitime.
Charles Morin et Marie Pepin ont déclaré ne savoir signer. Fait aux Trois-Rivières le vingt troisième jour de novembre de l’an mil huit cent soixante onze.
J. Agapit Legris Ptre
».

Commentaires :

- le libellé de l’ajout à cet acte de mariage se rapproche de celui d’un acte rédigé par un notaire;
- l’enfant est alors âgé de dix ans;
- l’acte de mariage concerné fait état d’une dispense de publication de tous les bans et d’une dispense du premier degré d’affinité en ligne collatérale;
- contrairement à l’acte de légitimation publié sur notre blogue le 9 février 2008, cet ajout n’est pas intégré au texte de l’acte de mariage, ce qui en facilite grandement le repérage.

[Summary :

The church record for the legitimation of a girl in Trois-Rivières, Québec.]

mardi 25 novembre 2008

Dieu Homme Noye

L’indexation de la Collection Drouin sur le site payant Ancestry.ca réserve parfois des surprises.

À titre d’exemple, l’acte de sépulture suivant extrait des registres de la paroisse de Varennes pour le 2 juin 1824 se lit comme suit :

«32e Sépultr D’un homme noyé.

Le deux juin mil huit cent vingt quatre a été enterré dans le petit cimetière le corps d’un homme noyé trouvé flottant près de la Commune de Varennes, sur la rive sud du fleuve St Laurent, lequel n’a pu être reconnu en aucune manière par le corps des jurés nommés au procès-verbal rendu aujourd’hui signé par la Sieur Aimé Massue, capitaine de milice. En présence de nous Soussigné Vicaire de cette paroisse et de Christophe Lupien de Louis Jodoin de françois hébert et de Barthelmi Godin dit Lapotrie ? qui n’ont sû signer.
P. Mercure Ptre
».
Son indexation a été effectuée sous «Dieu Homme Noye» avec une mention «Autres noms possibles : Dien Homme Noye», un ajout pas vraiment utile.

À l’évidence, la personne qui a réalisé l’indexation était peu familière avec la langue française, le contenu des registres et le contexte du Québec.

Tout internaute doit alors s’interroger sur le nombre d’autres cas analogues qui se sont produits lors de cette indexation et qui en entachent la fiabilité.


[Summary :

An odd example of indexation of a church record in the Drouin Collection on Ancestry.ca.]

lundi 24 novembre 2008

La première épouse de François-Xavier «Cayouette»

Dans le message du publié le 9 novembre 2008 sous le titre Les parents de François-Xavier «Cayouette», le texte de l’acte de son mariage avec Marie-Josephte Chamberland daté du 17 janvier 1785 dans la paroisse de Kamouraska a été reproduit.

Le 14 janvier 1781, un «...contrat de mariage entre Sieur François Caiouet et demoiselle Marie Josepht Chambrelan» est passé devant le notaire Louis Cazes [# 321]. On y lit notamment que le futur époux demeure chez son ami Joseph Paradis et que Philippe Voisine et son épouse représentent leur pupille.

Ce contrat instaure également la communauté de biens et le don mutuel au survivant, fixe le douaire à 1 200 francs et le préciput à 600 francs. Les époux signent respectivement «marri joset Chanbreleant» et «François Coilloite».

Son épouse est née, le 1er septembre 1764, sous le prénom de «Marie-Rosalie» comme en fait foi l'acte de baptême tiré des registres de la paroisse St-Louis de Kamouraska:

«L'an mil sept cent soixante et quatre le deux du mois de septembre par nous pretre curé de la paroisse de St louis de Kamouraska a été baptisée marie rosalie né d'hyer fille du legitime mariage de simon chamberlang fils et de judith paradis son epouse le parin a été philippe voisine et la mareine marie rosalie boucher femme du sr jacques paradis lesquel ont signé suivant l'ord
trutaut ptre
».

Cette dernière décède treize mois plus tard, le 23 février 1782, à l'âge de 18 ans.

«L'an mil sept cent quatre-vingt-deux le vingt-trois de fevrier par nous pr soussigné a été inhumée dans le cimetiere de cette paroisse le corps de marie joseph chamberlang femme de jean bapt cailloet agée denviron dix-huit ans munie du sacrement des malade la ditte inhumation a été faite avec toutes les ceremonies accoutumée par notre mère la ste eglise présence de MM jean dubé isidor dubé et de beaucoup d'autre qui ont déclaré ne savoir écrire de ce enqui suivant lord.
Trutault, ptre
».
Il faut noter que le prénom du mari est erroné, le curé indiquant «jean Bapt». Dans la marge, le patronyme de ce dernier est écrit «coilloult».


Nos remerciements à Gilles Chamberland pour avoir porté à notre attention l’information relative au baptême de l’épouse.

[Summary :

The information about the first wife of François-Xavier «Cayouette».]

dimanche 23 novembre 2008

Un acte de sépulture unique pour les trois victimes

La publication des messages des 20 et 21 novembre 2008 sur ce blogue et relatifs à des tragédies survenues lors d’un incendie a incité un de nos collègues à nous faire part d’une autre tragédie survenue lors de l’incendie du palais de justice à Ste-Scolastique en juillet 1864.

Les informations pertinentes peuvent être lues sur le site Les Richer dit Louveteau d’Amérique, sous la rubrique intitulée Une mère et ses deux filles périssent en prison. C’est là un bel exemple de texte sur une famille alimenté par des informations généalogiques tirées des registres de l’état civil et d’autres tirées de journaux du temps ou d’une enquête du coroner.

Vérification faite dans les registres de la paroisse de St-Augustin de Deux-Montagnes pour le 30 juillet 1864, il est d’intérêt d’ajouter le texte de l’acte de sépulture aux informations déjà présentes sur ce site. Le texte de l’acte se lit comme suit :

«S. 25 Julie Vanier, Casildée Richer et Herminie Richer

Le trente juillet mil huit cent soixante-quatre, nous prêtre, soussigné, avons inhumé dans le cimetière les ossements de Julie Vanier, épouse de Christophe Richer, de Casildée Richer et de Herminie Richer, filles de Christophe Richer et de Julie Vanier, de cette paroisse, qui ont péri dans l’incendie de la prison de Ste-Scolastique le vingt six juillet courant. Julie Vanier était agée de cinquante six ans, Casildée Richer de vingt-deux ans, et Herminie Richer de 16 ans. Témoins Pierre Félian ? et Christophe Richer qui n’ont su signer.
J.L. Théberge Ptre
».

La rédaction d’un acte de sépulture unique pour trois personnes différentes n’est pas une pratique courante dans les registres de l’état civil. Dans ce cas, l’officiant a peut-être voulu justifier cette façon de faire en précisant notamment les circonstances de leur décès. Il va sans dire que le fait que les trois faisaient partie de la même famille et qu’elles sont décédées dans la même tragédie a facilité les choses.

Nos remerciements à Louis Richer pour avoir porté ces informations à notre attention.


[Summary :

The only church record for the burying of three women in St-Augustin, Québec.]

samedi 22 novembre 2008

Les archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson

Une partie du site de la province du Manitoba porte sur Les archives de la Compagnie de la Baie d'Hudson.

On connaît l’importance du rôle joué par cette compagnie au début de la fondation du Canada et une partie de l’histoire de nord du pays est incompréhensible si l’on n’y rait pas référence.

Le contenu de ces archives est diversifié et se présente sur différents supports. La recherche en ligne peut être effectuée sur une partie du contenu mais en anglais seulement.

Le site est bilingue.

[A website on Hudson’s Bay Company Archives.]

vendredi 21 novembre 2008

Une tragédie donne naissance à une complainte à St-Narcisse

Les registres de la paroisse de St-Narcisse pour le 26 mars 1868 font notamment état de l’acte de sépulture suivant :


«S. 8 Célina Cossette

Le vingt-six Mars mil huit cent soixante et huit, nous, curé soussigné, avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le cors de Célina Cossette, épouse de Alexandre Parent, cultivateur, décédée le vingt-quatre de ce mois en cette paroisse à l’âge de vingt cinq ans. Présents : Georges Gingras et Basilique Gingras qui ont déclaré ne savoir signer. Ce décès ainsi que celui des trois enfants dont les actes de sépulture se trouvent ci-après, a été causé par une incendie arrivée à l’habitation de cette famille, le vingt trois de ce mois.
Y. Lottinville ptre
».

Tel q’indiqué par le curé, les trois actes suivants font référence à la sépulture des enfants : Théodore Parent décédé le 23 mars âgé d’environ 1 an; Éloïse Parent décédée le 25 mars âgée d’environ 2 ans; Marie Parent décédée le 25 mars âgée d’environ 5 ans.

Cette tragédie a donné lieu à une complainte dont le texte est le suivant :

La complainte de la femme brûlée

Écoutez, je vais vous chanter
Une complainte qui est bien triste
D'une pauvre femme qui a brûlé,
Elle est morte dans tous les supplices.
Elle est bien morte assurément
Elle et ses trois petits enfants.

C'est un lundi après-midi,
Que tout le monde est à l'ouvrage,
Elle s'écria, de tous côtés,
Personne ne vient à son courage,
Elle s'écria: Hélas, mon Dieu.
Il faut donc mourir par le feu.

Faut aller chercher le curé.
Le curé de notre paroisse,
Pour en seul fin d'la confesser,
Pour l'acquitter de son devoir-è
Bien promptement, l'a confessé,
Pour la seule fin de l'administrer.

[...] (incomplet)
[...]
La pauvre femme
Elle est morte dans tous les tourments.

Qu'en a composé la complainte
C'est une vieille du canton.
Étant d'une grande compassion
De voir une chose si terrible
Elle a pas pu s'en empêcher
Une complainte a composée.

Source : E.-Z. Massicotte, Bulletin des recherches historiques, vol. 28, 1921, p. 181-183. Massicotte rapporte une autre version de la chanson dans ces mêmes pages. Elle diffère très peu de celle-ci.

Pour écouter l’enregistrement de cette complainte : Archives de folklore de l’Université Laval, collection MN nos 3134 et 3139. Ces deux versions proviennent de la Collection du Musée national de l'Homme à Ottawa [maintenant le Musée des civilisations] et ont été enregistrées il y a très longtemps avec comme résultat une qualité sonore très mauvaise.

Commentaires :

- à l’évidence, cette tragédie à touché et avec raison la population de St-Narcisse;
- le seul fait que le curé ait rédigé une note dans l’acte de sépulture de la mère et expliquant les circonstances de ces quatre décès en succession en témoigne;
- noter que ces quatre décès ne sont pas survenus le même jour; l’incendie a eu lieu le 23 mars et a causé la morts du fils; sa mère est décédée le lendemain, et deux filles le surlendemain; on peut s’imaginer les souffrances endurées par les victimes, ce qui explique la référence dans le texte de la complainte;
- la complainte est une chanson formée de nombreux couplets et dont le sujet est le plus souvent sombre voire tragique; elle met en scène les épreuves d’un personnage dont l’adversité et l’infortune tournent au drame.
Nos remerciements à Guy Parent pour avoir porté ces informations à notre attention; Célina Cossette est la première épouse de son arrière-grand-père.


[Summary :

The death of a mother and his three children in St-Narcisse, Québec give birth to a lament.]

jeudi 20 novembre 2008

Étouffée et à moitié brûlée par le feu

Les registres de la paroisse St-Antoine de Pade de Longueuil pour le 23 juillet 1754 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S 25 de M amable gélineau

L’an de n.s. mil sept cent cinquante et quatre et le vingt trois juillet a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Marie amable gelineau, decedee d’hyer agée d’environ dix neuf ans epouse de antoine Bouthiller Laquelle a été trouvé à la grosse roche dans le chemin de chamblye étouffée et le corps a moitié brulé par le feu. en presence de daniel gelineau et Marguerite patenaude ses pere et mere de charles ? Francois ? et de plusieurs autres parens et amis qui ne signent

J. isambetrt p.c. de longueuil».


De tout temps, le feu a été un danger constant pour la population avec parfois des conséquences atroces pour les victimes. Noter l’âge de cette jeune épouse.


[Summary :

The church record for a young lady burnt to death in Longueuil, Québec.]

mercredi 19 novembre 2008

Les professions de François-Xavier «Cayouette»

Déterminer la profession de certains de nos ancêtres peut s’avérer une tâche malaisée.

Dans le cas de François-Xavier «Cayouette», les documents font mention de trois professions différentes.

Tout d'abord, le 10 avril 1781, le 1er juillet 1782, le 1er décembre 1782 et le 13 septembre 1783, il est dit «négociant» ou «marchand». Par ailleurs et par deux fois, soit le 29 mars 1799 et le 4 septembre 1807, on le décrit comme un «cultivateur». Enfin, entre le 29 mai 1800 et le 17 février 1817, on a fait état à dix-sept reprises de sa profession de «cordonnier».

Sa profession a donc varié au cours de sa vie active. Il est même possible qu'il ait pu exercer ces professions en même temps, et ce durant plusieurs années.

Une telle situation n’était pas inhabituelle à cette époque ou avant; il faut placer cela dans son contexte : des gens vivant dans des communautés peu nombreuses et souvent éloignées où se servir de plusieurs habiletés constituait une garantie de survie sinon un atout.


[Summary :

The occupations of François-Xavier «Cayouette».]

mardi 18 novembre 2008

Un constat brutal et un défi à relever

Récemment, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a mis en ligne son Rapport annuel 2007-2008.

La lecture d’un tel document n’est pas des plus captivantes même si la facture de ce dernier est réussie et agréable à l’œil.

La section qui porte sur les archives se trouve aux pages 58 à 63. À la page 61, on peut notamment y lire :

«En 2007-2008, les neuf centres d’archives de BAnQ (voir tableau 17) ont reçu 48 081 visites de chercheurs, ce qui constitue une diminution de fréquentation d’environ 10 % par rapport à l’an dernier


Commentaires :

- le constat est brutal : le public déserte les salles de consultation et à un rythme élevé;
- il est quelque peu étonnant que cette situation ne soit pas expliquée et, surtout, que l’on soit complètement muet sur les mesures qui seront envisagées ou mises en place pour y remédier;
- les personnes qui fréquentent ces salles de consultation s’y rendent pour la généalogie et l’histoire de famille; ces dernières son en droit de savoir ce qui les attend à ce chapitre;
- le tableau 17 [page 88] ne comporte qu’une seule donnée; à l’évidence, une façon de faire à éviter et à ne pas répéter.

[Summary :

Some thoughts on the 2007-2008 annual report of BAnQ.]

lundi 17 novembre 2008

Née à Manchester, décédée à Montréal et inhumée à Lauzon

Les registres de la paroisse St-Joseph-de Lévy de Lauzon pour le 10 avril 1906 font état de l’acte de sépulture suivant :

«+ S. 33. M. Arline Robitaille En religion Mre de la Présentation

Le dix avril mil neuf cent six, nous soussigné aumônier du Couvent Jésus-Marie, avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Marie-Arline Robitaille, en religion Mère Marie de la Présentation, née à Manchester, Etat du New Hampshire, du légitime mariage de Noël Robitaille et de Arline Pinard, décédée à Montréal l’avant veille à l’âge de trente ans. Présents à l’inhumation Herménégilde Bourassa, Joseph Edouard Paquet et autres soussignés avec nous. Lecture faite.
Herm Bourassa Octave Mercier Jos E Paquet J B DeCazes Chs Leclerc ptre
».

Cet exemple illustre que le retour au Québec de certains Franco Américains a touché les communautés religieuses au même titre que les autres citoyens.

Si on excepte l’aumônier, noter l’absence de représentant de ce couvent à l’inhumation, une situation inhabituelle pour les inhumations de religieuses dans cette paroisse.


[Summary :

The church record for the burying of a nun born in the United States, died in Montréal and buried in Lauzon, Québec.]

dimanche 16 novembre 2008

La source Immigrants pour le Canada

Depuis peu, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a mis en ligne une base de données sur les Immigrants pour le Canada [Immigrants to Canada].

Cette base de données concernent quelques listes de passagers arrivés au Canada avant 1865. Elle comprend 23 482 entrés pour la période comprise entre 1750 et 1854.

Les informations sur chaque occurrence sont : le nom, l’âge, le port d’embarquement, des renseignements additionnels; s’ajoutent à cela les informations sur la localisation du document : soit le titre du document, le titre du fonds, la référence, et la page.

Cette source constitue une belle illustration de la difficulté de trouver de l’information sur la problématique des listes de passagers.


[Summary :

Some lists of passengers for ships carrying immigrants to North America.]

samedi 15 novembre 2008

«Décédée dans les Etats-Unis»

Les registres de la paroisse de St-Tite pour le 19 mars 1886 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S. 17 Marie Provencher

Le dix neuf mars mil huit cent quatre vingt six, nous prêtre vicaire, soussigné avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Marie décédée le seize du courant à l’âge de quarante ans dans les Etats-Unis épouse de David Deshaies cultivateur de cette paroisse. Témoins Ludger Tourigny et Constant Pronovost qui ont déclaré ne savoir signer.
Léon Lamothe Ptre
».
Identifier le lieu exact de ce décès constitue un défi de taille qui exigera de mener une recherche dans les sources américaines. La consultation du recensement américain de 1880 permettra peut-être de connaître son lieu de résidence.

Noter que le patronyme de la défunte n’est pas indiqué dans le texte de l’acte.


[Summary :

The church record for the buring in St-Tite, Québec, of a lady died in the United States.]

vendredi 14 novembre 2008

Les signatures de François-Xavier «Cayouette»

Ce fils de Gilles Caillouet se distingue des autres descendants par son prénom, sa signature, son patronyme et les nombreuses variantes recensées.

Tout d'abord, le prénom utilisé dans sa signature est toujours le même, soit «François», écrit parfois «Fra Cois» ou «frain cois». Laplupart du temps, le «f» initial est écrit en minuscule, parfois en majuscule. De plus, les deux syllables de son prénom sont parfois très espacées et le «c» a été formé comme une majuscule, ce qui donne les variations suivantes: «francois», «Francois», «fran cois» et «fran Cois».

Son patronyme révèle une toute autre situation. Nous avons recensé quinze variations de son patronyme pour sa signature entre 1779 et 1795, soit une période de seize ans! Ces variations sont : Caillete; Cailloyt; Cailloyte (point sur le y); Cailloyte (tréma sur le y); Coilloit; Coilloite; Coïlloite; Coilloiyte (tréma sur le y); Coilloyte; Coilloyte (point sur le y); Coilloyte (tréma sur le y); Coïlloyte (point sur le y); Coillte; Coillyte (point sur le y); Coylloite (point sur le y).

Plusieurs de ces variations comprennent un point ou un tréma, et parfois les deux. Onze de ces quinze variations se rapprochent du phonème «Koilloite», très différent de celui du patronyme utilisé par son père, ses frères et, plus tard, ses enfants.

Cette situation soulève de nombreuses interrogations et on ne sait comment l'expliquer, surtout que, dans plusieurs des actes religieux ou notariaux concernés, les graphies «Caillouet», «Caillouette» et même «Cayouette» sont utilisées.

Tout comme pour sa signature, la graphie de son patronyme a donné lieu à un grand nombre de variations, dont certaines sont uniques. Nous avons recensé une liste des 53 variations qui ont été utilisées à son endroit et celui de ses enfants. Encore là, on y remarque l'utilisation du point et du tréma, parfois en même temps.

Il faut surtout noter l'apparition du «y», qui a donnée naissance à la graphie «Cayouette», la plus usitée au Québec actuellement pour les descendants de Gilles Caillouet. Pour des raisons pratiques, nous avons choisi cette variation, placée entre guillemets, pour identifier ce descendant dans nos recherches. Les nombreuses variations de son prénom,de son patronyme et de sa signature nous ont obligé à faire un choix.


[Summary :

The variations of the first name, the last name and the signing of François-Xavier «Cayouette».]

jeudi 13 novembre 2008

Des annuaires canadiens sur Ancestry.ca

Depuis peu, le site payant Ancestry.ca a mis en ligne une collection d‘annuaires canadiens sous le titre Annuaires des régions et villes canadiennes, 1819 à 1899 [Canadian City and Area Directories, 1819-1899].

L’intérêt de consulter un annuaire tient surtout à la possibilité de localiser une personne (en autant qu’elle y soit mentionnée) pour une année différente de celle de la tenue d’un recensement. Malheureusement, de tels annuaires ne sont la plupart du temps disponibles que pour les villes les plus populeuses.

Cette série d’annuaires est pour le moins surtitrée. Pour le Québec, on n’y trouve des annuaires que pour les villes de Montréal et Québec et seulement pour certaines années.

Tout internaute chercheur serait avisé de consulter d’autres annuaires disponibles en ligne et gratuitement. Pensons aux annuaires Lovell de Montréal et sa banlieue (1842-1899) sur le Portail de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) de même que la série Annuaires Canadiens sur le site de Bibliothèque et Archives Canada (BAC).


[Summary :

Some canadian directories on Ancestry.ca.]

mercredi 12 novembre 2008

L’accessibilité et l’indexation des recensements canadiens

Un communiqué de presse émis le 11 novembre 2008 annonce une l’accessibilité complète en ligne [au cours de l’année 2009] et indexés aux recensements du Canada.

L’entente a été conclue entre le site Ancestry.ca et FamilySearch. Les recensements concernés couvrent les années 1851 à 1916.

Il faut comprendre que, à terme, l’index disponible sera celui produit par FamilySearch, une garantie d’une meilleure qualité que celle que nous a fait connaître Ancestry.ca jusqu’ici. Par ailleurs, l’accessibilité sera payante sur le site Ancestry.ca [avec une augmentation ?] et les index [mais pas toutes les images] seront accessibles au public sur FamilySearch : en d’autres termes, une manière différente de faire payer l’internaute.

Il est à noter que ce projet reprend en partie ce qui est déjà disponible en ligne et gratuitement sur le site Automated Genealogy. On y trouve là un index de qualité et les liens vers les images des recensement de 1901, 1906 et 1911. Il y est même possible de diviser l’écran et de voir côte à côte la portion d’un feuillet et l’indexation qui en a été faite. Il est dommage de constater que l’on a volontairement repris ce qui avait déjà réalisé. Un indice de plus du peu de considération que ces deux organisations portent aux bénévoles.


[Summary :

Some comments on an initiative to digitize and index existing Canadian census.]

mardi 11 novembre 2008

Le corps d’un officier trouvé flottant à la dérive

Les registres de la paroisse St-Antoine de Pades de Longueuil pour le 1er juin 1760 font état de l’acte de sépulture suivant :

«Mr. de Langis

L’an de N. S. mil sept cent soixante et le premier de juin a été inhumé dans l’église de cette paroisse le cors de défunt m ….. de Langis officier du détachement de la marine qui s’est noyé quelque temps après qui a été trouvé à la dérive visavis de cette paroisse agé de …… En presence de J. Bte Delierre d’Etienne Pattenotre et d’un nombre considérable de fidèles qui ne signent.
J isambart curé de longueuil
».

Noter la façon particulière utilisée pour indiquer qu’une information est manquante. Le statut d’officier du défunt explique vraisemblablement son inhumation dans l’église de la paroisse.


[Summary :

The church record for the burying of an officer in the church of Longueuil, Québec.]

lundi 10 novembre 2008

Une initiative de Bibliothèque et Archives Canada

Depuis le 30 octobre 2008, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a mis en ligne sur Flickr une sélection d’images numériques en lien avec le patrimoine documentaire canado-irlandais. Un communiqué de presse fait état des modalités de ce projet.

Un des objectifs vise à explorer de nouvelles façons d’améliorer l’accès au patrimoine documentaire. Notons que la NARA a déjà fait de même avec une série de photos aux États-Unis.

Une telle expérience est-elle possible au Québec? À Bibliothèque et archives nationales du Québec (BAnQ) de répondre.

Pour notre part, nous estimons qu’il vaut la peine de tenter l’expérience pour mettre en lumière les possibilités et les limites d’une telle façon de faire. Il en ressortira notamment qu’elle est davantage adaptée à des images (photographie, carte…) qu’à des documents.


[Summary :

An interactive image collection from BAC on Flickr.com]

dimanche 9 novembre 2008

Les parents de François-Xavier «Cayouette»

Ce message s’inscrit dans la foulée de celui publié le 15 novembre 2008.

Les informations pertinentes sur les parents de ce descendant se trouvent dans l’acte de son premier mariage avec Marie Joseph Chamberlang, le 15 janvier 1781, dans la paroisse de St-Louis de Kamouraska :

«Lan mil sept cent quatre vingt un le quinze du mois de janvier après avoir publié trois bans de mariage aux prones des messes paroissiales de cette église pendant trois dimanches consécutif entre francois Caillaoet, fils dantoine caillouet et de Marie Magdeleine metot ses pere et mere demeurante à la bay des chaleur d'une part, et de marie joseph chamberlang fille de feu simon chamberlang et de défunte marie judith paradis ses père et mère de cette paroisse d'autre part et ne sestant trouvé aucun empechement de mariage par moi pr curé de la paroisse de St Louis de Kamouraska ait reçu leurs mutuelle consentement de mariage et leurs ait donné la bénédiction nuptial avec toutes les ceremonie accoutumée par notre mère la ste église présence de MM pierre voisine, joseph paradis, philippe voisine, André deborbrille (?), joseph
paradis, joseph roy, joseph chamberlang, jean Chamberlant tous parent et ami qui
suivant lord.
Fran Cois Coilloite mar joset chamberlant
P. voisinne pierre voisinne Trutault, ptre
».
La mention de ses parents, et particulièrement leur prénom, soulève des interrogations. Une vérification exhaustive dans les registres disponibles montre qu’un seul mariage entre un Caillouet et une Méthot est survenu au Québec à cette époque, soit celui de Gilles Caillouet et de Marie-Anne Méthot. De plus, ce dernier couple réside alors à Bonaventure, ce qui est conforme à la mention dans l’acte que les père et mère du marié résident à la Baie des Chaleurs.

Par ailleurs, comment expliquer la différence de prénom, Antoine pour Gilles et Marie Magdelaine pour Marie Anne? Pour nous, la piètre tenue des registres de la paroisse St-Louis de Kamouraska par le curé Joseph-Amable Trutault de Kamouraska doit être prise en compte [voir l'ouvrage de Pauline Bélanger et Yves Landry. Inventaire des registres paroissiaux catholiques du Québec, 1621-1876. Montréal, Presses de l'Université de Montréal, 1990, p. 109.]. Il suffit de parcourir les registres tenus par ce dernier pour constater que les erreurs foisonnent : notamment, des actes ne sont pas placés en ordre chronologique, et des noms et des prénoms ont été modifiés. À titre d’exemple, François-Xavier «Cayouette» y a été prénommé «François», «Jean François», «Jean-Baptiste» et «François-Xavier».

Un autre indice qui conforte le nom des parents de François-Xavier tient à sa signature à titre de parrain, le 11 juin 1779, dans les registres de la paroisse Notre-Dame de Québec, au baptême de sa nièce Geneviève Méthot, fille de Joseph Méthot et de Louise Chartré.


[Summary :

The information about the parents of François-Xavier «Cayouette».]

samedi 8 novembre 2008

Un «miroir aux alouettes»?

Depuis peu, le site payant Ancestry.ca a mis en ligne la base de données Soldats canadiens de la Première Guerre Mondiale, 1914-1918 [Canadian Soldiers of World War I, 1914-1918].

Elle contient un index des documents d’attestation des hommes enrôlés dans le Corps expéditionnaire canadien (CEC).

Cette base de données est déjà disponible en ligne sur le site du Centre canadien de généalogie sous le titre Soldats de la Première Guerre mondiale.

Cette dernière base de données est même plus complète en ce qu’elle contient les mêmes informations que la précédente et les coordonnées des dossiers de d’autres personnes.

On ne peut demander à un site payant d’informer les internautes qu’une de ses bases de données est disponible sans frais ailleurs. Par ailleurs, les chercheurs sont en droit de s’attendre que leur société de généalogie les informent d’une telle situation.


[Summary :

The same database in available online on a paid and an free website.]

vendredi 7 novembre 2008

«C'est moi qui l'ay nommé»

Les registres de la paroisse de St-François du Lac pour le 10 mars 1709 font état de l’acte de baptême suivant :

«le10 Mars

Je Jean Loyard Prêtre de la Compagnie de Jesus faisant les fonctions de Curé dans la paroisse de St. François ay supplée les céremonies du baptême à Jean Baptiste Xavier Chateauvieux fils de Pierre Chateauvieux et de Marie Jeanne Maigrans. Je l’avais ondoyé le 5e de février qui fut le jour de sa naissance. C’est moy qui l’ay nommé. La marraine a esté Madame Joyel
. »

Commentaires :

- noter la piètre tenue du registre : l’absence de l’année, du nom du parrain et de la signature du prêtre;
- il y a de quoi s’étonner que les parents n’on t pu nommer leur fils plus d’un mois après sa naissance.
[Summary :
The church record for the baptism of a boy in St-François du Lac, Québec.]

jeudi 6 novembre 2008

En quarantaine : la vie et la mort à la Grosse-Île, 1832-1937

Depuis peu , Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a mis en ligne une exposition virtuelle sur le projet mentionné en titre.

Il faut se rappeler que la base de données sur les Immigrants à la Grosse-Île était déjà disponible en ligne sur le site de Parcs Canada [voir notre message du té du 5 octobre 2007].

À cette base de donnés ont été joints des documents divers : des listes de naissances et de décès en mer, des registres d’hospitalisation, des journaux, des lettres de correspondance, des photographies et des cartes.

Le résultat permet de mettre dans un contexte historique plus juste les événements survenus à cette période et qui ont marqué de manière significative la vie de nombreux Irlandais et l‘histoire du Québec et du Canada. Des ajouts intéressants et trop rares sur les sites Internet : les rubriques Ressources pédagogiques et Ressources complémentaires.

Le site est bilingue.


[Summary :

A virtual exibition on life and death on Grosse Île, Québec.]

mercredi 5 novembre 2008

François-Xavier «Cayouette»

La recherche sur les ancêtres génère parfois des difficultés particulières pour certains d’entre eux.. C’est le cas pour François-Xavier «Cayouette»

Ce descendant de Gilles Caillouet est l’ancêtre de la plupart des Cayouette et Caillouette vivant actuellement au Québec sans compter d’autres ailleurs au Canada et aux États-Unis.

Au cours de nos recherches sur la famille, diverses interrogations se sont posées sur cet ancêtre au regard de :

- sa filiation avec Gilles Caillouet
- sa date de naissance
- des variations de son patronyme
- des variations de sa signature
- …
Dans des prochains messages, nous ferons le point sur l’état des connaissances sur ces divers aspects de la vie de cet ancêtre.


[Summary :

Some interrogations about François-Xavier «Cayouette», the ancestor of the most of Cayouette and Caillouette in Québec and elsewhere in Canada or United States]

mardi 4 novembre 2008

La reprise d’un acte de sépulture à Lauzon

Les registres de la paroisse St-Joseph de Lévy de Lauzon pour le 7 mai 1900 font état des actes de sépulture suivants :

«S. 39 Edouard Mercier (82 ans)

Le sept mai mil neuf cent nous prêtre soussigné, avons inhumé dans le cimetière de St-Joseph de Lévis le corps de Edouard Mercier, veuf de Marcelline Roy, décédé dans cette paroisse l’avant veille, agé de quatre vingt deux ans. Furent présents Joseph Bissonnette, Joseph Veilleux, Victor Comeau et plusieurs autres, quelques uns ont signé avec nous. Lecture faite
.».
L’inscription «Acte nul» a été inscrite au travers du texte de cet acte.

L’acte suivant se lit comme suit :

«S. 39 Edouard Mercier (82 ans)

Le sept mai mil neuf cent nous prêtre soussigné, avons inhumé dans le cimetière de S. Joseph de Lévis le corps de Edouard Mercier, veuf de Marcelline Roy, décédé dans cette paroisse l’avant veille, agé de quatre vingt deux ans. Furent présents Joseph Bissonnet, Joseph Veilleux, Casimir Bourassa, Victor Comeau François Bourassa et plusieurs autres, quelques uns ont signé avec nous. Lecture faite.
Michel ? Frs Bourassa Louis Carrier Casimir Bourassa J.B. Guay Romuald Carrier Armand Proulx ptre
».
La présence d’un acte nul suscite toujours des interrogations sur son origine. Dans ce cas-ci, l’erreur semble s’expliquer par le fait que l’officiant n’a pu identifier correctement dans le premier projet d’acte quelques unes des personnes présentes à la sépulture.


[Summary :

The church record for the burying of a man in Lauzon, Québec.]

lundi 3 novembre 2008

La transformation du site FamilySearch

Ces derniers temps, le site des Mormons a connu des modifications importantes qui reflètent notamment les importants développements que ces derniers sont en train de mettre en oeuvre [voir le message publié le 9 juin 2008 et intitulé Des développements technologiques chez les Mormons].

Ces transformations se sont également traduites dans l’allure de leur site Internet qui est maintenant simplement appelé FamilySearch.

Commentaires :

- la page d’accueil est d’une grande sobriété, une réussite étonnante pour celui qui connaît la richesse du contenu derrière;
- la rubrique la plus intéressante est Search Records et ses sous rubriques Advanced Search et Record Search pilot;
- des rubriques d’aide sont également présentes; par ailleurs, le texte de plusieurs d’entre elles aurait besoin d’une sérieuse mise à jour;
- l’intégration notamment des nombreux projets d’indexation de sources a été une opération réussie;
- la version française de ce site pourtant déjà annoncée se fait toujours attendre;
- un texte faisant état des transformations effectuées ou à venir aurait été utile pour mieux apprécier et s’approprier ces changements;
- un exemple à suivre de près ou à s’inspirer pour les organisations qui vivent ou auront à vivre une semblable expérience.
Bref et à l’évidence, un site à inscrire ou à conserver parmi ses signets pour tout chercheur.

[Summary :

The recent transformations of the website FamilySearch.]

dimanche 2 novembre 2008

Sanctifié par son curé

Les registres de la paroisse Ste-Trinité de Cntrecoeur pour le 27 janvier 1910 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S 4 Gaudet, Léon (dit Léonce)

Le vingt sept janvier, mil neuf cent dix, Nous, prêtre, curé soussigné, avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le cors de Léon (dit Léonce) Gaudet, décédé le vingt cinq de ce mois, à l’âge de seize ans, et neuf mois, fils légitime de Arthur Gaudet, cultivateur, et de Marie Louise Lamoureux, de cette paroisse. Étaient présents : Arthur Gaudet, père du défunt, et Joseph Gaudet, son frère, lesquels ainsi que d’autres parents ont signé avec nous. Lecture faite.
Arthur Gaudet Joseph Gaudette Frédéric Lamoureux Mathias Lamoureux ? Gaudette Jean Ducharme Ptre curé
».

Dana la marge au regard de cet acte, on peut lire l’inscription suivante :

«N.B. Ce jeune homme, ayant mené une vie des plus édifiantes, la termina par un acte de charité héroïque, tel que marqué dans l’écriture Sainte. Il donna à Dieu en sacrifice, sa vie, pour la guérison et la santé de son curé. Ayant fait ce sacrifice au pied des autels pendant la sainte messe, le dimanche, il tomba malade, le soir, et mourut, comme un saint, le mardi soir à 10 heures. Sans anticiper les jugements de notre Mère la Sainte Église, je le regarde comme un saint.
J. Ducharme pcuré
».

Il y a lieu de noter que le rédacteur de cette note était manifestement en «conflit d’intérêt».

[Summary :

The church record for the burying of a young man in Contrecoeur, Québec.]

samedi 1 novembre 2008

Croiser l’information en provenance de sources différentes

Les registres de la paroisse St-Joseph de la Pointe de Lévy de Lauzon pour le 24 décembre 1899 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S 79 David Carrier

Le vingt quatre Décembre mil huit cent quatre vingt dix-neuf, nous prêtre soussigné, avons inhumé dans le cimetière de S . Joseph de Lévis, le corps de David Carrier, époux de Rosalie Boisvert, décédé le vingt et un du courant à l’Hôpital-Général de Québec, âgé de soixante dix-sept ans. Furent présents Louis Moore, Pierre Lemieux, Damase Couture, Charles Carrier et plusieurs autres, quelques uns ont signé avec nous. Lecture faite.
David Brochu David Couture Louis Poiré Charles Carrier ? Moisan Ludger Martin Ludger Picher ptre
».
La mention dans l’acte de son décès à l’Hôpital Général de Québec permet de vérifier dans les registres des malades de cet établissement et de lire l’entrée suivante :

«Est entré David Carrier, âgé de 76 ans, charretier de St Joseph de Lévis, époux de Rosalie Boisvert. Entrée : 7 avril 1899. Décès : 21 décembre 1899


Un tel croisement de l’information permet généralement d’enrichir l’information originale (dans ce cas-ci, la profession et la date d’entrée dans cet Hôpital). Une pratique à mettre en application à chaque fois que l’occasion se présente.


[Summary :

The benefits from crossing data from differents sources.]

vendredi 31 octobre 2008

Le site de l’American-French Genealogical Society

Basée à Woonsocket au Rhode Island, cette société de généalogie se décrit comme «A genealogical & historical organization for French-Canadian researhch».

Leur site Internet comprend notamment une rubrique «Members E-Mail» qui est de loin la plus utile pour un chercheur. Elle comprend le nom du chercheur, son adresse courriel, sa ville de résidence, et la listes des patronymes qui font l’objet de ses recherches.

La meilleure façon d’exploiter cette liste est d’entrer en communication par courriel avec le chercheur concerné par un patronyme ou résidant à proximité du lieu où un événement s’est produit. Ce dernier peut s’avérer une personne ressource inestimable pour vérifier si une information existe ou si elle est s accessible,

Ne pas oublier qu’une telle démarche est nettement plus productive lorsque l’on offre de faire de la «réciprocité» dans les bases de données du Québec : une façon parmi d’autres de tirer profit de l’univers des chercheurs .

[Summary :

The website of the American-French Genealogical Society.]

jeudi 30 octobre 2008

Marie-Scholastique Caillouette

Les registres de Bonaventure font état en date du 5 juin 1814 de l’acte de baptême suivant :

«Le Cinq juin mil huit cent quatorze par nous prêtre Missionnaire Soussigné a été baptisée Marie Scholastique née hier du légitime mariage de Henri joseph Caillouët cultivateur de Bonaventure et de Anne Elisabeth Robichaux. Parain Louis Bourdage. Maraine Rose Caillouët qui avec le père n'ont sçu signer.
Al Leclerc Ptr
».

L'acte de sépulture de cette fille qui est le dernier enfant de ce couple n'a pas été retrouvé. Noter la graphie utilisée pour le patronyme.

Cette fille fait partie de la troisième génération des descendants de Gilles Caillouet.


[Summary :

The church record of the baptism of Marie-Scholastique Caillouette in Bonaventure, Québec.]

mercredi 29 octobre 2008

Un pilote décédé à Chicago et inhumé à Lauzon

Les registres de la paroisse St-Joseph de Lévy de Lauzon pour le 14 février 1881 font état de l’acte de sépulture suivant :

«Sep Damien Boulanger

Le quatorze Février mil huit cent quatre vingt-un ,nous prêtre, soussigné, avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Damien Boulanger, pilote, décédé à Chicago, Etats Unis, le huit du présent mis à l’âge de soixante et sept ans, époux de Anastasie Laflamme. Présents Eugène D. Boulanger, Thomas Boulanger, J. P. Boulanger, Bernard Laflamme soussignés et plusieurs autre qui n’ont signé.
Eug D Boulanger Bernard Laflamme T J Boulanger J. P. Boulanger Cyr. Noêl ptre
».
Un exemple de plus illustrant la diversité des liens entre le Québec et les États-Unis au fil du temps. Dans ce cas-ci, il serait intéressant de connaître si ce pilote était à Chicago chez des parents ou dans l’exercice de son métier.


[Summary :

The church record for the burying of a pilot died in Chicago and buried in Lauzon, Québec.]

mardi 28 octobre 2008

SOS Généalogie La Généalogie près de vous

Cinq généalogistes professionnels en France ont mis sur pied le concept SOS Généalogie.

L’idée est de proposer aide et accompagnement à un chercheur bloqué dans ses recherches la plupart du temps par manque de technique ou par défaut de méthode.

Cette démarche originale se fait au moyen d’une gamme de services personnalisés i.e. par conversation téléphonique (au coût de 0,34 euros la minute), l’envoi d’une «feuille de route» ou plan de recherche ou même la confection d’une l’histoire d’une famille.

Est-il réaliste de penser implanter une telle initiative au Québec?

Certains de ces services peuvent être ou sont déjà fournis par une société de généalogie ou des experts privés; par ailleurs, ils sont peu connus du grand public. Ce qui est particulier tient à l’existence d’un service téléphonique payant disponible six jours par semaine.

La Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG) et les sociétés qui s’interrogent sur la façon de faire rayonner leurs services devraient jeter un coup d’œil sur cette initiative et soupeser s’il serait de leur intérêt de s’en inspirer en l’adaptant au besoin.


[Summary :

A special and customised help service for genealogy researchers in France.]

lundi 27 octobre 2008

Une autre base de données sur le Cook County en Illinois

Depuis peu, le Clerk of Circuit Court du Cook County en Illinois aux États-Unis a mis en ligne une base de données portant sur des documents relatifs à la naturalisation.

L’information porte sur plus de 500 000 pétitions dont plus de 400 000 sont des Declarations of Intention; elle couvre les années 1871-1929.

La recherche par patronyme est possible et, pour chacune des occurrences, on trouve le nom de la personne, sa date de naissance, le nom de la ville et du pays où elle est née et l’occupation.

Une source d’intérêt pour les cas d’immigrants et aussi par le fait que la ville de Chicago est située dans ce county.


[Summary :

An online database on Naturalization Declarations of Intention in Cook County, Illinois.]

dimanche 26 octobre 2008

Marie-Marthe Caillouette

Les registres de la paroisse de Bonaventure font état des actes de baptême et de sépulture suivants :

«Le Dix Decembre de lan mil huit cent neuf, je Pretre Sousigné ai baptisé Marie la fille legitime de Joseph Calouet et de Elisabeth Robichau. Le parain est Nicholas la mareine Ursule Calouet qui ont declaré ne scavoir signer.
H.J. Fitzsimmons ptre
».

Elle se mariera à Bonaventure, le 7 janvier 1833, avec Félix Bernard, fils de Jean et de Marie-Osite Babin.

«Le vingt cinq mai mil huit cent soixante quatorze, Nous Prêtre sousigné, curé de cette paroisse, avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Marie Caillouette, épouse de Felix Bernard, décédée l'avant veille en cette paroisse, âgée de soixante sept ans. Présents Ambroise Gauthier et Jean Pierre Arsenault soussignés avec nous.

J.P. Arsenault Ambroise Gauthier P.N. Thivierge Ptre».



Marie-Marthe Caillouette fait partie de la troisième génération des descendants de Gilles Caillouet.


[Summary :

Church records pertaining to Marie-Marthe Caillouette in Bonaventure, Québec.]