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mardi 13 mai 2014

Quelle raison justifie cette dispense de trois bans de mariage ?

Les registres de la paroisse de Saint-Éleuthère pour le 5 novembre 1878 font état de l'acte de mariage suivant : 

«M. 1   Cyr Nadeau et Mathilde Michaud 

Le cinq novembre, mil huit cent soixante dix huit, vu la dispense de trois bans de mariage accordée par nous, entre Cyr Nadeau cultivateur fils majeur de Joseph Nadeau de la Mission dite actuellement de la Rivière Bleue, dans le diocèse de Rimouski et de Chrystine Cyr d'une part; et Mathilde Michaud fille aussi majeure de feu Fabien Michaud et de Angélique Levasseur d'autre part; aucun empêchement n'etant manifesté, mous prêtre dûment autorisé par l’ordinaire pour exercer le Saint Ministère dans le diocèse de Rimouski et y accorder des dispenses, avons reçu leur mutuel consentement de mariage dans le lieu de leur résidence et leur avons donné la bénédiction nuptiale en présence du père et de la mère, des frères et soeurs des époux qui ainsi que les époux n'ont su signer.
Ed. Roy ptre». 

Les dispenses de trois bans de mariage ne sont pas très fréquentes dans les registres en raison entre autres choses de leur coût. Elles sont accordées notamment lorsque les époux ont déjà été mariés ou en raison d'une situation exceptionnelle tel le fait que l'épouse est enceinte. Dans le cas présent, le fait que le mariage a été célébré dans un lieu qualifié de mission par l'église est possiblement le facteur principal.
  

[Summary :
The church record for a  marriage in Saint-Éleuthère, Québec.]

jeudi 1 mai 2014

Une dispense d'affinité du premier au premier degré

Les registres de la paroisse Sainte-Madeleine du Cap-de-la-Madeleine pour le 19 septembre 1899 font état de l'acte de mariage suivant : 

«M 9   Joseph Dufour et Eugénie Sergerie

Le dis neuf septembre mil huit cent quatre vingt dix neuf après la publication d'un ban de mariage faite sans opposition quelconque au prône de notre messe paroissiale, ainsi qu'au prône de la messe de paroisse des Trois-Rivières, comme il appert par le certificat de Mr le Chanoine Charles Beaudet, curé de la dite paroisse, entre Joseph Dufour, journalier veuf de Marie Sergerie, des Trois Rivières, d'une part; et Eugénie Sergerie, fille mineure de Georges Sergerie, journalier et de Marie Francoeur, de cette paroisse, d'autre part; ne s'étant découvert aucun autre empêchement que celui du premier au premier degré d'affinité, dont dispense a été obtenue du St. Siège, par un rescrit en date du 11 juillet 1899, vu la dispense de deux bans accordée par Sa Grandeur Monseigneur F.X. Cloutier, Evêque des Trois-Rivières, vu aussi le consentement des parents de l'épouse, nous, curé soussigné, avons reçu le mutuel consentement de mariage des parties contractantes susdites, les avons mariées suivant les lois et usages de la sainte Église Romaine, Notre Mère, et leur avons donné la bénédiction nuptiale en présence de Amable Sergerie et de Georges Sergerie, père de l'épouse, lesquels ont déclaré  ne savoir signer. Lecture faite. L'épouse a signé avec nous.
Eugenie Sergerie        L.E. Duguay curé». 

La dispense s'impose comme l'époux épouse la soeur de sa femme décédée; il s'était marié avec cette dernière le 4 septembre 1894 dans la même paroisse. Pour mémoire, un rescrit ecclésiastique est la forme sous laquelle est accordée une dispense.
 

[Summary :
The church record for a marriage in Cap-de-la-Madeleine, Québec.]

mercredi 19 mars 2014

Refusé par les Jésuites

Les registres de la paroisse Notre-Dame de Québec pour le 15 février 1716 font état de l'acte de mariage suivant : 

«M   Charles deblé et Marie Catherine Jorrian 

Le 15e. fevrier 1716 sur la dispense des trois bans de mariage accordée par Monseigneur L'Evêque le jour precedent entre le Sr. Charles deblé, fils de jean de Blé et d'Elizabeth lesdard ses pere et mere de la paroisse de St. Etienne de Cäen Eveché de Bayeux d'une part, et Marie Catherine Jorian veuve de feû Nicolas Bonhomme de cette paroisse d'autre part, et vue le refus du Rev. Germain Superieur des Jesuites de cette ville de recevoir led. deblée en sa compagnie pour Religieux, par billet de ce jour, Je soussigné prêtre vicaire de lad. paroisse de Québec , Chanoine de la Catedrale, aïant pris leur mutuel consentement les ay mariez et leur ay donné la benediction nuptiale en presence de leurs parens et temoins soussignes, le tout selon la formule prescrite par notre Ste. Eglise.
Charles deblée       marie catherine jorian       Toussaint Capse?       andre jorrian       Le franc       theres minet       Goulvin Calvarin ptre». 

En raison des circonstances, l'épouse a de quoi s'interroger sur les raisons de son futur de l'épouser. Noter la dispense de publication des trois bans de mariage et le refus des Jésuites de l'accepter dans leurs rangs et qui a fait l'objet d'un billet écrit.
 

[Summary :
The church record for a marriage in Québec, Québec.]

dimanche 18 mars 2012

Une dispense de consanguinité au degré prohibé

Les registres de la paroisse Saint-Pierre de Sorel pour le 12 octobre 1761 font état de l'acte de mariage suivant :  

«Mar. 

Le douze octobre mil sept cent soixante et un après la publication de trois bans de mariage fait au prône de nos messes de paroisse par trois dimanches consécutifs, entre jean-Baptiste Letendre fils de jean-Baptiste Letendre et Marie Jeanne hû? ses pere et mere de cette paroisse d'une part, et Marie Magdeleine Cardin fille de pierre Cardin et de defunte Marie Magdelaine Brunnaud ses pere et mere aussi de cette paroisse d'autre part ne s'etant découvert aucun autre empêchement au dit mariage que l'empêchement canonique de consanguinité au degré prohibé dont les parties ont été dispense de Messire Mont-golfier vicaire general du dit diocèse en datte du vingt quatre septembre de cette année, comme il  [registre déchiré] enregistré Nous soussigné curé de sorel avons reçu leur mutuel consentement et leur avons donné la benediction nuptiale suivant la forme prescrite par Notre mère la sainte église catholique apostolique et romaine, et ce en présence de sr.  jacques roque, joseph paul, gabriel désorcy et autres parents et amis de l'epoux, du coté de l'epouse sr. Jean Baudry Mtre chirurgien sr jean b. Chevalier capitaine de milice paul Cournoyer major de milice et plusieurs autres parents et amis de la ditte épouse, lesquels excepté deux témoins soussignés, ont ainsi que les époux déclarés ne scavoir signer de ce requis suivant l'ordonnance lecture faite
Bondry       roque       J. H Lilian curé de Sorel». 

Pour faire oeuvre utile, le chercheur devra préciser le degré de la dispense de consanguinité accordée pour ce mariage.
 

[Summary :   
The church record for a marriage of in Sorel, Québec.]

lundi 23 mai 2011

Et la permission de se marier le jour même

Les registres de la paroisse Sainte-Famille de Boucherville pour le 3 septembre 1724 font état de l'acte de mariage suivant :

«M jean pinart et agnes gautier

L'an de notre Seigneur mil sept cent vingt quatre et le troisieme septembre apres la publication d'un ban et auquel il ne fait aucune opposition faite le meme jour de dimanche et la dispense de deux autres par mr priat grand vicaire et par la permission de m de la goudalie aussi grand vicaire pour marier le meme jour de dimanche apres vepres, je soussigné pretre curé de la paroisse de la ste famille de boucherville ay reçu leur consentement de mariage par paroles de présent de jean pinart agé d'environ 20 ans, fils de défunt Louis pinart et de vivante ursule pepin des trois rivieres et voyageur depuis trois ans, avec agnès gautier agée d'environ 23 ans fille de défunt germain gautier et de jeanne beaucham de boucherville, en présence de pierre pepin cousin dudit pinart, de jean gauthier frere et tuteur de la ditte gautier de joseph laporte, de laurent renault, de loüis gamelin soussignés avec moy et plusieurs autres
jean pinart agnes gautier j pepin joseph laporte L. Renaud Loüis Gamelin Saladin pretre
».

Publier un seul ban de mariage et célébrer ce dernier le même jour justifient amplement la permission accordée. Noter que la cérémonie a eu lieu après les vêpres et que le frère de l'épouse agit à titre de tuteur.


[Summary :
The church record for a marriage in Boucherville, Québec.]

dimanche 1 mai 2011

Pas de dispense payée

Les registres de la paroisse Sainte-Anne de l'Île Calumet pour le 8 mai 1871 font état de l'acte de mariage suivant :

«M. 1 Pas de dispense payé Francois Ladiene et Marie Anne Kearn

Le huit de mai mil huit cent soixante onze sans publication la dispense ayant été accordée en faveur d'une permission spéciale de Monseigneur l'Evêque d'Ottawa entre Francois Ladiene fils majeur de Jerome Ladienne et de Jane Kelly de chatham et Marie Anne Kearn fille majeure de James Kearn et de Rose Harmin? du Portage ne s'étant rencontré aucun empêchement je prêtre soussigné ai béni solonellement leur mariage en présence de John Talan et de James McManus qui n'ont pu signer.
L G Ouellet?
».

La localisation particulière de l'annotation marginale parmi les éléments permettant le repérage cet acte de mariage nous porte à penser qu'elle a été placée là après la rédaction du texte.

Dans le billet publié le 7 mai 2009, une situation analogue à celle décrite ici a été présentée et où le prêtre s'était vu octroyer le pouvoir d'accorder gratuitement une telle dispense.


[Summary :
The church record for a marriage in Île Calumet, Québec.]

vendredi 4 mars 2011

Une dispense de deux bans accordée gratuitement par le curé

Les registres de la paroisse Sainte-Madeleine de Rivière-la-Madeleine pour le 8 août 1883 font état de l'acte de mariage suivant :

«M. 1. Arthur Lisotte et Rébecca Fournier

Le huit août mil huit cent quatre vingt trois, après la publication d'un ban de mariage faite au prône de la messe à la mission à la Magdelaine, entre Arthur Lisotte, cultivateur, domicilié en cette mission, fils majeur de Octave Lisotte, cultivateur, et de défunte Rose Dubé, de cette mission, d'une part; et Rébecca Fournier, domiciliée en cette mission, fille mineure de Florent Fournier, cultivateur, et de Victoire Couture, de cette mission, d'autre part; dispense de deux bans ayant été accordée gratuitement par Nous, en vertu des pouvoirs accordés par nos lettres de mission, ne s'étant découvert aucun empêchement au dit mariage agréé des parents de la partie mineure, Nous, curé du Mont Louis, avons reçu leur consentement mutuel de mariage, et leur avons donné la bénédiction nuptiale en présence de Florent Fournier, père de l'épouse, et de Régule Blanchet, ami des époux lesquels, ainsi que les époux, n'ont su signer. Lecture faite.
N. Gagnon, ptre
».

Un bel exemple de la discrétion d'un curé qui adapte son ministère à une réalité locale.


[Summary :
The church record for a marriage in Rivière-la-Madeleine, Québec.]

vendredi 28 janvier 2011

La dispense de tout parentage possible

Les registres de la paroisse Saint-Jean l'Évangéliste de Nouvelle pour le 26 août 1870 font état de l'acte de mariage suivant :

«M. 7. Théophile Lapointe et Anastasie Loubert.

Le vingt six aout, mil huit cent soixante dix, vu la dispense d'un ban de mariage et vu aussi la dispense de tout parentage possible, n'ayant pu en découvrir de certain, lesquelles dispenses accordées par Messire Nicolas Audet vicaire général de Monseigneur Jean Langevin, évêque de Rimouski en date du vingt août dernier, vu aussi la publication des deux autres bans faite au prône de nos messes paroissiale entre Théophile Lapointe, cultivateur, veuf de Marie Allain, de cette paroisse d'une part; et Anastasie Loubert, veuve de Théophile Lavoie, aussi de cette paroisse d'autre part; ne s'étant découvert aucun empêchement, nous prêtre soussigné, curé de cette paroisse avons reçu leur mutuel consentement de mariage et leur avons donné la bénédiction nuptiale en présence de Pasteur Lapointe, frère de l'époux et de Joseph Lavoie beau-frère et de Abraham Casey ami de l'épouse qui ainsi que les époux ont déclaré ne savoir signer; lecture faite.
F. Auger ptre curé
».

La recherche des ancêtres pour les Acadiens se bute souvent à des difficultés particulières et parfois insurmontables. La solution trouvée par le diocèse dans ce cas est inusitée et, d'un certain point de vue, sans risque. Certains pourraient s'interroger sur le coût exigé pour une telle dispense «omnibus».

Noter que, dans le cas de l'épouse, son nouveau mari porte le même prénom que son défunt mari : de la stabilité assurée de ce point de vue.


[Summary :
About an unusual dispensation in the church record for a marriage in Nouvelle, Québec.]

mardi 22 septembre 2009

Une dispense pour la sainte quarantaine

Les archives de la paroisse Saint-François du Lac pour le 5 mars 1736 font état de l'acte de mariage suivant :

«L'an mil sept cens trente six le cinq de mars apres la publication d'un ban seulement de mariage faite au prone de la messe paroissiale entre Loüis Veronneau fils de Loüis Veronneau et de Margueritte Maugras? ses pere et mere de st. francois d'une part, et Madelaine Pinard fille de feu Loüis Pinard et de Madeleine Renoux ses pere et mere de cette paroisse d'autre part, et ne s'étant trouvé aucun autre empechement legitime, et apres avoir recu de Mr. le Grand Vicaire une dispense pour lévit du troisième degré de parenté, de deux bans, et de la prohibition de la ste. quarantaine, en datte du dix neuf fevrier de la presente année, je soussigné curé de st. francois, les y ay marie prescritte par notre mere ste. Eglise en presence des Sr. Louis Veronneau, Claude Pinard capitaine de milice, Jean. b. laBonté, francois Bibeau, lesquels ont signé aussi bien que les maries Loüis Véronneau et Madeleine Pinard, suivant l'ordonnance. Michel Demers? et Pierre Bibeau lesquels ont déclaré ne scavoir signer de ce interpellez.
J.B. Dugas pretre Veronneau fils magdelen pinard Veronneau Claude Pinard Labonté francois Lan ? G Cartier francois bibeau
».

Peu de gens connaissent le Carême sous cette appellation. Noter la façon de signer du marié et de son père.


[Summary :

The church record for a marriage in Saint-François du Lac, Québec.]

vendredi 5 juin 2009

Une dispense d’affinité et non de parenté

Les registres de la paroisse Notre-Dame de Liesse de la Rivière Ouelle, pour le 14 février 1757 font état de l’acte de mariage suivant :

«M. de Dominique Levesque et Marie Anne Dionne

Le quatorze fevrier mil sept cent cinquante sept après la publication d’un ban de mariage la dispense des deux autres et aussi la dispense de parenté accordée par Monseigneur Leveque entre Dominique Leveque veuf de Dorothee Berubé, fils de Francois Leveque et de Marie Charlotte Aubert de cette paroisse d’une part et de Marie anne Dionne fille de Mtre antoine Dionne et de défunte Marie anne Lizot ses pere et mere de la paroisse de Ste anne d’autre part, ne s’étant decouvert aucun empeschement, je soussigné faisant les fonctions curiales en cette paroisse, apres avoir reçu leur consentement mutuel, leur ay donné la bénédiction nuptiale sous la forme prescrite par notre mere la ste église catholique, apostolique, et romaine en presence de francois et jean Baptiste leveque, antoine Dionne Benjamin Michaut ainsi signé dominique Leveque antoine Dionne Benjamin Michaud
Chevalier ptre
».

À la suite de cet acte, on peut lire l’inscription suivante :

«advenant le cinq may mil sept cinquante sept le doute de la validité de la dispense d’affinité entre Dorothée Berubé femme de Dominique Leveque et Marie anne Dionne seconde femme du dit Leveque en conséquence de la dispense ad majorem ? accordée par Monseigneur Levèque avons recu un nouveau consentement des dittes parties present d’Augustien et isidore Dubé
Chevalier ptre».

Il s’agit d’une réhabilitation du mariage précédent même si l’inscription n’est pas explicite à cet effet. Noter que l’on fait mention d’une dispense de parenté dans l’acte et d’affinité dans l’inscription; il faut comprendre que la première dispense avait été accordée sous le mauvais motif.

Comme l’acte suivant est daté du quinze février, ce registre n’est pas un original mais une copie faite par après.


[Summary :

The church record for a marriage in Rivière Ouelle, Québec.]

vendredi 29 mai 2009

Une dispense du quatre au cinquième degré !

Les registres de la paroisse St-Roch des Aulnaies pour le 27 juillet 1752 font état de l’acte de mariage suivant :

«Mariage de pierre chouinar et de marie francoise pelletier

Lan mil sept cens cinquante deux le vingt septieme de juillet apres la publication de trois bans de mariage entre pierre chouinart fils de pierre chouinart et de defunte genevieve lisot ses pere et mere de la paroisse de S Jean dune part et marie francoise pelletier fille de joseph pelletier et de marie ursule lapierre ses pere et mere de cette paroisse apres que les sus nommes ont eu et obtenu dispense du quatre au cinquieme degre sansquil se soit présenté aucune opposition nous soussigner Dolbec pretre curé missionnaire de Lislette apres avoir recu la permission et sous le bon plaisir de Messire Garault curé de cette paroisse, ay recu leurs mutuels consentemens de mariage et leur ay donné la bénédiction nuptiale, et en présence de Louis chouinart pierre chouinart bernard, et francois pelletier ? et plusieurs autres parents et amis dont quelques uns ont signé avec nous.
piere chouinart bernard peltier francois peltier ? ? Dolbec ptre
».

Normalement, une dispense est requise par l’église catholique jusqu’au quatrième de degré de consanguinité. Une enquête généalogique devra être menée pour vérifier si le curé a erré lors de la rédaction de cet acte de mariage.


[Summary :

The church record for a marriage in St-Roch des Aulnaies, Québec.]

jeudi 7 mai 2009

Une dispense de publication de deux bans accordée gratuitement

Les registres de la paroisse Sainte-Madeleine de Rivière-la-Madeleine pour le 8 août 1883 font état de l’acte de mariage suivant :

«M. 1. Arthur Lisotte et Rebecca Fournier.

Le huit août mil huit cent quatre vingt-trois, après la publication d’un ban de mariage faite au prône de la messe de mission à la Magdelein , entre Arthur Lisotte, cultivateur, domicilié en cette mission, fils majeur de Octave Lisotte, cultivateur, et de défunte Rose Dubé, de cette mission, d’une part, et Rébecca Fournier, domiciliée en cette mission, fille mineure de Florent Fournier, cultivateur, et de Victoire Couture, de cette mission, d’autre part, dispense de deux bans ayant été accordée gratuitement par nous, en vertu des pouvoirs accordés par nos lettres de mission, ne s’étant découvert aucun empêchement au dit mariage, agréé des parents de la partie mineure, nous, curé du Mont Louis, avons reçu leur consentement mutuel de mariage et leur avons donné la bénédiction nuptiale en présence de Florent Fournier, père de l’épouse, et de Régule Blanchet, ami des époux, lesquels, ainsi que les époux, n’ont su signer. Lecture faite.
N. Gagnon ptre
».

Règle générale, une dispense accordée entraîne le paiement d’un montant qui varie selon la nature de la dispense. Le fait que les lettres de mission du prêtre prévoyaient qu’une dispense pouvait être gratuite témoigne du souci de l’église catholique du temps de prendre en compte le contexte difficile avec lequel les résidents de cette mission devaient composer.

Noter la graphie du patronyme «Lisotte» maintenant «Lizotte».


[Summary :

The church record for a marriage in Rivière-la-Madeleine, Québec.]

jeudi 10 mai 2007

Une dispense de mariage obtenue sous pression

Le 15 juin 1840 à Convent en Louisiane (St. James Parish; St-Michel), Jacques Theogene Caillouet, fils de Jacques et de Scolastique Thériot marie Marguerite Emilie Caillouet, fille de Jean Baptiste et de Joséphine Hébert. Ce mariage a été célébré après l’obtention d’une dispense du deuxième au deuxième degré de consanguinité.

Les autorités paroissiales ont reçu des pressions pour émettre cette dispense si l’on se fie à l’extrait ci-dessous qui décrit un échange de courrier contenu dans les archives de la University of Notre Dame tenue par les Jésuites :


«1840 Jun 13
Boué, Father L(ouis)St. Michael, (Louisiana)
To Father
A(uguste) JeanjeanNew Orleans, (Louisiana)
Théogène Caillouet and Marguerite
Caillouet, children of 2 brothers, ask for a dispensation in order to marry. The
girl's Father, Jean B(aptis)i Caillouet, famous for his "high" deed against the
convent, will likely take them to the judge to be married if the dispensation is
refused

Commentaires :

- il est rare de pouvoir avoir accès à un tel document qui précise le contexte d’une décision;
- ce trait de caractère du père de la mariée semble fréquent chez plusieurs descendants de Gilles Caillouet. Plusieurs d’entre savent ce qu’ils veulent.

Les mariés sont membres de la quatrième génération des descendants de Gilles Caillouet.


[Summary :

An extract of a correspondence pertaining to the dispensation of a marriage in Convent, Louisiana. The father’s groom made a case for the dispensation to be given.]